Si le prêt immobilier ne suffit plus à terminer la construction, il faut d’abord chiffrer le montant manquant et déterminer l’origine du surcoût. Selon la situation, il est possible de reporter certains travaux, d’utiliser une partie de son épargne, de demander un crédit complémentaire ou d’étudier un rachat de crédits avec une trésorerie. En présence d’un CCMI (contrat de construction de maison individuelle), il convient toutefois de vérifier si les dépenses supplémentaires sont réellement à la charge du propriétaire.
Ce qu'il faut retenir :
• Le plan de financement doit couvrir le coût prévisionnel de la construction grâce au prêt immobilier, à l’apport et aux éventuels prêts aidés.
• En CCMI, un surcoût portant sur des travaux prévus au contrat n’est pas automatiquement à la charge du maître d’ouvrage.
• La banque peut étudier un prêt complémentaire, mais elle doit procéder à une nouvelle analyse de la situation financière.
• Un rachat de crédits avec trésorerie peut financer la fin du chantier sous conditions, avec un possible allongement de la durée et une hausse du coût total.
Il faut contacter rapidement la banque, le constructeur et, le cas échéant, le garant du contrat de construction de la maison. Avant de souscrire un nouveau crédit, quatre vérifications sont nécessaires :
Les travaux indispensables à la sécurité, à la conformité et à l’habitabilité de la maison doivent être distingués des aménagements pouvant être reportés, comme une terrasse, une clôture, un garage ou certaines finitions.
Non, le prêt immobilier ne doit pas nécessairement financer seul l’ensemble des travaux. C’est le plan de financement global qui doit permettre de couvrir le coût prévisionnel du terrain, de la construction et des dépenses nécessaires à l’achèvement du logement.
Ce plan peut comprendre :
Pour vérifier la cohérence du budget, la banque peut demander le contrat de construction de maison individuelle, les plans, la notice descriptive, les devis des artisans et le coût des travaux réservés au propriétaire.
Les fonds du prêt sont ensuite débloqués progressivement selon l’avancement du chantier et sur présentation des appels de fonds ou des justificatifs demandés par le prêteur.
Le financement peut devenir insuffisant lorsque des dépenses absentes ou sous-estimées dans le budget initial apparaissent pendant la construction.
Les causes les plus fréquentes sont :
Dans un CCMI, une hausse du prix des matériaux ou de la main-d’œuvre ne peut toutefois pas être automatiquement facturée au propriétaire. Le prix convenu est en principe forfaitaire et définitif, sous réserve de la révision éventuellement prévue par le contrat.
Les travaux prévus dans le CCMI (contrat de construction de maison individuelle) doivent normalement être réalisés au prix convenu. Le propriétaire doit donc vérifier le contrat et la notice descriptive avant d’accepter un supplément de prix ou de rechercher un nouveau financement.
La dépense peut rester à la charge du maître d’ouvrage lorsqu’elle concerne :
En revanche, la garantie de livraison à prix et délais convenus peut intervenir en cas de défaillance du constructeur pour permettre l’achèvement des travaux couverts par le CCMI. Le propriétaire peut alors contacter le constructeur par écrit, le garant désigné dans le contrat et l’ADIL de son département.
L’assurance dommages-ouvrage couvre certains désordres affectant la construction. Elle n’a pas vocation à financer un simple dépassement du budget ou des équipements ajoutés par le propriétaire.
Un prêt immobilier déjà signé ne peut pas être augmenté automatiquement. La banque n’est pas tenue de verser une somme supérieure au capital prévu dans l’offre initiale.
Elle peut néanmoins étudier :
Cette demande entraîne une nouvelle étude des revenus, des charges, du taux d’effort, du reste à vivre, des devis actualisés et de la valeur du bien en cours de construction. Pour un financement immobilier, le taux d’effort de 35 %, assurance comprise, constitue le principal repère bancaire, même si des dérogations encadrées restent possibles.
Il est donc plus exact de parler de prêt complémentaire que de « rallonge » ou de renégociation du prêt initial. Une renégociation modifie généralement le taux, la durée ou les mensualités, sans nécessairement accorder un capital supplémentaire.
Oui, mais uniquement pour les dépenses prévues dans le financement et acceptées par la banque. Le capital restant ne constitue pas une réserve d’argent librement utilisable pour n’importe quels travaux.
Si le coût d’un poste diminue tandis qu’un autre augmente, la banque peut éventuellement accepter une nouvelle répartition de l’enveloppe. Elle demandera généralement des devis, des factures ou un avenant au contrat de construction.
Lorsque des fonds ne seront finalement pas utilisés, leur annulation ou leur réduction doit être organisée avec le prêteur. Il ne faut pas y renoncer avant d’avoir établi précisément le montant nécessaire pour achever le chantier.
