Pour rembourser par anticipation le capital d’un crédit in fine, il est possible d’utiliser vos liquidités ou de souscrire un nouvel emprunt amortissable comme un prêt personnel, un crédit immobilier ou un crédit hypothécaire. Le prêt in fine peut également faire l’objet d’un rachat de crédit mené par une autre banque, ce qui va permettre de rembourser l’établissement prêteur, mettre un terme au contrat et stopper le paiement des échéances. Voici de plus amples explications.
Ce qu'il faut retenir :
• Utilisez vos liquidités, souscrivez un prêt amortissable ou réalisez un rachat de crédit pour rembourser un crédit in fine par anticipation.
• Les avantages sont de réduire les intérêts totaux, améliorer votre capacité d'emprunt et gagner en flexibilité financière.
• Consultez votre contrat, vérifiez les pénalités éventuelles (IRA) avant de procéder au remboursement anticipé et échangez avec votre conseiller bancaire.
• Pour lancer votre demande de remboursement anticipé total ou partiel du prêt in fine, faites un courrier recommandé à l’organisme prêteur.
Le capital d’un prêt in fine est normalement remboursé en une seule fois, à l’échéance finale du contrat. Jusqu’à cette date, l’emprunteur verse généralement à la banque les intérêts et les cotisations d’assurance, sans amortir le capital. Lorsque le prêt in fine est adossé à une assurance-vie ou à un autre placement nanti, il peut également alimenter cette épargne pendant la durée du financement.
L’emprunteur peut néanmoins rembourser le capital du prêt in fine par anticipation, en partie ou en totalité. Pour un prêt immobilier accordé à un particulier et régi par le Code de la consommation, la banque ne peut pas s’opposer à un remboursement anticipé total.
Le contrat peut toutefois interdire un remboursement partiel inférieur ou égal à 10 % du montant initialement emprunté, sauf s’il s’agit du solde du crédit. Pour un prêt professionnel, les modalités dépendent davantage des clauses contractuelles.
Le remboursement anticipé partiel consiste à verser une partie du capital restant dû du crédit in fine. Il réduit le montant à restituer à l’échéance et, en principe, les intérêts futurs calculés sur ce capital. Le contrat peut néanmoins fixer un montant minimal et préciser les conditions ou la fréquence des remboursements partiels.
Le remboursement anticipé total d’un crédit in fine revient à clôturer prématurément le financement en versant l’entièreté du montant prêté à la banque. Cette méthode permet de payer moins d’intérêts bancaires et de baisser de façon plus ou moins significative le coût total de l’emprunt, suivant la date à laquelle le crédit in fine est remboursé par anticipation. Pour réduire fortement son coût, il est donc conseillé de le réaliser au plus tôt, dans la mesure du possible, en fonction des capacités financières de l’emprunteur.
Un héritage, la vente d’un bien immobilier ou le dénouement d’un placement adossé peut permettre de solder un prêt in fine. Avant tout remboursement, il est recommandé de demander à la banque un décompte précisant le capital restant dû, les éventuelles indemnités et la date à laquelle les fonds doivent être versés.
Le principal avantage du remboursement anticipé d’un crédit in fine est de réduire les intérêts et les cotisations d’assurance restant à payer. Un remboursement total clôture le financement avant son échéance, tandis qu’un remboursement partiel diminue le capital restant dû et les intérêts futurs calculés sur celui-ci, sans nécessairement raccourcir la durée du contrat.
Cette opération réduit également l’endettement global et supprime, en cas de remboursement total, le risque de devoir réunir une somme importante à l’échéance finale. La disparition des intérêts et de l’assurance peut aussi améliorer le taux d’endettement et la capacité d’emprunt future.
Ces avantages doivent néanmoins être comparés à la diminution de l’épargne disponible et aux éventuelles IRA qui, pour un prêt in fine immobilier à taux fixe, sont plafonnées au plus faible montant entre 6 mois d’intérêts sur le capital remboursé et 3 % du capital restant dû. Si une hypothèque doit être levée avant son extinction automatique, des frais de mainlevée peuvent également représenter environ 0,3 à 0,6 % du montant initial du prêt.
Si vous prévoyez de ne pas être en capacité financière de rembourser le capital lors du dernier versement du prêt in fine, il existe plusieurs solutions :
Avant de souscrire un nouveau financement, vous pouvez demander à la banque ayant accordé le prêt in fine de modifier ses conditions de remboursement. Le créancier peut notamment accepter, par avenant, d’allonger la durée du contrat, de reporter l’échéance finale ou de transformer le prêt in fine en crédit amortissable.
Cette négociation doit idéalement être engagée plusieurs mois avant le terme. La banque réétudie alors vos revenus, votre endettement, les garanties et votre capacité à rembourser le capital sur la nouvelle durée. Son accord n’est pas automatique et la modification peut entraîner un nouveau taux, des frais d’avenant ou un ajustement de la garantie. En cas de refus, le capital reste exigible à la date initialement prévue.
Un prêt in fine peut être soldé grâce à un nouveau crédit amortissable, sous réserve de l’accord de l’établissement sollicité. Ce financement rembourse le capital restant dû du prêt in fine et permet ensuite de l’amortir progressivement sur plusieurs années, avec une durée et des mensualités adaptées à la situation de l’emprunteur.
