Lors de la mise en place d’une vente en viager, le vendeur doit éviter certains pièges qui pourraient entraîner des conséquences sur le montant de la rente, la fiscalité du foyer ou encore la conformité du contrat. Voici les principaux pièges à éviter pour vendre un bien en viager dans de bonnes conditions, sécuriser le montant de la rente et ne pas négliger les clauses essentielles du contrat.
Ce qu’il faut retenir :
• Estimer correctement la valeur du bien est essentiel pour éviter une rente trop faible ou un prix excessif qui empêcherait la vente.
• Négocier une rente adaptée aux besoins, sans fixer un bouquet trop élevé, est crucial pour garantir des ressources suffisantes.
• Vendre en viager après 60 ans permet de réduire la part imposable des rentes perçues, avec un avantage fiscal encore plus favorable à partir de 70 ans.
• Inclure des clauses comme la réversion, la majoration annuelle de la rente et la libération anticipée du logement pour éviter des mauvaises surprises.

En général, avant de faire un viager, voici les principaux points pour lesquels le vendeur doit se montrer vigilant :
Voici pourquoi il faut être particulièrement attentif à chacun de ces points avant de procéder à une vente en viager.
Le vendeur d’un viager (crédirentier) doit passer par un expert de l’estimation immobilière pour évaluer au juste prix son logement, en prenant le marché local comme référence.
Cette étape doit être réalisée soigneusement puisque le prix va permettre de calculer la rente viagère mensuelle et le montant du bouquet versés par l’acheteur (débirentier).
Une estimation trop faible peut amoindrir de façon importante ce complément de revenus pour le vendeur tandis qu’un prix excessif peut faire fuir les potentiels acquéreurs. À savoir que Solutis peut se charger d’évaluer finement la valeur de votre bien.
En fonction de ses besoins, le vendeur doit négocier avec le débirentier un bouquet et une rente adaptés. L’objectif est de trouver le bon équilibre : plus le bouquet est élevé, plus la rente mensuelle diminue et inversement.
Le crédirentier doit donc veiller à fixer un bouquet satisfaisant pour ses besoins en liquidité immédiats, sans réduire excessivement la rente dont il aura besoin pour compléter durablement ses revenus.
Le montant de la rente ne doit pas être fixé de manière approximative. Il doit rester cohérent avec plusieurs paramètres : la valeur du bien, l’âge du vendeur, le type de viager, l’occupation ou non du logement, le bouquet versé au départ et l’aléa inhérent à la vente en viager.
En viager libre, la valeur locative du logement peut servir de point de comparaison utile, mais elle ne constitue pas à elle seule une règle automatique. Ce qui importe avant tout, c’est l’équilibre global de l’opération. Une rente manifestement trop faible peut fragiliser le contrat. Pour éviter ce risque, mieux vaut faire chiffrer la vente par un professionnel du viager ou un notaire.
Il est recommandé de ne pas recourir à un viager avant la retraite car plus le vendeur est âgé au moment du premier versement de la rente et plus la part imposable est basse.
Si le vendeur d’un viager est âgé de moins de 50 ans, l’administration fiscale tiendra compte de 70 % des revenus issus de ses rentes viagères. Une proportion importante qui se réduit à 50 % s’il a entre 50 et 59 ans, 40 % entre 60 et 69 ans et 30 % à partir de 70 ans.
Pour payer moins d’impôt sur le revenu après un viager, il est donc conseillé de réaliser la vente après 60 ans car moins de la moitié du total annuel des rentes entrera dans l’assiette fiscale du foyer.
Pour se prémunir de la hausse de l’inflation, qui augmente le coût de la vie, il est possible d’inclure une clause dans le contrat de vente permettant de revaloriser chaque année le montant de la rente viagère.
La revalorisation annuelle de la rente dépend de la clause prévue dans l’acte de vente et de l’indice de référence retenu, souvent un indice publié par l’INSEE. Cette indexation permet de limiter l’érosion du pouvoir d’achat du crédirentier au fil des années.
Bien qu’il soit généralement inférieur à l’augmentation réelle des prix des biens et des services à la consommation, une augmentation de la rente reste la bienvenue. D’autant que celle-ci peut s’avérer non négligeable en cumulant les hausses annuelles sur plusieurs années.
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La clause de réversion entend transférer le bénéfice de la rente viagère au conjoint survivant du vendeur lors de son décès. C’est une condition essentielle pour que le conjoint puisse continuer de subvenir à ses besoins lorsqu’il sera veuf.
D’autant qu’au fil des ans, des dépenses liées à une perte d’autonomie peuvent apparaître. Il est donc très important de négocier avec l’acheteur la présence d’une réversion dans le contrat d’une vente viagère qui prendra effet durant toute la vie du conjoint survivant.
