Les revenus totaux permettent à l’organisme de calculer la capacité d’emprunt et le taux d’endettement de l’emprunteur et d’analyser la faisabilité d’une demande de financement. Les banques en rachat de crédits prennent en compte en priorité les revenus réguliers et justifiables, tels que le salaire d’une activité professionnelle, les pensions de retraite, les revenus fonciers et financiers des placements, une pension alimentaire perçue et certaines allocations si elles sont perçues de façon durable et cohérente avec la durée du prêt. Les sources de revenus qui ne sont pas stables ou insuffisamment récurrentes sont le plus souvent écartées (ou minorées) dans la capacité d’endettement, car elles peuvent évoluer ou s’arrêter.
Ce qu’il faut retenir :
• Seuls les revenus stables, réguliers et justifiables (salaires, loyers reçus, pensions) sont généralement pris en compte pour un rachat de crédits.
• Les revenus irréguliers (ARE, RSA, primes exceptionnelles) sont le plus souvent exclus ou non retenus, selon les établissements et la durée de perception.
• Les banques évaluent la solvabilité via le rapport revenus / charges fixes (loyer, crédits, pension) et regardent aussi le reste à vivre.
• Justificatifs nécessaires : fiches de paie, avis d’imposition, relevés de comptes et toute autre pièce démontrant l’existence d’un revenu secondaire.
Les banques prennent en compte tous les revenus réguliers et justifiables (salaires, loyers, pensions, etc.) pour évaluer la solvabilité d’un dossier de rachat de crédit. La stabilité, l’ancienneté et la récurrence de ces revenus sont essentielles pour augmenter les chances d’acceptation. Voici la liste des principaux revenus que les organismes de prêt prennent en considération :
Le salaire net mensuel figure dans le calcul du revenu lors d’un rachat de crédit (la base de calcul peut varier selon les banques : net imposable, net avant/après prélèvement à la source...). Les heures supplémentaires effectuées de façon régulière (ex : contrat sur 39h) sont également souvent comptabilisées, à l’instar des primes régulières. Si leur montant est souvent différent, une moyenne mensuelle sur une période définie par l’organisme sera calculée et ajoutée dans les revenus globaux mensuels de l’emprunteur. S'il exerce plus d'un emploi et cumule plusieurs salaires, ils seront tous comptabilisés par la banque.
En plus du salaire, l’ancienneté du contrat de travail est analysée. Un CDI hors période d’essai et avec plusieurs années d’expérience procure un vrai avantage et augmente les chances d’avoir un accord de financement.
Si l’emprunteur possède un ou plusieurs biens immobiliers mis en location et qu’il touche des loyers, ses revenus locatifs vont être analysés par l’organisme prêteur et viendront s’ajouter souvent à hauteur de 60 à 70 % dans le calcul de ses revenus totaux, après une demande pour regrouper ses prêts. Les revenus fonciers peuvent donc accroître la capacité d’emprunt, à condition de limiter les périodes de vacance locative.
Les rentes viagères, les dividendes réguliers et les revenus d’assurance-vie en rente peuvent être pris en compte, à condition d’être suffisamment réguliers, traçables et justifiés.
Les pensions versées par les différentes Caisses de retraite ainsi que les complémentaires sont comptabilisées par les banques pour calculer les revenus des demandeurs de rachat de crédit qui sont retraités. Ces revenus sont généralement considérés comme pérennes et réguliers.
Les allocations familiales, certaines aides sociales et pension alimentaire peuvent aussi être prises en compte dans le calcul des revenus réalisé par la banque, sous condition de stabilité, de justificatifs et de cohérence avec la durée de remboursement du regroupement de crédits.
Les bénéfices liés à une activité professionnelle (ex : profession libérale) ou secondaire peuvent être intégrés au calcul du revenu, mais seulement s’ils sont réguliers. Attention, la banque sera également vigilante sur l’ancienneté du bénéfice réalisé grâce à son activité. Si cette activité professionnelle vient d’être récemment lancée, alors le prêteur peut émettre des doutes sur la régularité de cette source de revenus. En général, au moins 2 bilans des deux dernières années sont à fournir.
