Les assureurs classifient comme métier à risque toutes les professions exercées susceptibles d’avoir un risque aggravé pour l’emprunteur et son assurance de crédit immobilier. Ce type de professionnel se retrouve alors exposé à un risque plus élevé se traduisant souvent par une augmentation directe sur le coût ou les chances d’acceptation pour une assurance emprunteur. Explication en détail sur les conséquences d'avoir une profession risquée et les solutions pour obtenir un contrat avantageux.
Les 4 points à retenir sur ce sujet :
1. Un métier est considéré à risque par les assureurs lorsqu’il expose à un danger réel physique, des conditions extrêmes ou un risque élevé d’arrêt de travail.
2. Souvent, un métier à risque entraine une surprime, des exclusions de garanties et plus rarement un refus de l’assureur.
3. Il est obligatoire de déclarer son métier exact et les risques qu’il expose, sous peine d’engager la nullité du contrat à cause de fausse déclaration.
4. La délégation d’assurance et l’aide d’un courtier peuvent permettre de négocier un contrat d’assurance pour métier à risque moins cher et plus adapté.
La profession exercée est un critère important dans l’évaluation du coût d’une assurance de prêt immobilier, au même titre que les activités sportives. Concrètement, un emprunteur est susceptible d’être confronté à un risque d’instabilité professionnelle ou d’accident qui peut détériorer sa condition physique, l’empêcher de réaliser ses tâches de la vie courante voire causer un décès.
Une profession à risque conduit le bénéficiaire à remplir un questionnaire professionnel dédié qui va permettre d’identifier les différents éléments pouvant augmenter le risque d’assurance tels que :
Les assureurs disposent tous d’un listing où ils classent des métiers dans une catégorie jugée à risques qui peuvent nécessiter le paiement par l’assuré d’une surprime pour être couvert. Toutefois, il arrive que quelques professions soient totalement exclues par les compagnies d’assurance qui refusent tout bonnement de couvrir les métiers les plus dangereux.
Voici une liste de métiers pouvant être qualifiés à risque :
En récoltant des informations sur le métier et les tâches accomplies par l’emprunteur dans le cadre de ses fonctions, la compagnie d’assurance va être en capacité de mesurer l’exposition aux risques de celui-ci. Cette étape permet ensuite à l’assureur de formaliser une proposition commerciale avec une tarification adaptée à la situation personnelle mais également professionnelle de l’emprunteur.
L’une des premières conséquences d’exercer dans une profession jugée à risque est l’augmentation du coût pour être couvert appliqué par l’assureur. Dans ce type de situation, il est courant que la compagnie d’assurance applique une surprime calculée selon le risque de l’activité professionnelle et auquel l’emprunteur est exposé.
Les assureurs peuvent également décider d’exclure certaines garanties. Autrement dit, pour certains risques liés à la profession de l’emprunteur, l’assureur ne proposera aucune indemnisation. D’autres assureurs peuvent se montrer plus souples et privilégier une limitation de la couverture au lieu d’une exclusion totale. Dans ces conditions, l’emprunteur peut, malgré le risque professionnel existant, bénéficier d’une protection partielle ou plafonnée selon les conditions d’indemnisation.
La dernière hypothèse, bien que rare mais possible, est le refus pur et simple de la demande d’assurance de prêt pour un métier à risque par l’assureur. Face aux risques professionnels, certains professionnels peuvent refuser un rachat d’exclusion. C’est-à-dire que l’assuré ne sera pas couvert si le risque anticipé se concrétise durant la vie du contrat. Il est également envisageable que l’assureur refuse de couvrir le financement, puisqu’il n’a aucune obligation de donner une réponse favorable à une demande de contrat.

Quand il faut assurer un prêt immobilier, penser à la délégation d’assurance va permettre de trouver une offre moins chère que les contrats proposés par les organismes prêteurs, appelés l’offre de groupe. Les personnes dont la profession est jugée à risque vont payer un malus sur le montant de leur cotisation, ils ont par conséquent tout intérêt à chercher une meilleure offre d’assurance de prêt pour en réduire son coût. La délégation d’assurance est aussi bien réalisable avant de signer l’offre de prêt que durant toute la période de remboursement du crédit immobilier.
L’emprunteur peut faire plusieurs estimations en se rendant dans des compagnies d’assurance ou en faisant appel à un intermédiaire bancaire, plus communément appelé courtier. Ce professionnel va présenter le dossier à ses partenaires assureurs, comparer les devis proposés en retour puis sélectionner l’assurance de crédit au meilleur prix et adaptée aux risques professionnels.
Si l’emprunteur a changé d’emploi pour une profession qui n’est plus à risque, faire une délégation d’assurance peut permettre d’obtenir un nouveau contrat sans surprime.
L’emprunteur, qu’il ait un métier à risque ou non, est tenu de respecter deux points lors d’une délégation d’assurance :
Il existe plusieurs délais si l’emprunteur souhaite changer d’assurance de prêt pendant qu’il rembourse ses mensualités. Ce changement peut en effet intervenir lors des 12 premiers mois du crédit, il suffit d’en faire part à son conseiller. Une fois la première année écoulée, l’emprunteur peut changer d’assurance à chaque date anniversaire de la signature de l’offre de prêt. Attention, il doit cependant prévenir la banque au minimum 2 mois avant cette échéance.e.
Il peut être judicieux d’allonger ce délai à 3, voire 4 mois afin d’anticiper les charges administratives intempestives qui peuvent finir par rendre la délégation d’assurance impossible.
Concrètement, les métiers à risque sont caractérisés lorsqu’une profession est exposée à un danger physique, à des conditions extrêmes ou à un risque important d’arrêt de travail.
Bien que possible, le refus de couvrir un emprunteur à cause du risque de son métier reste exceptionnel. Dans la pratique, les assureurs pratiquent une surprime ou des exclusions de garanties lors de la rédaction des conditions de l’assurance de prêt.
La réponse est oui. Vous devez absolument déclarer clairement et précisément votre profession à la compagnie d’assurance. En effet, toute fausse déclaration peut vous exposer à la nullité du contrat et ainsi ne plus être éligible à toute indemnisation quelle qu’elle soit.
Rédigé par Mathieu Dubuffet - Rédacteur expert de Solutis
Mis à jour le 05/12/2025
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