En cas de perte de son emploi, d’une demande de diminution du salaire par l’employeur ou suite à une séparation, il est nécessaire de réagir rapidement en réduisant ses charges et dépenses pour mieux affronter sa baisse de revenus. Il faut ensuite chercher à gagner plus d’argent, en trouvant un nouvel emploi ou via des activités secondaires (petit contrat, services entre particuliers, ventes…). En complément d’une optimisation de son budget, il est aussi possible de profiter d’aides d’État prévues pour les personnes en difficulté après une diminution de leurs ressources financières. Explication en détail ci-dessous des solutions à envisager dans ce cas présent.

  • Ce qu’il faut retenir en résumé :

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    • En cas de baisse de ses ressources financières, un foyer doit identifier ses dépenses non prioritaires pour les supprimer, réduire le coût de ses contrats d’énergie et d’assurance et baisser ses mensualités avec un regroupement de prêts.

    • Pour compenser une perte de revenus, il est possible de vérifier son éligibilité à des aides financières comme les APL, le RSA, l'ARE, l'ASS et la prime d’activité.

    • Une baisse de salaire peut encourager à trouver un nouvel emploi mieux rémunéré, un second job ou à trouver des sources de revenus complémentaires (ventes en ligne, services payés…).

    • Il faut déclarer sur le site des impôts sa baisse de revenus pour baisser son taux de prélèvement à la source.

Comment surmonter une baisse de revenus ?

Illustration sur la perte de salaire

Une baisse de revenus peut survenir à la suite d’un changement de situation professionnelle (licenciement, fin des indemnités chômage, avenant au contrat de travail…) ou personnelle (rupture amoureuse, arrêt maladie prolongé, décès du conjoint…). Voici quelques conseils pour réussir à faire face à cette diminution et aux difficultés financières :

  • répertorier ses dépenses et supprimer celles qui ne sont pas prioritaires ;
  • changer ses contrats d’énergie et d’assurance pour des offres moins chères ;
  • baisser ses mensualités de crédit avec un rachat de crédit ou une modulation ;
  • contacter son assureur pour tenter de faire fonctionner son assurance de prêt immobilier, le cas échéant ;
  • aménager son train de vie ;
  • demander à bénéficier d’aides financières en cas d’éligibilité (RSA, ASS, ARE, AAH, APL…) ;
  • créer de nouvelles sources de revenus (second emploi, vente entre particuliers, petit job, missions d’intérim…) ;
  • rechercher activement un nouvel emploi ou un travail mieux rémunéré.

Quelles aides financières en cas de baisse de revenus ?

Une personne qui subit une diminution de ses revenus mensuels peut bénéficier de divers dispositifs d’aides financières, selon sa situation et certains critères spécifiques. Voici les principaux :

  • l’allocation de retour à l’emploi (ARE) en cas de perte d’emploi ;
  • l’allocation spécifique de solidarité (ASS) pour les personnes en fin de droit à l’ARE ;
  • la prime d’activité, en cas de baisse de la rémunération exigée par l’employeur et de respect du barème d’éligibilité en vigueur ;
  • l’aide personnalisée au logement (APL) si la personne est locataire et ne dépasse pas un plafond de revenus ;
  • le revenu de solidarité active (RSA) pour les personnes sans emploi et sans droit aux indemnités chômage ;
  • l’allocation aux adultes handicapés (AAH) pour les personnes en situation de handicap reconnue par la CDAPH.

Comment faire face à une baisse de salaire exigée par l’employeur ?

Quand une entreprise est en difficulté financière, l’employeur peut soumettre un avenant au contrat de travail de son salarié pour lui proposer de baisser sa rémunération. Le salarié peut accepter ou refuser de signer cet avenant, reçu par courrier recommandé. Il dispose d’un délai de réflexion d’un mois pour prendre sa décision.

S’il accepte la modification de son contrat de travail, il doit signer l’avenant pour approuver la réduction de son salaire. En cas de refus, l’employeur peut procéder à un licenciement pour motif économique et devra dédommager le salarié d’une indemnité.

Ce dernier pourra alors toucher l’allocation de retour à l’emploi, versée par France Travail, pour compenser une partie de la perte de son salaire, durant la période où il est au chômage sur une durée variable.

En revanche, si le salarié accepte une diminution de son salaire, il peut trouver des solutions pour y faire face en étudiant son éligibilité à des prestations sociales (prime d’activité, APL, chèque énergie…) ou en trouvant des compléments de revenus.

Bon à savoir :

La proposition de l’employeur à son salarié de baisser son salaire doit se justifier par un motif économique concret ou à la suite d’une sanction disciplinaire.

Pourquoi effectuer un rachat de crédit en cas de baisse de revenus ?

Une personne qui est affectée par une baisse de sa rémunération proposée par son employeur ou d’une baisse de ses revenus dans le cadre d’une perte d’emploi, peut tenter de réaliser un regroupement de crédits. Cette opération va lui permettre de regrouper ses dettes et encours de prêts dans un seul financement, d’allonger la durée de remboursement et de réduire le montant de ses mensualités.