Toutes les sommes d’argent ne sont pas à inclure dans le calcul du revenu de l’emprunteur. La banque tient uniquement compte des rentrées d’argent régulières, ce qui veut dire que les autres sources sensibles aux variations ne sont souvent pas prises en compte (ou sont retenues avec prudence).
Voici quelques exemples de revenus généralement non retenus :
Si le RSA et certaines allocations de perte d’emploi ne sont pas considérés dans le calcul de la capacité d’emprunt, c’est parce qu’ils ne sont pas toujours perçus sur toute la durée du rachat de crédits, ou parce que leur montant peut évoluer.
Pour savoir si un emprunteur est solvable et en capacité de rembourser un rachat de crédit, la banque fera une analyse approfondie de ses revenus. Lors de son étude, elle ne tiendra pas uniquement compte du montant de ses rentrées d’argent, mais aussi de leur régularité et stabilité, qui sont deux critères essentiels.
Il est important pour la banque de savoir si l’emprunteur gagne la même somme d’argent tous les mois ou s’il y a des fluctuations. Pour l’organisme prêteur, une personne avec un revenu fixe et régulier représente un remboursement moins risqué qu’une autre possédant une variation importante de ses revenus, qui peut être jugée comme plus exposée en cas de baisse soudaine du montant perçu.
C’est pourquoi, les revenus non réguliers sont rarement pris en compte dans le calcul des revenus totaux d’un foyer.
Dans le cadre d’un rachat de crédit, le revenu perçu par l’emprunteur est important, il permet à la banque de se projeter sur sa capacité d’emprunt. Toutefois, cette variable n’a pas de réelle signification seule, elle doit être comparée avec le niveau de charge payé par l’emprunteur.
Tout comme les revenus, toutes les charges ne sont pas à prendre en compte dans le calcul des charges, il faut uniquement retenir les charges récurrentes comme :
Les dépenses liées à la vie courante comme l’eau, l’électricité, la facture de téléphone ne rentrent pas dans le calcul des charges récurrentes. Le total de ces dépenses peut toutefois être pris en considération dans l’analyse globale (notamment via la lecture des relevés bancaires et l’évaluation du reste à vivre).
Pour évaluer un dossier, la banque retient généralement les revenus stables et justifiables, puis les compare aux charges récurrentes (mensualités de crédits, loyer, pension alimentaire...). Certains revenus peuvent être pondérés (ex : loyers retenus partiellement), et les revenus variables peuvent être lissés (moyenne) ou écartés s’ils ne sont pas réguliers. Voici un exemple fictif chiffré.
Situation du foyer :
Revenus totaux retenus : 2 200 + 150 + 420 + 200 = 2 970 €
Charges récurrentes avant rachat :
Charges totales avant rachat : 950 + 650 = 1 600 €
Calcul du taux d’endettement (avant rachat) : Charges récurrentes / Revenus retenus
= 1 600 / 2 970 = 53,9 %
Après rachat, l’objectif est généralement de réduire la mensualité globale (souvent via un allongement de durée), afin de faire baisser le ratio charges / revenus et d’améliorer le reste à vivre.
Charges totales après rachat : 400 + 650 = 1 050 €
Calcul du taux d’endettement (après rachat) : 1 050 / 2 970 = 35,4 %
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Cette estimation se base sur les informations saisies et ne constitue pas une offre définitive. Une étude de faisabilité complète est nécessaire. * À partir de. Taux nominaux au 01/01/2026 proposés chez les établissements de crédits partenaires.
