Acheter un bien immobilier aux Pays-Bas, à Amsterdam, Rotterdam et La Haye par exemple, en étant Français est tout à fait possible, mais le succès du projet repose surtout sur le financement, l’apport disponible et la bonne anticipation des frais d’acquisition. Entre les règles locales, les conditions des banques néerlandaises et les alternatives de financement depuis la France, il est essentiel de bien structurer son dossier avant de se lancer. Voici les informations clés à retenir avant d’acheter une maison ou un appartement en Hollande.
Ce qu'il faut retenir :
• Un Français peut acheter librement un bien aux Pays-Bas : maison, appartement, résidence principale, résidence secondaire ou investissement locatif, sans restriction générale liée à sa nationalité.
• Aucun permis de séjour n’est nécessaire pour acheter : le BSN et une activité sur place ne sont pas obligatoires pour devenir propriétaire, mais ils facilitent souvent les démarches bancaires, administratives et fiscales.
• Le financement est plus simple avec des revenus locaux stables : une banque néerlandaise peut accorder un crédit à un Français, mais le dossier est généralement plus favorable si l’emprunteur travaille déjà aux Pays-Bas ou y perçoit ses revenus.
• Les frais d’acquisition doivent être prévus dès le départ : comptez en général 3 à 5 % du prix du bien pour une résidence principale avec crédit, et 9 à 13 % pour une résidence secondaire ou un investissement locatif.
• Plusieurs solutions existent pour financer l’achat : crédit immobilier dans une banque néerlandaise, prêt de trésorerie hypothécaire en France ou rachat de crédits pour améliorer le budget et la capacité d’emprunt.
Oui, un Français peut parfaitement acheter un bien immobilier aux Pays-Bas en son nom propre, qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement. Il n’existe pas de règle générale interdisant à un ressortissant français d’acheter un logement ancien, neuf, une résidence principale, une résidence secondaire ou un bien patrimonial à mettre en location. Le point bloquant éventuel n’est donc pas l’achat lui-même, mais le financement et la capacité à assumer les frais annexes.
Dans les faits, l’achat est souvent plus simple à financer si vous vivez déjà aux Pays-Bas, si vous y travaillez ou si vous percevez des revenus facilement lisibles par une banque néerlandaise. À l’inverse, un acheteur vivant en France avec des revenus uniquement français peut acheter, mais le dossier est souvent plus technique à monter.

Non, un Français n’a pas besoin d’un permis de séjour néerlandais pour acheter un bien immobilier aux Pays-Bas. Les citoyens de l’UE, de l’EEE et de la Suisse peuvent résider aux Pays-Bas sans permis de séjour néerlandais classique.
Non, le BSN n’est pas une condition juridique obligatoire pour devenir propriétaire. En revanche, il devient souvent utile, et parfois pratiquement indispensable, dès que l’achat s’inscrit dans un projet de vie sur place ou dans un montage bancaire local.
Le BSN est le numéro d’identification utilisé dans les relations avec l’administration néerlandaise, et il est attribué lors de l’inscription dans les registres de population. Les banques néerlandaises demandent aussi le BSN de leurs clients, ce qui signifie qu’un achat comptant peut être envisageable sans dans certains cas, mais qu’un financement local devient beaucoup plus simple si vous en disposez déjà.
Non, il n’est pas obligatoire d’avoir un emploi local ni de créer une entreprise aux Pays-Bas pour acheter un bien immobilier. Un Français peut acheter sans activité professionnelle sur place.
En revanche, pour emprunter auprès d’une banque néerlandaise, avoir un contrat de travail local, des revenus stables ou une activité déjà établie dans le pays améliore nettement la qualité du dossier.
En pratique, une banque finance plus facilement un emprunteur dont les revenus sont réguliers, compréhensibles et directement exploitables dans son analyse de risque.
L’achat immobilier aux Pays-Bas suit une logique proche de celle connue en France, avec des spécificités locales importantes.
La première étape consiste à définir votre budget. Il faut estimer à la fois votre capacité d’emprunt et les frais d’acquisition qui resteront potentiellement à votre charge. Les banques néerlandaises distinguent bien le prix du bien et les coûts annexes d’achat.
Ensuite vient la recherche du bien, souvent via des portails immobiliers, un makelaar local ou un conseiller capable d’accompagner un acheteur étranger.
Une fois l’offre acceptée, les parties signent un contrat de vente (koopovereenkomst). Pour un acquéreur particulier, il existe une période de réflexion de 3 jours, pendant laquelle l’acheteur peut renoncer à l’achat sans avoir à motiver sa décision.