Aussi, si le vendeur a recours à un viager occupé, il est conseillé de négocier avec l’acheteur la présence d’une clause de libération anticipée du logement. En effet, si le crédirentier souhaite déménager ou doit se placer en maison de retraite car il ne dispose plus assez d’autonomie, il doit pouvoir céder la pleine propriété du bien au débirentier.
Grâce à cette clause, une majoration de la rente peut être prévue en cas de libération anticipée du logement, selon les modalités fixées dans l’acte de vente et l’équilibre économique de l’opération.
Le vendeur doit veiller à identifier un acheteur avec une situation financière stable pour que ce dernier assure le paiement de la rente mensuelle. Il faut donc éviter de sélectionner les yeux fermés l’acquéreur le plus offrant puisqu’une étude comparative est nécessaire pour évaluer la solvabilité de chaque investisseur potentiel.
Cette étape est requise pour anticiper au mieux les rentes impayées durant le contrat. Le but est donc de trouver un débirentier qui possède assez de ressources pour honorer ses créances, même en cas de coup dur passager.
Grâce à Solutis et nos partenaires, sachez que vous serez mis en relation avec des acquéreurs qui auront la capacité financière de vous verser vos rentes durant le reste de votre vie.
Bon à savoir : En cas d’impayés répétés, le vendeur peut, selon les clauses prévues dans l’acte, engager une action en résolution de la vente. Cette procédure peut conduire à la reprise du bien, avec les conséquences prévues contractuellement et juridiquement.
Un vendeur peut décider de se mettre d’accord avec un membre de sa famille, un enfant ou un neveu par exemple, pour lui céder son bien en viager occupé.
Si l’opération présente l’avantage de conserver un logement au sein du patrimoine familial, elle peut être source de conflit entre les légataires. De plus, il est possible qu’elle soit perçue par l’administration fiscale comme une donation déguisée pour éviter de payer des frais de succession au décès du crédirentier. Si le prix est sous-évalué ou si les rentes ne sont pas effectivement versées, l’opération peut être contestée et requalifiée.
Une vente en viager en famille est donc envisageable en la formalisant auprès d’un notaire, en estimant correctement le prix du bien, pour éviter une sous-évaluation, puis en prouvant que la transaction est de bonne foi et que les rentes seront bel et bien versées et utiles au vendeur.
Pour éviter les principaux pièges d’une vente en viager, il est souvent utile de se faire accompagner par un spécialiste capable de sécuriser le montage et de vérifier les paramètres essentiels de l’opération. L’équipe Solutis peut vous aider à mener à bien votre vente viagère afin d’en tirer un bouquet et une rente qui répondront à vos attentes financières.
Grâce à notre intervention, vous serez assuré d’avoir un montage rigoureux, de trouver un acquéreur solvable, d’obtenir des conseils au sujet de la fiscalité et de ne pas commettre l’erreur d’oublier certaines clauses pour protéger votre foyer.
Pour bénéficier de notre prestation, rien de plus simple : il faut remplir notre formulaire de demande de rappel selon vos disponibilités. Un conseiller Solutis prendra contact avec vous rapidement et gratuitement pour débuter l’étude de votre projet de vente en viager.
Le principal risque est de percevoir une rente insuffisante pendant toute la durée du viager. Une rente trop faible peut réduire durablement les ressources du vendeur et déséquilibrer l’opération. Pour l’éviter, le calcul doit tenir compte de la valeur du bien, de l’âge du crédirentier, du bouquet et du type de viager.
Oui, une majoration de la rente peut être prévue en cas de libération anticipée du logement. Cette hausse n’est toutefois ni automatique ni standard : elle dépend des clauses prévues dans l’acte. Le piège est de supposer qu’elle s’appliquera sans l’avoir négociée dès le départ.
En cas d’impayés, le vendeur peut agir sur la base des garanties et clauses prévues dans l’acte. Selon la situation, une action en résolution de la vente peut être engagée. Le meilleur moyen d’éviter ce risque reste de vérifier la solvabilité de l’acheteur avant la signature.
Oui, un viager familial peut être contesté s’il n’est pas conclu dans des conditions normales de vente. Un prix sous-évalué ou des rentes non réellement versées peuvent fragiliser l’opération. Pour éviter ce risque, la vente doit être rigoureusement encadrée par un notaire.
Non, le notaire sécurise juridiquement l’acte, mais il ne corrige pas à lui seul un mauvais montage économique. Le vendeur doit aussi faire vérifier l’estimation du bien, le montant de la rente, la fiscalité et les clauses protectrices. Le piège est de croire que la signature suffit à sécuriser toute l’opération.
Expert en solutions de financement et gestion budgétaire, Mathieu rédige des contenus approfondis et pédagogiques pour les lecteurs de Solutis depuis 2018, appuyé par sa formation en Banque & Assurances.
Contenu supervisé, relu et validé par Olivier DUPUICH - Directeur commercial de Solutis - Linkedin
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