Ce qu’il faut retenir sur ce sujet :
• L’assurance de prêt auto est généralement facultative, même lorsqu’une voiture est financée à crédit.
• Un crédit auto relève du crédit à la consommation et peut actuellement porter sur un montant allant jusqu’à 75 000 € dans le cadre réglementaire applicable.
• Le prêteur peut conditionner l’octroi du crédit à la souscription d’une assurance, même si aucune loi n’impose systématiquement cette couverture.
• Avant de souscrire, il faut comparer le coût de l’assurance, les garanties, les exclusions, les franchises et les conditions de prise en charge.
Non, aucune règle générale n’impose de souscrire une assurance emprunteur pour obtenir un crédit auto. Le prêteur peut toutefois demander une assurance comme condition d’acceptation du financement.
Cette situation doit être distinguée de celle de l’assurance automobile. Un crédit peut, en principe, être souscrit sans assurance emprunteur si l’établissement financier accepte de financer le véhicule dans ces conditions.
Le prêteur étudie avant tout la capacité de remboursement du demandeur. Il tient notamment compte de ses revenus, de ses charges, des crédits déjà en cours et, plus globalement, de sa solvabilité.
Selon le profil de l’emprunteur, le montant demandé et ses propres critères de risque, l’établissement peut néanmoins souhaiter bénéficier d’une protection supplémentaire. Il peut alors proposer ou demander la souscription d’une assurance couvrant certains événements susceptibles d'empêcher le remboursement du prêt.
Les règles applicables aux crédits à la consommation prévoient d’ailleurs que l’établissement prêteur doit informer le client sur les caractéristiques et le coût du financement. Lorsque l’assurance est souscrite avec le crédit, son coût doit être clairement identifié.
Il est donc important de distinguer deux situations : une assurance simplement proposée à l’emprunteur, qui peut être refusée, et une assurance présentée par le prêteur comme une condition d’octroi du financement.
Dans ce second cas, refuser l’assurance peut conduire l’établissement à ne pas donner suite à la demande de crédit.
L’assurance de crédit auto sert à sécuriser le remboursement du prêt lorsqu’un événement couvert par le contrat empêche l’emprunteur d’honorer normalement ses échéances. La prise en charge dépend de la garantie concernée et des conditions prévues au contrat.
Acheter une voiture représente souvent une dépense importante. Lorsque l’acquisition est financée par un crédit, l’emprunteur s’engage à verser des mensualités pendant plusieurs mois ou plusieurs années.
Or, sa situation personnelle ou professionnelle peut évoluer pendant cette période.
Un décès, une perte totale et irréversible d’autonomie, une invalidité ou une incapacité temporaire de travail peut entraîner une baisse importante des revenus du foyer. Le remboursement du crédit peut alors devenir plus difficile.
L’assurance emprunteur permet de transférer tout ou partie de ce risque à l’assureur.
Selon la garantie et le contrat, celui-ci peut rembourser le capital restant dû ou prendre en charge tout ou partie des échéances pendant une période déterminée.
Cette protection présente donc un double intérêt. Elle sécurise le remboursement pour l’établissement prêteur et peut éviter que l’emprunteur ou ses proches aient à supporter seuls la dette dans certaines situations graves.
Bon à savoir : une assurance emprunteur ne rembourse pas automatiquement un crédit dès qu’un emprunteur rencontre des difficultés financières. L’événement à l’origine de ces difficultés doit correspondre à une garantie prévue au contrat et respecter ses conditions de mise en œuvre.
Une assurance de prêt auto peut notamment couvrir le décès, la perte totale et irréversible d’autonomie, l’invalidité et l’incapacité de travail. Certains contrats proposent également une garantie perte d’emploi.
Les garanties proposées ne sont pas nécessairement identiques d’un assureur à l’autre.
La garantie décès est l’une des protections les plus importantes. Si l’assuré décède pendant la période couverte, l’assureur rembourse le capital restant dû dans les conditions et limites prévues par le contrat.
Cette protection permet notamment d’éviter que le remboursement du crédit restant ne repose entièrement sur les proches ou la succession.