Le transfert de propriété se fait ensuite par une akte van levering ou leveringsakte, c’est-à-dire l’acte de transfert signé devant un notaire civil néerlandais. Après signature, le notaire enregistre l’acte au registre foncier tenu par le Kadaster. C’est cet enregistrement qui finalise juridiquement le transfert de propriété.

Oui, une personne française peut obtenir un crédit immobilier dans une banque néerlandaise, mais l’accord dépend du dossier présenté.
La banque locale va généralement étudier :
Un dossier sera souvent plus simple à financer si l’emprunteur travaille sur place, perçoit des revenus locaux ou présente une situation professionnelle stable et facilement analysable par l’organisme sollicité. Pour un acheteur qui vit encore en France, l’obtention d’un crédit local peut être plus complexe. Cela ne signifie pas que le projet est impossible, mais qu’il nécessite une étude plus poussée et probablement un peu plus de temps.
Parler le hollandais ou être assisté par un interprète peut être nécessaire pour une bonne compréhension et assurer les échanges avec la banque locale. Si la langue constitue un frein au projet, il reste possible de financer le projet d’achat d’une maison ou d’un appartement aux Pays-Bas avec un organisme français, notamment via la solution du prêt hypothécaire.
Il est possible d’emprunter un crédit hypothécaire en France pour acheter, avec les fonds obtenus, une résidence aux Pays-Bas. Cet emprunt est accordé auprès d’un organisme de crédit à condition d’hypothéquer un bien se trouvant en France métropolitaine.
Le montant est calculé en fonction d’un ratio hypothécaire, qui peut aller jusqu’à 70 % du prix estimé du logement gagé. En général, il ne faut pas avoir de crédit en cours associé à la maison, l’appartement ou le terrain mis en garantie. Des frais de garantie d’environ 1,5 à 2 % sont à prévoir.
Le prêt de trésorerie hypothécaire est l’une des seules solutions accordées par les banques de l’Hexagone pour acheter un bien situé en Europe, comme en Hollande par exemple. En effet, généralement le crédit immobilier classique ne peut être souscrit, car les sociétés de cautionnement refusent de garantir les achats à l’étranger.
Ce financement présente l’avantage d’utiliser comme levier son patrimoine immobilier pour obtenir des liquidités et pouvoir vivre ailleurs. Le bien gagé pourra ensuite tout à fait être mis en location pour générer des revenus fonciers.
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Si vous voulez augmenter votre budget d’achat ou équilibrer vos finances avant de procéder à l’acquisition d’un bien aux Pays-Bas, il peut être utile de rassembler vos prêts dans une seule opération et de réduire vos mensualités.
Grâce au rachat de vos crédits, vous allez pouvoir mieux préparer votre budget à la souscription d’un nouveau financement immobilier. Si nécessaire, le montage peut incorporer une trésorerie en plus, qui vous permettra de financer les frais d’acquisition d’un bien en Hollande ou des travaux de rénovation et d’aménagement.
Il est important de préciser que la baisse des mensualités s’obtient en augmentant la durée de remboursement, ce qui provoque souvent une hausse du coût total. Une condition parfois nécessaire pour diminuer son taux d’endettement et rendre possible un nouvel investissement immobilier.
Vous pouvez profiter des avantages de ce financement en validant une demande de rachat de prêts en ligne, vous serez rapidement rappelé par un expert Solutis pour vous accompagner.
C’est la solution la plus naturelle lorsque vous vivez déjà aux Pays-Bas, que vous y travaillez ou que vous disposez de revenus compatibles avec les critères d’un établissement local.
Cette option permet de financer directement le bien dans le pays où il est situé. Elle convient particulièrement aux profils expatriés, aux salariés installés sur place ou aux ménages qui ont déjà commencé leur intégration administrative et professionnelle aux Pays-Bas.
Cette taxe de transfert est le principal poste de frais lors d’une acquisition aux Pays-Bas. Voici son taux :
Exemple :
Un acheteur âgé de 18 à 35 ans qui achète son premier logement pour y vivre peut bénéficier une seule fois d’un taux de 0 % sur la taxe de transfert si le prix d’achat ne dépasse pas 555 000 € en 2026 et si toutes les conditions sont remplies.
Les frais de notaire ne sont pas fixés par l’État de manière uniforme et varient selon l’étude. En pratique, pour un achat avec crédit, il faut souvent prévoir environ 1 000 à 2 500 € pour l’ensemble acte de transfert + acte hypothécaire, soit souvent autour de 0,3 à 0,7 % du prix pour un bien compris entre 300 000 et 400 000 €.