La solution dépend du montant manquant, des mensualités déjà remboursées et de la nature des travaux restant à réaliser.
| Situation | Solution à étudier | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Fonds encore disponibles dans le prêt initial | Déblocage du capital restant | Travaux et justificatifs acceptés par la banque |
| Petit dépassement de budget | Épargne ou apport complémentaire | Conserver une épargne de sécurité |
| Travaux non indispensables | Réduction ou report des prestations | Terminer en priorité les travaux nécessaires |
| Besoin limité et capacité d’endettement disponible | Prêt travaux ou prêt personnel | Nouvelle mensualité et coût du crédit |
| Montant important à financer | Prêt immobilier complémentaire | Nouvelle étude, garantie et frais éventuels |
| Plusieurs crédits alourdissent déjà le budget | Rachat de crédits avec trésorerie | Durée et coût total potentiellement plus élevés |
| Surcoût lié à un CCMI | Constructeur ou garant selon la cause | Vérifier les responsabilités avant d’emprunter |
Le crédit renouvelable est généralement peu adapté à l’achèvement d’une construction en raison de son coût et de son taux variable. Il est préférable de privilégier un financement amortissable dont la durée, les mensualités et le coût total sont connus à l’avance.
Oui, un rachat de crédits peut intégrer une trésorerie destinée à terminer la construction d’une maison, sous réserve d’acceptation du dossier. Cette solution est principalement étudiée lorsque l’emprunteur rembourse déjà plusieurs crédits et ne dispose plus d’une capacité suffisante pour ajouter une nouvelle mensualité.
L’établissement sollicité peut regrouper tout ou partie des emprunts en cours et ajouter le montant nécessaire aux travaux. L’opération permet d’obtenir une mensualité adaptée au budget, généralement grâce à un allongement de la durée de remboursement, qui augmente souvent le coût total du crédit.
La faisabilité dépend notamment :
Regroupez vos crédits maintenant, contactez nos experts dès aujourd'hui !
Lorsque vous entreprenez de faire construire votre maison, il peut arriver que le montant emprunté ne suffise pas à couvrir l’ensemble des travaux. Cette situation peut provoquer un blocage du chantier, des tensions financières, voire des pénalités en cas de non-respect des délais. Voici les réponses aux questions que se posent de nombreux emprunteurs.
Plusieurs options sont possibles :
Un prêt travaux ou personnel peut convenir à un besoin limité. Pour une somme plus importante, un prêt immobilier complémentaire ou un rachat de crédits avec trésorerie peut être étudié.
Un prêt immobilier peut devenir insuffisant pour couvrir les travaux si le budget initial a été mal estimé, si des modifications ont été apportées au projet, ou encore si les prix des matériaux et de la main-d’œuvre ont augmenté entre-temps. Des imprévus techniques ou administratifs peuvent également entraîner des surcoûts non prévus.
Non, la banque ne peut pas verser plus que le capital inscrit dans l’offre de prêt. Tout besoin supplémentaire nécessite son accord et, le plus souvent, la mise en place d’un nouveau financement.
Il est rare de pouvoir renégocier le prêt initial une fois qu’il est débloqué, mais vous pouvez solliciter votre banque pour un prêt complémentaire ou un rachat de crédit intégrant le nouveau besoin de financement. Cela implique une nouvelle analyse de votre situation financière.
Oui, si les revenus et le reste à vivre permettent de supporter la nouvelle mensualité. La banque étudie également les crédits en cours, le taux d’effort, les devis, l’avancement des travaux et les éventuels incidents de paiement.
Le propriétaire paie généralement les modifications et prestations qu’il demande en supplément. Les travaux déjà prévus au CCMI doivent normalement être réalisés au prix convenu, sous réserve des clauses légales de révision et des conditions de la garantie de livraison.
Responsable webmarketing et rédacteur expérimenté chez Solutis depuis 2011, Gueladjo maîtrise les tenants et aboutissants de chaque aspect sur le crédit, l’économie et le financement des particuliers et professionnels.
Contenu supervisé, relu et validé par Olivier DUPUICH - Directeur commercial de Solutis - Linkedin
Réduisez vos mensualités et financez vos travaux de construction avec un expert Solutis à vos côtés !
Demande de rachat de crédit gratuite
Votre offre en 24h | Une expertise avec + de 25 ans d'expérience
Quel crédit pour financer un achat en VEFA ?
Le dépôt de garantie d'un achat en VEFA : ce qu'il faut savoir
Prêts séparés pour l'achat du terrain et la construction du bien
Construction d'un bien neuf : comment éviter les frais de notaire ?
Quelles sont les étapes d'un achat en VEFA ?
Pourquoi acheter en VEFA un bien immobilier ?
Quels sont les frais de notaire pour l'achat d'un terrain ?
Les types de crédit immobilier
Souscrire un crédit immobilier
Comment changer de banque avec un crédit en cours ?
Prêt immobilier pour SCI familiale : quelles conditions ?
Construction : éviter les frais de négociation du notaire
Concilier des travaux sans facture avec un crédit immobilier
Que faut-il savoir avant d’emprunter ?