Crédit immobilier pour indépendant : pourquoi les banques sont méfiantes ?

A savoir que pour un établissement bancaire, accorder un prêt immobilier implique une véritable évaluation des risques en amont. Les banques accordent un financement aux emprunteurs capables de rembourser.

Ainsi pour s’assurer du sérieux de l’emprunteur, de sa capacité à faire face à ses engagements les prêteurs se basent sur une multitude de critères tels que les revenus, le comportement bancaire, mais surtout la situation professionnelle et financière.

Pour les travailleurs indépendants, les établissements prêteurs peuvent être encore plus exigeants. En fait, si les indépendants ont souvent des revenus plus importants que la moyenne, leur situation professionnelle est jugée peu stable car leur activité peut prendre fin plus facilement et plus rapidement que pour une personne salariée (CDI, Fonctionnaire). De plus, en cas de cessation d’activité, les indemnités proposées sont souvent très faibles, voire totalement inexistantes.

Une situation professionnelle moins stable qu’un contrat de travail pérenne ne sera toujours pas récompensée par des revenus mêmes plus importants que la moyenne. En d’autres termes, disposer de revenus plus élevés ne laisse pas présumer une entrée d’argent régulière.

Par cette situation professionnelle précaire, les travailleurs indépendants rendent les banques particulièrement méfiantes à leur égard pour l’obtention d’un crédit immobilier. Il existe, toutefois, des astuces pour rassurer les établissements et obtenir un prêt à l’habitat en étant emprunteur non salarié.

Indépendant : quels sont les bons réflexes à adopter pour obtenir un prêt immo ?

En faisant le choix d’entreprendre ou de travailler à son propre compte, un indépendant peut tout à fait obtenir un crédit immobilier en adoptant quelques réflexes.

Mettre en avant la régularité de ses revenus et la pérennité de son entreprise

Pour maximiser ses chances, il convient dans un premier temps de mettre en avant la stabilité et la régularité de ses revenus. Il faut donc présenter ses derniers bilans d’activité et convaincre la banque de la solidité de son entreprise.

A savoir que le prêteur réclame souvent l’historique des 3 dernières années pour déterminer la capacité d’emprunt du demandeur. En général, la banque calculera la moyenne des revenus perçus en 3 ans. La bonne stabilité de l’entreprise est minutieusement étudiée, tout comme les revenus qu’elle permet de générer. Ces deux critères doivent être suffisamment stables, mais surtout élevés.

A savoir que dans le calcul du salaire moyen, la banque prend en compte uniquement le salaire que le travailleur indépendant se verse réellement. Les autres avantages ne sont pas pris en compte.

Proposer la domiciliation bancaire professionnelle

Tout travailleur indépendant (médecin, artisan, commerçant…) est tenu de disposer d’un compte bancaire professionnel pour les besoins de son activité. Ce compte professionnel qui diffère d’un compte bancaire classique est un atout colossal pour les travailleurs indépendants souhaitant obtenir un crédit immobilier.

Il faut simplement préciser à la banque au moment de la demande, sa volonté de domicilier chez elle son compte bancaire professionnel ainsi que sa trésorerie. Cette décision va également rassurer la banque en lui permettant d’avoir une vision claire des finances personnelles et professionnelles du demandeur.

Avoir un co-emprunteur en CDI ou fonctionnaire

Pour les banques, accorder un crédit immobilier à un travailleur indépendant sera plus facile s’il est accompagné d’un co-emprunteur ayant un contrat de travail pérenne. Qu’il soit en CDI ou fonctionnaire, le profil salarié est généralement plus « chouchouté » par les établissements bancaires grâce à la stabilité de leurs revenus.

A savoir qu’en cas d’un emprunt à deux, la situation financière du co-emprunteur sera également étudiée à la loupe, il fera face aux mêmes exigences et devra présenter un taux d’endettement raisonnable.

Présenter un apport personnel

Même pour les emprunteurs indépendants, il est recommandé de présenter un apport personnel d’au moins 10 % du montant souhaité. Cet apport n’est pas un critère indispensable, mais il constitue un levier de négociation.

Plus l’apport personnel est élevé, plus le travailleur indépendant est en position de force pour obtenir les meilleures conditions de financement. Avec un apport important, il est même possible de négocier une hausse considérable de son taux d’endettement afin de solliciter plus de fonds.

A savoir également que l’apport personnel est une preuve de sa stabilité financière et sa capacité d’épargne. Deux critères importants pour les banques.

Crédit immobilier pour travailleur indépendant : quelles garanties pour rassurer les banques ?

Même si la souscription d’un contrat d’assurance emprunteur n’est pas imposée par les législations en vigueur, les établissements bancaires perçoivent les choses autrement, notamment pour les emprunteurs non-salariés.

Avec l’assurance emprunteur, la banque a la garantie que le prêt immobilier accordé sera intégralement remboursement en cas de décès, de perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) ou toute autre situation ayant un impact négatif sur les finances de l’emprunteur.

Ainsi, l’indépendant doit souscrire un contrat d’assurance emprunteur pour travailleur non salarié pour couvrir le prêt immobilier.

Pour mettre toutes les chances de son côté, il peut également opter pour d’autres garanties supplémentaires pour rassurer la banque. Le nantissement sur une assurance-vie et l’hypothèque sur le bien peuvent rassurer davantage l’établissement prêteur.

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