Oui, un propriétaire interdit bancaire et fiché FICP Banque de France peut envisager une vente à réméré ou un portage immobilier pour obtenir des liquidités sans passer par un crédit classique. Cette opération consiste à vendre temporairement son bien avec une faculté de rachat, afin de rembourser ses dettes, de lever le fichage et l’interdiction bancaire et de retrouver une situation financière plus stable. Elle comporte toutefois un risque majeur : si le bien n’est pas racheté dans le délai prévu, le vendeur en perd définitivement la propriété. Explication sur le fonctionnement de ce genre de transactions immobilières, qui est une solution à étudier pour les propriétaires endettés.
À moins de supprimer votre fichage à la Banque de France, il vous sera très difficile d’emprunter un nouveau crédit. En effet, les banques ont l’obligation de veiller à ne pas aggraver la situation financière d’une personne fichée. L’ajout d’une nouvelle mensualité de prêt pourrait entraîner un risque de surendettement.
Les règles en vigueur sont claires : la demande de prêt doit être refusée dans la majorité des cas, à moins que la Banque de France ne l’autorise, sous réserve d’une demande argumentée qui tend vers un rétablissement de la situation financière.
Un propriétaire d’un ou de plusieurs biens immobiliers interdit bancaire ou surendettement peut cependant les hypothéquer pour réussir à emprunter une solution de financement. La garantie hypothécaire peut inciter un organisme de prêt à donner un avis favorable, notamment dans le cadre d’un prêt de trésorerie hypothécaire ou d’un regroupement de crédits.
Les autres alternatives pour obtenir une trésorerie, tout en étant un propriétaire fiché auprès de la Banque de France (FICP ou FCC par exemple), sont la vente à réméré ou le portage immobilier.
Lorsqu’un propriétaire est fiché FICP ou FCC, l’accès à un crédit à la consommation ou à un prêt immobilier devient généralement très difficile. Les établissements prêteurs consultent les fichiers d’incidents avant d’accorder un financement et peuvent refuser la demande si le risque d’aggravation de la situation financière est trop important. Dans ce contexte, la vente à réméré, aussi appelée vente avec faculté de rachat, peut permettre de mobiliser temporairement la valeur d’un bien immobilier pour obtenir des liquidités sans souscrire un nouveau crédit.
Concrètement, le propriétaire vend son bien à un acquéreur en contrepartie du versement d’un prix de vente. L’acte prévoit une faculté de rachat qui lui permet, dans un délai défini à l’avance, de racheter le logement et d’en redevenir pleinement propriétaire. Pendant la durée de l’opération, le vendeur peut continuer à occuper le bien, généralement en contrepartie d’une indemnité d’occupation prévue dans l’acte notarié.
Les fonds issus de la vente servent en priorité à rembourser les dettes en cours : crédits impayés, retards fiscaux, dettes professionnelles, charges de copropriété, créances personnelles ou autres arriérés. Cette régularisation peut ensuite permettre, selon la nature du fichage et les démarches effectuées par les établissements concernés, d’obtenir la levée ou la mise à jour d’une inscription FICP ou FCC auprès de la Banque de France.
L’objectif d’une vente à réméré est donc de permettre à un propriétaire en difficulté de solder ses dettes, de stabiliser sa situation financière et de préparer une solution de sortie. Le montant mobilisable représente généralement une partie de la valeur du bien, souvent comprise entre 60 et 80 %, avec des variations selon la valeur du logement, le niveau d’endettement, les frais liés à l’opération et la faisabilité du rachat.
La faculté de rachat peut être prévue pour une durée maximale de 5 ans. Pendant cette période, le vendeur doit réunir les fonds nécessaires pour racheter le bien, par exemple grâce à une amélioration de sa situation financière, une revente classique ou un financement bancaire redevenu possible. Si la faculté de rachat n’est pas exercée dans le délai prévu, le vendeur perd définitivement la propriété du logement.
La mise en place d’une vente à réméré ou d’un portage immobilier commence par une étude de votre situation financière et patrimoniale. L’objectif est de vérifier si l’opération est adaptée à votre niveau d’endettement, à la valeur de votre bien et à votre capacité future à racheter le logement.