Des exclusions et une limite d’âge peuvent toutefois être prévues. Il est donc nécessaire de consulter les conditions générales du contrat.
La garantie PTIA intervient lorsque l’assuré se trouve dans une situation particulièrement grave d’invalidité et répond à la définition contractuelle de la perte totale et irréversible d’autonomie.
Lorsque les conditions sont remplies, l’assurance peut prendre en charge le capital restant dû selon la quotité assurée et les modalités prévues au contrat.
Certains contrats couvrent également l’invalidité permanente. Les conditions de déclenchement de la garantie dépendent notamment du taux d’invalidité retenu et de la définition prévue par l’assureur.
Deux contrats affichant une garantie « invalidité » peuvent donc aboutir à des niveaux de protection différents.
Une maladie ou un accident peut empêcher temporairement l’emprunteur d’exercer son activité professionnelle.
Lorsque l’incapacité temporaire de travail est couverte, l’assureur peut prendre en charge tout ou partie des mensualités pendant la période d’arrêt, après application éventuelle d’une franchise.
La garantie perte d’emploi est généralement optionnelle et encadrée par des conditions précises. Elle ne couvre pas nécessairement toutes les situations de chômage.
Un licenciement peut, par exemple, être couvert alors qu’une démission, une rupture conventionnelle ou une fin de contrat à durée déterminée peut être exclue selon les conditions du contrat.
L’assurance emprunteur protège le remboursement du crédit, tandis que l’assurance automobile couvre principalement les conséquences liées à l’utilisation du véhicule. Les deux assurances ont donc des fonctions totalement différentes.
L’assurance auto est liée au véhicule et à sa circulation. La responsabilité civile constitue la couverture minimale obligatoire pour un véhicule terrestre à moteur destiné à circuler. Elle indemnise les dommages causés aux tiers.
Des garanties supplémentaires peuvent ensuite couvrir, selon la formule choisie, le vol, l’incendie, le bris de glace, les dommages subis par le véhicule ou encore certains dommages corporels du conducteur.
L’assurance de prêt auto est, elle, rattachée au financement. Elle n’a pas vocation à payer la réparation ou le remplacement d’une voiture accidentée.
À l’inverse, une assurance automobile tous risques ne rembourse pas les mensualités du crédit parce que l’emprunteur est devenu invalide ou se trouve en incapacité de travail.
Un véhicule acheté à crédit peut donc être couvert simultanément par une assurance automobile et une assurance emprunteur, chacune répondant à un risque différent.
Attention : financer une voiture à crédit ne dispense jamais de respecter l’obligation d’assurance automobile. La responsabilité civile est obligatoire pour tout véhicule concerné par cette obligation, indépendamment de l’existence d’un crédit.
Le prix d’une assurance de crédit auto dépend du montant et de la durée du financement, des garanties choisies, du profil de l’assuré et de la tarification appliquée par l’assureur. Il n’existe donc pas de tarif unique applicable à tous les crédits automobiles.
Le coût doit être étudié avec autant d’attention que le taux d’intérêt du crédit.
Une cotisation apparemment faible peut représenter une somme non négligeable lorsqu’elle est versée pendant plusieurs années.
Le tarif peut notamment varier en fonction de l’âge de l’emprunteur, de la durée du prêt, du capital emprunté, des garanties retenues et, lorsque ces informations peuvent être demandées dans le cadre applicable au contrat, de certains éléments permettant à l’assureur d’évaluer le risque.
Il faut également vérifier la manière dont la cotisation est calculée. Selon le contrat, elle peut être déterminée à partir du capital initial ou évoluer en fonction des modalités prévues par l’assurance.
Pour comparer correctement deux financements, il est préférable de ne pas regarder uniquement la mensualité du crédit. Le coût de l’assurance doit également être pris en compte dans l’évaluation du coût global.
Lorsque l’assurance constitue une condition pour obtenir le crédit aux conditions proposées, son coût entre dans le calcul du taux annuel effectif global (TAEG). Celui-ci permet d’apprécier plus largement le coût du financement en intégrant les frais obligatoires nécessaires à son obtention.