Elle vise à simplifier sa gestion budgétaire et à adapter ses échéances en fonction de sa baisse de revenus pour éviter d’être en surendettement. Son obtention en cas de chômage peut devenir plus difficile, car l’emprunteur doit justifier d’une situation financière suffisamment stable et être solvable sur le long terme. La présence d’un co-emprunteur, qui peut être le conjoint, ou la proposition d’une garantie hypothécaire peut aider à avoir un accord de financement de la part d’un organisme financier.

En cas de baisse de ses revenus, il faut effectuer rapidement une demande d’un rachat de prêts auprès d’une banque, d’un établissement spécialisé ou d’un coutier, tel que Solutis. Une première étude gratuite sera ensuite effectuée et permettra d’obtenir une réponse, sous quelques jours, sur la faisabilité de l’opération.

La foire aux questions (FAQ)

Est-ce que mon employeur a le droit de baisser mon salaire ?

Oui, la loi autorise l’employeur à proposer une baisse de salaire, mais uniquement avec l’accord du salarié. Cette diminution n’est pas possible sans consentement préalable, car le salaire est une clause essentielle du contrat de travail. Toute modification doit donc faire l’objet d’un contrat signé par les deux parties.

Le consentement du salarié est-il obligatoire pour une baisse de salaire de l’employeur ?

Oui, pour qu’une baisse de salaire soit mise en place par l’employeur, il doit recueillir obligatoirement le consentement du salarié. Un avenant au contrat de travail doit alors être rédigé et signé par les deux parties afin de rendre effective la diminution de rémunération.

Quand faut-il accepter une baisse de salaire ?

On peut envisager une baisse de salaire si l’employeur propose une mutation vers un poste offrant davantage de satisfaction professionnelle et certains avantages (télétravail, horaires plus flexibles, primes à la performance, meilleures perspectives d’évolution, etc.). Elle peut également être acceptée pour préserver son emploi lorsqu’elle constitue la seule alternative à un licenciement économique en cas de difficultés financières de l’entreprise.

Comment faire face à une baisse de revenus ?

En résumé, voici plusieurs solutions pour faire face à une diminution des revenus du foyer suite à une perte d’emploi ou une baisse de salaire :

  • demander une modulation des mensualités de crédit ;
  • faire un report de crédits ;
  • faire une renégociation de prêt immobilier ;
  • effectuer un rachat de crédits ;
  • demander l’allocation chômage en cas de licenciement ;
  • demander des aides financières complémentaires (APL, prime d’activité, RSA, ASS, AAH…) ;
  • trouver une deuxième source de revenus ;
  • établir un budget et suivre les dépenses ;
  • couper dans ses dépenses.

Comment trouver rapidement un revenu complémentaire en cas de baisse de salaire ?

Il existe plusieurs moyens de générer un revenu d’appoint : effectuer des missions ponctuelles via l’intérim, proposer des services (ménage, garde d’enfants, aide aux devoirs, bricolage…), ou vendre en ligne des objets non utilisés. Certaines plateformes spécialisées permettent de trouver rapidement des petits jobs rémunérés et déclarés, afin de compenser une perte de revenus.

Peut-on demander une suspension ou un report de prêt en cas de baisse de revenus ?

Oui, un emprunteur peut solliciter auprès de sa banque un report de mensualités de prêt en cas de difficultés financières passagères. Selon le contrat, ce report peut être partiel (report du capital) ou total (report capital + intérêts) pendant quelques mois. Cela permet de baisser temporairement les dépenses du foyer pour lui donner le temps d’augmenter ses revenus, mais rallonge la durée du prêt et augmente son coût global.

Comment éviter le surendettement après une perte de salaire ?

Pour éviter le surendettement après une baisse de salaire, il est conseillé de réagir rapidement : contacter ses créanciers pour négocier un aménagement, réduire toutes les dépenses non essentielles et envisager un regroupement de crédits. En cas de situation trop difficile, le dépôt d’un dossier de surendettement auprès de la Banque de France peut être une ultime solution si les revenus sont insuffisants face aux dettes.

Comment ajuster son impôt sur le revenu après une diminution de salaire ?

Une personne peut déclarer une baisse de revenus à l’administration fiscale et adapter son taux de prélèvement à la source tout au long de l’année. Pour cela, elle doit se rendre sur le site impots.gouv.fr, sur « Gérer mon prélèvement à la source » dans son espace personnel et enfin cliquer sur « actualiser mon prélèvement à la source suite à une hausse ou à une baisse de revenus ». L’administration fiscale applique alors ce nouveau taux dans un délai de 1 à 3 mois. Cette démarche permet d’éviter de payer un impôt trop élevé par rapport à ses revenus réels.

Comment déclarer une baisse de salaire à la CAF ?

