Certaines idées reçues laissent penser que le vapotage serait moins nocif que le tabac traditionnel et donc qu’il n’est pas nécessaire d’en faire la déclaration à l’assureur lors de la souscription d’une assurance de prêt. Or, cette croyance est fausse, un vapoteur doit déclarer toute utilisation d’une cigarette électronique car elle peut représenter un risque pour la santé de l’emprunteur lors du remboursement d’un prêt. Voici les explications de nos experts.
Les 4 points à retenir sur ce sujet :
1. Aux yeux des assureurs, le vapotage peut être considéré comme à risque surtout en présence de nicotine.
2. Comme le tabac, le vapotage doit être déclaré dans le questionnaire de santé.
3. Une fausse déclaration expose à un refus d’indemnisation ou à la résiliation du contrat d’assurance.
4. Après 12 à 24 mois sans nicotine (cigarette classique ou électronique), il est possible de demander un changement d’assurance et profiter d’un tarif avantageux.
Le principal objectif de l’assurance de prêt est de couvrir les risques relatifs à la santé de l’emprunteur intervenant lors du remboursement du prêt en question. Néanmoins, lorsque certaines habitudes de l’emprunteur comme le tabagisme augmentent le risque pour sa santé, alors ce dernier est dans l’obligation d’informer son assurance avant la souscription d’une quelconque protection. C’est pourquoi les personnes consommant du tabac doivent renseigner le statut de fumeur lors de la complétude du questionnaire de santé ainsi que leur habitude de consommation.
S’il existe un cadre juridique clairement défini autour du tabac et de sa consommation lors de la souscription d’une assurance de prêt immobilier ou consommation, ce cadre peut paraitre plus flou en ce qui concerne le vapotage. En effet, si le tabac est reconnu par tous comme étant nocif pour la santé, le vapotage est souvent mis en avant pour ses risques plus faibles pour la santé. En clair, compte tenu de l’ingestion de substances chimiques nocives pour la santé, les assurances considèrent le risque pour la santé similaire pour un fumeur classique qu’un vapoteur.
Lors d’une demande d’assurance de prêt immobilier, les emprunteurs doivent remplir un questionnaire de santé destiné au médecin de la compagnie. Selon les risques présentés par l’emprunteur, des exclusions pourront figurer au contrat.
Il est absolument déconseillé de mentir lors du questionnaire d’assurance car en cas de besoin, les garanties pourraient ne pas s’appliquer si l’emprunteur était de mauvaise foi.
Par exemple, il peut être tentant d’indiquer une consommation de tabac minime pour rester sous les radars. Mais chaque détail compte. Si les emprunteurs fumeurs de tabac traditionnel doivent se déclarer auprès de leur assureur, cette règle s’applique également aux emprunteurs vapoteurs. Ainsi, que l’emprunteur soit un vapoteur exclusif ou alterne avec le tabac, toute consommation de ce type doit faire l’objet d’une déclaration lors de la complétude du questionnaire d’assurance.
Au même titre que le tabac, le vapotage peut avoir un impact significatif sur le prix de l’assurance emprunteur. Pour déterminer le coût de la protection, l’assureur va établir le profil de l’emprunteur ainsi que les risques auxquels ce dernier est exposé.
Pour faire simple, le coût de l’assurance va représenter le risque estimé par l’assurance, ainsi plus l’emprunteur est considéré à risque, plus la cotisation à payer sera élevée, on parle alors de surprime.
| Profil | Qualification par l’assureur | Impact sur le tarif |
|---|---|---|
| Vapoteur sans nicotine | Généralement considéré comme non-fumeur | Aucun impact ou tarif standard |
| Vapoteur avec nicotine | Parfois assimilé à fumeur | Surprime possible |
| Double usage (vape + tabac) | Toujours considéré comme fumeur | Surprime systématique |
| Ex-fumeur récent | Classé fumeur temporairement | Tarif majoré pendant 12 à 24 mois |
| Ex-fumeur confirmé (sans vape) | Non-fumeur | Tarif normal |
| Vapoteur occasionnel | Évaluation au cas par cas | Variable selon contrat |
| Arrêt du tabac avec vapotage | Période probatoire | Surprime transitoire possible |
Si le liquide consommé en vapotage contient de la nicotine, il faudra l’indiquer lors de la recherche d’un contrat d’assurance. A l’instar de la cigarette classique, le niveau de risques va dépendre de la consommation.
Par exemple, une assurance partenaire de Solutis considère le vapotage comme occasionnel si la consommation n’excède pas 3 mg de nicotine par flacon de 10 ml par mois. Le fait d’être catégorisé en fumeur occasionnel peut permettre d’obtenir une bonification par rapport à un consommateur aguerri.
En revanche, une consommation de nicotine importante même à l’aide d’une e-cigarette sera considéré comme du tabagisme pour les compagnies d’assurance emprunteur. Dans ce cas, l’emprunteur vapoteur se verra appliquer une surprime d’assurance.
La prise en compte du vapotage va donc dépendre du niveau de consommation mais aussi de l’assureur. Certaines compagnies font la distinction entre tabac et vapotage. Il faut donc comparer les offres.
Fumer avec une e-cigarette n’ôte pas de droits aux emprunteurs. Au contraire, il profite également du droit à la délégation d’assurance de prêt. L’assurance de la banque n’est donc pas obligatoire pour les vapoteurs.
En souscrivant une assurance individuelle avec une compagnie externe, l’emprunteur vapoteur peut réduire le coût de sa couverture. En personnalisant l’assurance de prêt, le demandeur peut aussi limiter le poids de sa surprime par rapport à sa cotisation. Toutefois, le contrat d’assurance pourra contenir des exclusions liées au tabagisme. La consommation de nicotine autant en cigarette qu’en vapoteuse représente un risque. En prenant en compte ce risque, il faut alors trouver la meilleure couverture de prêt. A noter que l’assurance la moins chère n’est pas toujours la plus protectrice.
Généralement, c’est la présence de nicotine ou non qui va déterminer la réponse à cette question. En clair, sans nicotine, on désignera l’emprunteur comme un non-fumeur. A contrario, avec une cigarette électronique avec nicotine, l’emprunteur sera considéré comme un fumeur.
En cas de fausse déclaration, le risque majeur pour l’emprunteur est de voir l’assureur refuser la prise en charge d’une indemnisation en cas de risque avéré allant parfois jusqu’à la résiliation automatique du contrat d’assurance.
La réponse est oui. Après 12 à 24 mois sans tabac ou vapotage, vous pouvez contacter votre assureur afin de négocier une couverture non-fumeur et ainsi réduire la cotisation à payer.
Rédigé par Jonathan Hector - Rédacteur confirmé de Solutis
Mis à jour le 28/11/2025
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