Dans un premier temps, une estimation de la valeur de votre bien immobilier est réalisée sur la base du marché local. Avec l’aide de notre partenaire, un acquéreur peut ensuite être recherché. Si une offre d’achat vous est proposée, vous restez libre de l’accepter, de la refuser ou d’en négocier les conditions.
Si vous acceptez l’offre, l’opération est formalisée par la signature d’un acte authentique devant notaire. Cet acte précise notamment le prix de vente, le prix de rachat, la durée de la faculté de rachat, les conditions d’occupation du logement et les éventuels frais liés à l’opération.
Après la signature, les fonds sont débloqués selon les modalités prévues par l’acte notarié. Ils servent en priorité à rembourser les dettes identifiées : crédits impayés, retards fiscaux, dettes professionnelles, charges de copropriété ou autres arriérés. Cette régularisation peut ensuite permettre, selon la nature du fichage, une mise à jour ou une levée anticipée de votre inscription auprès de la Banque de France.
Pendant la durée prévue au contrat, vous pouvez préparer votre sortie de l’opération. Si votre situation financière s’améliore et que votre capacité d’emprunt le permet, vous pourrez éventuellement solliciter un financement bancaire pour racheter le bien. À défaut de rachat dans le délai prévu, vous perdez définitivement la propriété du logement.
Solutis peut vous accompagner dans l’étude de votre situation et vous orienter, si l’opération est adaptée, vers un partenaire spécialisé dans la vente à réméré ou le portage immobilier.
La vente à réméré peut aider un propriétaire fiché Banque de France, interdit bancaire ou en grande difficulté financière à obtenir des liquidités pour rembourser ses dettes. Mais cette opération reste engageante : elle implique une véritable vente du bien immobilier, avec une faculté de rachat limitée dans le temps. Si le vendeur ne parvient pas à racheter son logement dans le délai prévu, il en perd définitivement la propriété.
Le coût global doit aussi être étudié avec attention. Le propriétaire doit tenir compte du prix de rachat, des frais notariés, de l’indemnité d’occupation, des éventuels frais d’intermédiation et des conditions fixées avec l’acquéreur. Le montant obtenu ne correspond généralement pas à 100 % de la valeur du bien : il représente une fraction de sa valeur, notamment pour tenir compte du risque de l’opération et sécuriser le rachat futur.
Le réméré ne doit pas seulement offrir un répit temporaire. Si les revenus du foyer restent insuffisants, si les charges demeurent trop élevées ou si aucune solution de rachat réaliste n’est prévue, l’opération peut repousser le problème sans le résoudre durablement. Elle ne garantit pas non plus automatiquement la levée du fichage Banque de France ni l’obtention d’un nouveau crédit bancaire.
Avant de s’engager, il est donc essentiel de vérifier que le montant obtenu permet réellement de solder les dettes prioritaires et qu’une stratégie de sortie crédible existe. Pour une personne déjà fichée, interdite bancaire ou surendettée, la vente à réméré peut être une solution de dernier recours, mais elle ne doit jamais être considérée comme une garantie de sauvetage automatique.
Avec près de 25 ans d’expérience dans le courtage, Solutis accompagne les propriétaires dans l’analyse de leur situation financière et patrimoniale. Lorsqu’un propriétaire est fiché Banque de France, interdit bancaire ou confronté à un endettement important, l’objectif est d’identifier les solutions réellement envisageables pour régulariser sa situation, rembourser ses dettes prioritaires et éviter une aggravation de ses difficultés.
Un conseiller Solutis peut réaliser avec vous un point budgétaire global afin d’évaluer votre niveau d’endettement, la valeur de votre bien immobilier, vos charges, vos revenus et votre capacité future à retrouver un équilibre financier. Si la vente à réméré ou le portage immobilier apparaît comme une piste adaptée, votre dossier peut être orienté vers un partenaire spécialisé, chargé d’étudier la faisabilité de l’opération et ses conditions.
Vous pouvez effectuer une demande directement depuis notre formulaire en ligne. Un conseiller Solutis pourra ensuite vous rappeler pour échanger sur votre situation, vos dettes à régulariser et les solutions possibles. Vous pouvez également choisir un créneau de rendez-vous téléphonique selon vos disponibilités.