Si vous passez par un conseiller ou courtier en crédit local, les frais tournent généralement autour de 2 000 à 3 500 € selon la complexité du dossier, ce qui représente souvent environ 0,5 à 1 % du prix d’un bien de 300 000 à 400 000 €.
La banque demande souvent un rapport d’évaluation du logement. Son coût est généralement de quelques centaines d’euros, souvent autour de 500 € à 900 €, donc environ 0,1 à 0,3 % du prix selon la valeur du bien.
Si le financement entre dans le cadre de la National Mortgage Guarantee (NHG), la prime unique est de 0,4 % du montant emprunté en 2026. Sur un emprunt de 300 000 €, cela représente 1 200 €.
Un aankoopmakelaar n’est pas obligatoire, mais ses honoraires représentent souvent 1 à 2 % du prix d’achat, parfois avec un forfait. Sur un bien de 350 000 €, cela représente environ 3 500 à 7 000 €.
Budget à prévoir : Pour une résidence principale avec crédit, les frais d’acquisition tournent souvent autour de 3 à 5 % du prix d’achat. Pour une résidence secondaire ou un investissement locatif, il faut généralement compter 9 à 13 % du prix à partir de 2026.
Aux Pays-Bas, le crédit immobilier peut financer jusqu’à 100 % de la valeur du bien, mais pas les frais d’acquisition. En pratique, il faut donc prévoir un apport couvrant au minimum les frais : souvent 3 à 5 % pour une résidence principale et 9 à 13 % pour tout autre investissement.
Exemple pour une résidence principale à 350 000 € avec crédit :
Dans ce cas, l’apport à prévoir est souvent de l’ordre de 10 500 à 17 000 €, voire davantage selon les intermédiaires choisis.
En cas de financement dans une banque néerlandaise, un apport élevé de plus de 10 à 20 % peut soutenir le dossier et permettre d’obtenir plus facilement une offre.
Le notaire est indispensable dans le cadre d’un achat immobilier aux Pays-Bas. C’est lui qui authentifie l’acte de transfert et qui accomplit les formalités nécessaires à l’enregistrement de la vente.
Concernant la langue, le point essentiel n’est pas la nationalité de l’acheteur, mais sa capacité à comprendre les documents signés. Si vous ne maîtrisez pas suffisamment le néerlandais, il est fortement conseillé de vous faire accompagner par un professionnel francophone, un courtier habitué aux dossiers internationaux ou un interprète capable de vous expliquer clairement les termes du financement et de l’acte.
Le bon secteur dépend surtout de votre objectif : habiter sur place, investir dans une grande ville, viser un bassin d’emploi ou rechercher un marché plus accessible qu’Amsterdam.
Amsterdam est à privilégier pour le prestige et la valeur patrimoniale, Rotterdam et Utrecht pour l’équilibre entre dynamisme et qualité de vie, Eindhoven pour l’emploi, La Haye pour un cadre familial international et Tilburg pour un marché plus accessible.
Oui, un Français peut acheter un bien aux Pays-Bas, même s’il n’est pas résident. Cependant, obtenir un crédit immobilier néerlandais est souvent plus simple si vous vivez ou travaillez déjà sur place.
Non, un Français n’a pas besoin d’un permis de séjour pour acheter un bien immobilier aux Pays-Bas. En tant que citoyen de l’Union européenne, il peut acheter librement un logement dans le pays.
Oui, une banque néerlandaise peut financer un acheteur français. L’accord dépend surtout de la stabilité des revenus, de la situation professionnelle, du niveau d’endettement et de la capacité à payer les frais d’acquisition.
Oui, le notaire néerlandais est obligatoire. C’est lui qui signe l’acte de transfert et enregistre officiellement la vente, ce qui finalise juridiquement l’achat.
Oui, surtout si vous ne connaissez pas bien le marché néerlandais ou si vous ne maîtrisez pas suffisamment la langue. Un accompagnement permet de mieux sécuriser le financement, la compréhension des documents et les étapes de l’achat.
Expert en solutions de financement et gestion budgétaire, Mathieu rédige des contenus approfondis et pédagogiques pour les lecteurs de Solutis depuis 2018, appuyé par sa formation en Banque & Assurances.
Contenu supervisé, relu et validé par Olivier DUPUICH - Directeur commercial de Solutis - Linkedin
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