Pour connaître le coût réel de l’assurance, il faut additionner les cotisations prévues pendant toute la durée du financement, sous réserve que celles-ci restent constantes.
Prenons un exemple purement indicatif.
Un particulier emprunte 20 000 € pour acheter une voiture et rembourse son crédit sur 60 mois. L’assurance proposée représente une cotisation de 15 € par mois pendant toute la durée du financement.
Le calcul est alors le suivant :
Si une seconde offre présente une cotisation de 10 € par mois pour des garanties réellement comparables, son coût théorique serait de :
L’écart atteint donc 300 € sur la durée du crédit.
Cet exemple est indicatif : il ne constitue ni un tarif moyen ni une estimation de cotisation. Le prix réel dépend du contrat proposé et du profil assuré.
Le tarif ne doit d’ailleurs jamais être le seul critère de choix. Une assurance moins chère peut comporter davantage d’exclusions, une franchise plus longue ou des conditions de prise en charge moins favorables.
Il faut comparer simultanément le prix et le niveau réel de protection. Les garanties, exclusions, franchises, limites d’âge et modalités d’indemnisation sont aussi importantes que le montant de la cotisation.
Commencez par identifier les garanties dont vous disposez réellement. La présence des termes « invalidité » ou « incapacité » dans deux contrats ne signifie pas nécessairement que la couverture est identique.
Il faut notamment vérifier la définition contractuelle de chaque garantie et les conditions nécessaires à son déclenchement.
Regardez ensuite les exclusions. Certaines activités, circonstances ou pathologies peuvent être exclues de la prise en charge selon le contrat.
La franchise mérite également une attention particulière. Une assurance peut prévoir qu’une prise en charge ne commence qu’après une certaine durée d’incapacité. Pendant cette période, les mensualités restent à la charge de l’emprunteur.
Il convient aussi de regarder la durée maximale d’indemnisation, les limites d’âge et le mode de prise en charge.
Enfin, comparez le coût total de l’assurance sur toute la durée envisagée du prêt plutôt que la seule cotisation mensuelle.
Pas nécessairement. Le montant versé dépend de l’événement, de la garantie souscrite, des conditions du contrat et de la part du financement effectivement assurée.
En cas de décès couvert, l’assurance peut prévoir le remboursement du capital restant dû. Pour une incapacité temporaire, le fonctionnement est généralement différent : l’assureur peut prendre en charge les échéances pendant une période donnée plutôt que solder immédiatement le crédit.
En cas d’invalidité, le mécanisme dépend également du niveau d’invalidité reconnu et des dispositions contractuelles.
Lorsque plusieurs personnes empruntent ensemble, la répartition de la couverture peut également avoir une incidence sur l’indemnisation.
Il est donc important de ne pas interpréter la simple présence d’une garantie comme la certitude d’un remboursement intégral du crédit dans toutes les circonstances.
L’assureur peut refuser une indemnisation lorsque l’événement ne correspond pas à une garantie souscrite, relève d’une exclusion ou ne remplit pas les conditions prévues au contrat.
Le contrat précise les événements couverts et ceux qui ne le sont pas.
Un délai de franchise peut, par exemple, empêcher une prise en charge immédiate en cas d’incapacité de travail. Une garantie perte d’emploi peut ne concerner que certaines formes de licenciement.
Des limites d’âge ou des exclusions particulières peuvent également s’appliquer à certaines garanties.
Lors d’un sinistre, l’assuré ou ses proches doivent généralement effectuer une déclaration auprès de l’assureur et fournir les justificatifs demandés.
Lire les conditions du contrat avant la souscription reste donc indispensable. Le prix d’une assurance ne permet pas, à lui seul, de connaître la qualité de sa couverture.
Au 14 septembre 2026, le régime actuel du crédit à la consommation concerne en principe les crédits compris entre 200 € et 75 000 €. À compter du 20 novembre 2026, le champ de la réglementation sera étendu aux crédits allant jusqu’à 100 000 € pour les nouvelles offres concernées.