Avant de lancer votre demande de rachat de prêts, il est crucial de savoir quels revenus réguliers la banque va réellement prendre en compte pour calculer votre capacité d’emprunt et votre taux d’endettement.
| Type de revenus | Pris en compte par la banque ? | Conditions / précisions |
|---|---|---|
| Salaires & primes régulières | Oui | CDI hors période d’essai, salaires nets + primes régulières et heures sup stables |
| Revenus fonciers (loyers) | Oui (souvent minorés) | Souvent retenus à 60–70%, loyers perçus de manière stable, après prise en compte d’une vacance locative |
| Revenus financiers (dividendes, rentes viagères, assurance-vie en rente) | Oui | À condition qu’ils soient réguliers et justifiés |
| Pensions de retraite & complémentaires | Oui | Considérés comme pérennes et stables |
| Pension alimentaire perçue | Oui | Doit être perçue pendant toute la durée du prêt |
| Allocations sociales (ex : allocations familiales) | Oui (si stables) | Prises en compte si elles couvrent la durée du rachat et sont justifiées |
| Bénéfices d’activité non salariée (professions libérales, auto-entrepreneurs, commerçants) | Oui | Revenus stables et prouvés sur 2 exercices minimum |
| ARE (allocation chômage) | Généralement non | Revenu temporaire et non garanti sur la durée |
| RSA / APL / aides ponctuelles | Généralement non | Revenus considérés comme variables/conditionnels |
| Primes exceptionnelles | Généralement non | Pas de régularité |
| Heures supplémentaires irrégulières | Généralement non | Seules les heures régulières sont comptabilisées |
| Frais de déplacement / indemnités diverses | Généralement non | Revenus accessoires et variables |
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Le salaire minimum requis pour obtenir un rachat de crédit varie selon les établissements financiers et la situation de l'emprunteur. Il est courant que des revenus au minimum au SMIC soient évoqués, mais ce montant peut fluctuer en fonction du taux d'endettement, du montant des crédits à regrouper et des charges fixes du foyer. Concrètement, le salaire minimum nécessaire pour un regroupement de prêts correspond à un montant permettant de conserver un taux d’endettement compatible avec les critères de l’établissement (souvent 35 %, suivant les normes du HCSF, et parfois davantage selon profil, type de rachat et reste à vivre).
Le montant des revenus est crucial dans un dossier de rachat de crédits en étude, car il aide à calculer le taux d’endettement et la capacité de remboursement de l’emprunteur, avant et après restructuration de ses dettes. Il est donc impératif de les justifier en totalité pour être transparent avec la banque et pour améliorer la qualité de son dossier.
Un emprunteur peut prouver ses revenus totaux en fournissant à la banque des photocopies de ses fiches de paie, du dernier avis d’imposition et de ses relevés de compte bancaire. S’il touche des revenus locatifs, il peut aussi envoyer ses quittances de loyer. Pour les autres sources de revenu, il faut envoyer tous les justificatifs prouvant leur existence, leur régularité et leur montant.
Le plus souvent, non. Les banques appliquent une pondération (souvent autour de 60 à 70 %) afin d’anticiper les charges, impayés et périodes de vacance locative. La méthode exacte dépend de l’établissement.
Oui, si elles sont perçues de manière régulière. Les banques calculent fréquemment une moyenne sur plusieurs mois (ou sur une période définie) pour lisser les variations.
Elles peuvent être prises en compte si elles sont stables, justifiables et cohérentes avec la durée de remboursement. Dans certains cas, elles sont intégrées avec prudence.
Elle est généralement peu ou pas retenue car elle est temporaire. Toutefois, certains établissements peuvent l’intégrer partiellement selon la durée restante d’indemnisation, le profil et le reste à vivre (au cas par cas).
Oui si elles sont régulières (ex : contrat 39h ou pratiques stables). Les heures supplémentaires occasionnelles sont, elles, généralement écartées ou non retenues.
Oui, mais la banque demande en général de la visibilité : revenus réguliers, ancienneté et justificatifs (souvent deux exercices/bilans ou équivalents selon statut).
Le reste à vivre correspond à ce qu’il reste après paiement des charges récurrentes (crédits, loyer, pensions, etc.). Même avec un taux d’endettement correct, un reste à vivre jugé insuffisant peut conduire à un refus.
Expert en solutions de financement et gestion budgétaire, Mathieu rédige des contenus approfondis et pédagogiques pour les lecteurs de Solutis depuis 2018, appuyé par sa formation en Banque & Assurances.
Contenu supervisé, relu et validé par Olivier DUPUICH - Directeur commercial de Solutis - Linkedin
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