Pour déclarer une baisse de salaire à la CAF, connectez-vous à votre compte en ligne et rendez-vous dans la rubrique « Mes démarches », puis « Déclarer un changement de situation ». Indiquez votre nouvelle situation professionnelle et le montant exact de vos revenus actuels. La CAF recalculera automatiquement vos droits et ajustera vos prestations en conséquence.

Existe-t-il des aides pour payer ses factures d’énergie après une baisse de revenus ?

Oui, le chèque énergie est une aide attribuée sous conditions de ressources pour aider les foyers à payer leurs factures d’électricité, de gaz, de fioul ou même certains travaux de rénovation énergétique. Il est envoyé automatiquement aux ménages éligibles une fois par an. Des fonds de solidarité logement (FSL) peuvent aussi intervenir en cas de loyers impayés. En cas de baisse de revenus, il est donc possible de devenir éligible à ces aides complémentaires pour mieux subvenir à ses besoins.

Une baisse de salaire peut-elle faire passer la rémunération sous le SMIC ou le minimum conventionnel ?

Non, une baisse de salaire ne peut pas ramener la rémunération sous le minimum légal applicable. Même avec l’accord du salarié, l’employeur doit respecter le montant le plus favorable entre le SMIC et le salaire minimum prévu par la convention collective pour sa qualification et son coefficient.

Pour un salarié à temps partiel, le minimum mensuel est calculé proportionnellement à la durée de travail, mais le taux horaire minimal reste obligatoire. Il convient donc de vérifier la convention collective et le coefficient mentionnés sur la fiche de paie. Si la rémunération devient inférieure au minimum applicable, le salarié peut demander une régularisation et un rappel de salaire.

L’employeur peut-il supprimer une prime ou réduire la part variable du salaire ?

L’employeur ne peut pas librement supprimer une prime lorsqu’elle est prévue par le contrat de travail, un accord collectif, un usage d’entreprise ou un engagement unilatéral. Dans ces situations, la prime constitue un élément obligatoire de la rémunération et sa modification doit respecter des règles précises.

Une part variable inscrite dans le contrat ne peut généralement pas être modifiée sans l’accord du salarié. En revanche, un bonus exceptionnel ou une prime laissée à la seule appréciation de l’employeur peut ne pas être reconduit. Lorsqu’une prime résulte d’un usage d’entreprise, sa suppression nécessite une procédure de dénonciation. Il faut donc vérifier le contrat, la convention collective, les précédentes fiches de paie et les communications internes.

Quels paiements faut-il prioriser en cas de baisse brutale de revenus ?

En cas de baisse brutale de revenus, il faut d’abord préserver le logement et les besoins essentiels : loyer ou prêt immobilier, énergie, eau, alimentation, santé, assurances obligatoires et transport nécessaire pour travailler. Le paiement d’une pension alimentaire doit également rester prioritaire.

Les impôts, crédits et autres dettes restent dus, mais des délais peuvent être demandés avant l’apparition d’un impayé. Il est recommandé de contacter rapidement chaque créancier, de suspendre les dépenses non indispensables et d’éviter de financer le déficit avec un crédit renouvelable. Un budget de crise permet de comparer les revenus disponibles aux charges prioritaires et de déterminer immédiatement les mensualités devenues insoutenables.

Où obtenir gratuitement de l’aide pour rééquilibrer son budget ?

Les Points conseil budget proposent un accompagnement gratuit, confidentiel et accessible sans condition. Un conseiller peut établir un diagnostic financier, rechercher les aides disponibles, construire un budget réaliste et intervenir auprès des créanciers pour négocier des solutions.

Environ 500 Points conseil budget sont répartis en France. Il est également possible de contacter un centre communal d’action sociale, les services sociaux du département ou une association de consommateurs. En cas de dettes importantes, ces organismes peuvent aider à préparer un dossier de surendettement. La Banque de France renseigne aussi les particuliers au 34 14, au coût d’un appel local.

Une baisse de revenus permet-elle de demander une révision de la pension alimentaire ?

Oui, une diminution importante des revenus peut justifier une demande de révision de la pension alimentaire. La perte d’un emploi, une baisse durable de salaire, une maladie ou une augmentation significative des charges constituent notamment des éléments nouveaux pouvant être examinés.

Les parents peuvent s’accorder sur un nouveau montant ou saisir le juge aux affaires familiales en l’absence d’accord. La procédure est gratuite et l’avocat n’est pas obligatoire. Le demandeur doit fournir des justificatifs de ses ressources, charges et nouvelles difficultés. Tant qu’un nouvel accord exécutoire ou une décision judiciaire n’est pas intervenu, il ne faut pas réduire unilatéralement la pension, sous peine d’accumuler des impayés.

Photo Mathieu Dubuffet
Rédigé par Mathieu DUBUFFET - Rédacteur expert de Solutis -Linkedin

Expert en solutions de financement et gestion budgétaire, Mathieu rédige des contenus approfondis et pédagogiques pour les lecteurs de Solutis depuis 2018, appuyé par sa formation en Banque & Assurances.

Contenu supervisé, relu et validé par Olivier DUPUICH - Directeur commercial de Solutis - Linkedin

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