Le financement d’une voiture peut notamment prendre la forme d’un crédit affecté, directement lié à l’achat du véhicule, ou d’un prêt personnel permettant de financer librement une dépense, dont l’acquisition d’une voiture.
Avec un crédit affecté, le financement et l’achat du véhicule sont juridiquement liés. Le crédit doit servir à l'opération mentionnée dans le contrat.
Avec un prêt personnel, l’utilisation des fonds est plus libre. L’emprunteur peut donc utiliser la somme obtenue pour financer son véhicule sans que le crédit soit nécessairement attaché juridiquement à cet achat.
Dans les deux cas, l’établissement doit vérifier la solvabilité du demandeur avant d’accorder le financement.
Une assurance n’est pas automatiquement nécessaire parce qu’un crédit finance une voiture : son intérêt doit être apprécié selon le montant emprunté, la durée du remboursement, la situation du foyer et les garanties proposées.
Plus le capital et la durée sont importants, plus les conséquences d’un accident de la vie peuvent être significatives sur le remboursement.
À l’inverse, pour un financement limité et rapidement remboursé, le coût de certaines garanties peut peser davantage dans l’arbitrage.
Il faut surtout se poser une question concrète : si les revenus du foyer diminuaient fortement à la suite d’un décès, d’une invalidité ou d’une incapacité de travail, le crédit pourrait-il continuer à être remboursé sans mettre le budget en difficulté ?
Cette réflexion permet d’évaluer l’utilité de l’assurance au-delà de son simple coût.
Oui. L’assurance emprunteur n’est pas légalement obligatoire pour un crédit auto, mais un établissement peut conditionner son accord à la souscription d’une assurance.
Uniquement si le contrat comporte une garantie perte d’emploi et si les conditions prévues sont remplies. Toutes les situations de chômage ne sont pas nécessairement couvertes.
Non, la destruction du véhicule relève en principe de l’assurance automobile et des garanties souscrites. L’assurance emprunteur intervient pour les événements liés à la personne assurée prévus au contrat, comme le décès ou certaines situations d’invalidité.
Non. Une assurance automobile tous risques protège principalement contre les risques liés au véhicule et à son utilisation ; elle ne remplace pas une assurance emprunteur couvrant le remboursement du financement.
Le crédit ne disparaît pas automatiquement au décès de l’emprunteur. Si une assurance décès couvre le financement, l’assureur peut rembourser le capital restant dû dans les conditions prévues au contrat ; en l’absence de couverture, la dette est traitée dans le cadre de la succession.
Elle peut le couvrir si une garantie d’incapacité temporaire de travail est prévue et si les conditions contractuelles sont remplies. Une franchise ou une durée maximale de prise en charge peut notamment s’appliquer.
Oui lorsque l’assurance est simplement facultative. En revanche, si le prêteur en fait une condition d’octroi du financement, son absence peut conduire au refus du crédit.
Il peut être prélevé avec l’échéance du prêt, mais son montant doit pouvoir être identifié. Lorsque l’assurance est obligatoire pour obtenir le financement aux conditions proposées, son coût est pris en compte dans le TAEG.
Le crédit auto affecté est juridiquement lié à l’achat du véhicule, tandis qu’un prêt personnel permet d’utiliser librement les fonds empruntés. Tous deux relèvent du crédit à la consommation lorsqu’ils entrent dans son champ d’application.
À compter du 20 novembre 2026, les nouvelles règles étendront le champ de la réglementation du crédit à la consommation aux crédits allant jusqu’à 100 000 €, contre 75 000 € dans le régime actuellement applicable.
Responsable webmarketing et rédacteur expérimenté chez Solutis depuis 2011, Gueladjo maîtrise les tenants et aboutissants de chaque aspect sur le crédit, l’économie et le financement des particuliers et professionnels.
Contenu supervisé, relu et validé par Olivier DUPUICH - Directeur commercial de Solutis - Linkedin
Assurez votre prêt immobilier avec le meilleur tarif !
Demande d'assurance de prêt
Votre devis rapide en moins de 24h | Une expertise de confiance reconnue
D'autres articles pour approfondir