Avant d’envisager une vente à réméré, il est utile d’étudier les autres solutions possibles, notamment un regroupement de crédits avec garantie hypothécaire lorsque le dossier le permet. Cette opération peut permettre de réduire les mensualités, de diminuer le taux d’endettement et, dans certains cas, d’intégrer une trésorerie destinée à solder des dettes ou à régulariser une situation bancaire. Si cette solution n’est pas accessible, la vente à réméré ou le portage immobilier peut alors être étudié comme une alternative patrimoniale de dernier recours.
La vente à réméré est le cadre juridique prévu par le Code civil : le propriétaire vend son bien immobilier tout en conservant une faculté de rachat pendant une durée définie. Le portage immobilier est une appellation plus large, souvent utilisée pour désigner une opération patrimoniale permettant à un propriétaire en difficulté de vendre temporairement son bien, de continuer à l’occuper et de prévoir une solution de rachat. En pratique, le portage immobilier s’appuie fréquemment sur une vente à réméré ou sur un montage proche, mais les conditions exactes peuvent varier selon l’opération, le partenaire et l’acte signé chez le notaire.
Oui, un propriétaire fiché Banque de France peut envisager une vente à réméré, car il ne s’agit pas d’un crédit bancaire mais d’une opération immobilière. Le propriétaire vend temporairement son bien à un acquéreur tout en conservant une faculté de rachat. Cette solution peut être étudiée lorsqu’un financement classique est difficile à obtenir à cause d’un fichage FICP, FCC ou d’une situation d’endettement importante.
La vente à réméré peut permettre de rembourser les dettes à l’origine du fichage, ce qui peut ensuite conduire à une régularisation de la situation. Toutefois, la levée du fichage n’est pas automatique : elle dépend du type d’inscription, des créanciers concernés et des démarches de mise à jour effectuées auprès de la Banque de France.
Oui, l’interdiction bancaire n’empêche pas nécessairement d’étudier une vente à réméré. Comme l’opération repose sur la vente d’un bien immobilier et non sur l’octroi d’un nouveau prêt, elle peut être envisagée même si l’accès au crédit est fortement limité. En revanche, le projet doit rester réaliste, notamment sur la capacité future à racheter le bien.
La vente à réméré peut être étudiée pour un propriétaire surendetté, mais elle n’est pas adaptée à toutes les situations. Elle peut être pertinente si la valeur du bien permet de rembourser les dettes prioritaires et si une solution de rachat est envisageable. En revanche, si les revenus restent insuffisants ou si aucune sortie réaliste n’est possible, l’opération peut seulement repousser les difficultés.
Oui, la vente à réméré concerne les personnes propriétaires d’un bien immobilier. Le logement vendu peut être une résidence principale, une résidence secondaire ou un bien locatif, sous réserve que sa valeur soit suffisante par rapport aux dettes à rembourser et aux frais de l’opération.
Oui, le vendeur peut généralement continuer à occuper son logement pendant la durée prévue dans l’acte. En contrepartie, il verse le plus souvent une indemnité d’occupation à l’acquéreur. Les conditions d’occupation, le montant de cette indemnité et la durée du réméré doivent être définis dès la signature de l’acte notarié.
Le montant obtenu dépend principalement de la valeur du bien, du niveau d’endettement, des frais liés à l’opération et de la faisabilité du rachat. En pratique, la somme mobilisable représente souvent une partie de la valeur du bien, par exemple entre 60 et 80 %, avec des variations selon les dossiers. L’objectif est de dégager assez de liquidités pour solder les dettes prioritaires tout en conservant une possibilité réaliste de rachat.
Oui, la vente à réméré doit être formalisée par un acte authentique signé devant notaire. L’acte précise notamment le prix de vente, le prix de rachat, la durée de la faculté de rachat, les conditions d’occupation du logement et les frais liés à l’opération.
Expert en solutions de financement et gestion budgétaire, Mathieu rédige des contenus approfondis et pédagogiques pour les lecteurs de Solutis depuis 2018, appuyé par sa formation en Banque & Assurances.
Contenu supervisé, relu et validé par Olivier DUPUICH - Directeur commercial de Solutis - Linkedin
Obtenez rapidement des liquidités avec la vente à réméré & bénéficiez d'un accompagnement et d'une réelle expertise aux côtés de Solutis
DEMANDE EN LIGNE GRATUITE ›
Votre offre rapide | Une expertise avec + de 25 ans d'expérience
D'autres articles pour approfondir