Le type de crédit ne dépend pas uniquement du montant à rembourser. Selon la nature du prêt in fine, l’objet de l’opération, les garanties disponibles et la capacité financière de l’emprunteur, il peut s’agir d’un prêt personnel, d’un financement immobilier ou d’un crédit hypothécaire. Chaque solution implique toutefois un nouveau contrat, de nouveaux intérêts et d’éventuels frais de dossier ou de garantie.
Un rachat de crédit in fine va vous permettre de rembourser le capital dû de cet emprunt, mais aussi des autres qui sont en cours d’amortissement. L’ensemble des encours sera regroupé dans un seul financement remboursé avec une mensualité généralement réduite par rapport à vos charges totales avant opération.
Le regroupement de prêts offre l’avantage de pouvoir adapter les conditions de remboursement de ses emprunts en cours à ses revenus actuels. Il permet également d’anticiper les incidents de paiement en clôturant les crédits trop difficiles à rembourser, à l’instar d’un prêt in fine, à cause d’un endettement trop important et/ou d’un changement de situation (perte d’emploi, décès du conjoint…) entraînant une baisse des ressources du foyer.
| Solution | Principe | Principal avantage | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Négociation avec la banque | Signature d’un avenant pour prolonger le prêt in fine, reporter son échéance ou le transformer en crédit amortissable | Évite de souscrire immédiatement un nouveau financement | Accord de la banque obligatoire ; la modification peut augmenter le coût total |
| Utilisation de liquidités | Remboursement du capital avec une épargne, un placement adossé ou une rentrée d’argent | Solde rapidement le prêt in fine et supprime les intérêts futurs | Réduit l’épargne disponible et peut entraîner des IRA ou des frais de garantie |
| Nouveau prêt amortissable | Souscription d’un crédit personnel, immobilier ou hypothécaire pour solder le prêt in fine | Permet d’étaler le remboursement du capital sur plusieurs années | Entraîne de nouveaux intérêts et d’éventuels frais de dossier ou de garantie |
| Rachat de crédit in fine | Refinancement du prêt in fine, seul ou avec d’autres crédits, par un nouvel établissement | Réunit les encours dans un nouveau financement et peut réduire les charges mensuelles globales | La baisse des mensualités n’est pas garantie et une durée plus longue augmente généralement le coût total |
Avant de remplacer un prêt in fine, demandez à votre banque un décompte de remboursement anticipé et étudiez les possibilités de modification par avenant. Comparez ensuite la nouvelle mensualité, la durée, le coût total, les IRA et les frais de garantie. Les conseillers Solutis peuvent étudier votre situation et rechercher, auprès de plusieurs partenaires bancaires, le financement amortissable ou le rachat de crédits le plus adapté à votre capacité de remboursement.
Voici quelques réponses aux questions fréquemment posées sur le remboursement par anticipation d'un prêt in fine.
Les frais de remboursement anticipé d’un prêt in fine correspondent principalement aux indemnités de remboursement anticipé (IRA) prévues au contrat. Pour un prêt in fine immobilier à taux fixe, ces frais sont plafonnés au plus faible montant entre six mois d’intérêts sur le capital remboursé et 3 % du capital restant dû. Des frais de mainlevée peuvent également s’ajouter en cas de levée d’une hypothèque.
Oui, il est parfois possible de rembourser un crédit in fine sans frais si cette clause est prévue dans le contrat de prêt. Certains établissements ne facturent pas d’IRA (indemnités de remboursement anticipé) sur des prêts in fine à taux variable ou sur certaines offres promotionnelles. Il est essentiel de lire attentivement les conditions générales du contrat ou de négocier cet aspect lors de la souscription.
Pour rembourser par anticipation un prêt in fine, plusieurs étapes sont à suivre. Pour commencer, il est recommandé de consulter le contrat de prêt pour comprendre les modalités de remboursement anticipé et d'éventuels frais associés, tels que les frais d’indemnité de remboursement anticipé. À la suite de cela, il faut contacter la banque ou l'établissement prêteur pour notifier votre intention de rembourser par anticipation. Il est important de formuler cette demande par écrit, envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception, sachant que la loi ne prévoit pas de délai minimum pour faire votre demande à la banque.
Certains contrats de crédit in fine permettent le remboursement partiel par anticipation, ce qui peut vous permettre de réduire progressivement le capital dû et de diminuer les intérêts payés. Cependant, d'autres contrats exigent le remboursement total du capital à la fin du terme. Il est important de vérifier les conditions spécifiques de votre contrat de prêt pour savoir si cette option est disponible et quelles sont les modalités à respecter.
Les garanties classiques comme une hypothèque ou un nantissement d’assurance-vie peuvent être utilisées pour faciliter un nouveau financement. En cas de vente d’un bien immobilier, le fruit de la transaction peut également permettre le remboursement anticipé du crédit in fine. Enfin, un capital issu d’un héritage ou d’une donation peut être directement affecté au remboursement anticipé sans passer par un nouvel emprunt.
Oui, un prêt in fine peut être transformé en prêt amortissable en cours de contrat, mais uniquement avec l’accord de la banque et généralement par avenant. Celle-ci réétudie alors la durée, le taux, la mensualité et la solvabilité de l’emprunteur. En cas de refus, le prêt in fine peut être conservé jusqu’à son terme ou soldé par un nouveau financement amortissable.
Expert en solutions de financement et gestion budgétaire, Mathieu rédige des contenus approfondis et pédagogiques pour les lecteurs de Solutis depuis 2018, appuyé par sa formation en Banque & Assurances.
Contenu supervisé, relu et validé par Olivier DUPUICH - Directeur commercial de Solutis - Linkedin
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