Une assurance emprunteur peut prévoir des cotisations fixes pendant toute la durée du prêt ou des cotisations qui évoluent au fil des années. La première solution facilite la gestion du budget, tandis que la seconde peut notamment tenir compte de la diminution du capital restant dû. Pour bien comparer, il faut regarder le coût total de l’assurance et son évolution dans le temps, et pas seulement la première mensualité.

  • Ce qu’il faut retenir sur ce sujet :

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    • Une cotisation fixe reste identique pendant la période prévue au contrat, tandis qu’une cotisation variable peut évoluer au cours du remboursement du crédit.

    • Sur un crédit immobilier de 20 ou 25 ans, une faible différence mensuelle peut représenter plusieurs milliers d’euros sur la durée si elle se maintient.

    • Une cotisation calculée sur le capital restant dû n’est pas nécessairement toujours décroissante, car son évolution peut aussi dépendre de l’âge et des modalités tarifaires prévues au contrat.

    • Pour comparer deux assurances emprunteur, examinez l’échéancier des cotisations, le coût total, le TAEA et les garanties, plutôt que la seule cotisation de départ.

Quelle est la différence entre une cotisation fixe et une cotisation variable ?

Une cotisation fixe conserve un montant identique selon l’échéancier prévu au contrat, tandis qu’une cotisation variable évolue au cours du remboursement du prêt. Cette différence dépend principalement du mode de calcul retenu par l’assureur.

Lors de la souscription d’une assurance emprunteur, il ne suffit donc pas de regarder uniquement le taux d’assurance. Il est également important de vérifier la manière dont les cotisations sont calculées et réparties pendant toute la durée du crédit.

Avec une cotisation fixe, le montant à payer reste stable conformément à l’échéancier établi lors de la souscription. Par exemple, si le contrat prévoit une cotisation de 40 € par mois, l’emprunteur versera généralement cette même somme chaque mois pendant la période prévue. Ce fonctionnement offre une bonne visibilité sur le budget consacré à l’assurance.

À l’inverse, avec une cotisation variable, le montant payé peut évoluer au fil du remboursement. L’assureur peut notamment tenir compte du capital restant dû et, selon les modalités du contrat, de l’âge atteint par l’assuré. Les cotisations peuvent ainsi être plus élevées à certaines périodes et diminuer ou évoluer différemment par la suite.

La cotisation fixe facilite donc la prévision du budget mensuel, tandis qu’une tarification variable nécessite de consulter attentivement l’échéancier pour connaître l’évolution des sommes à payer. Cette différence peut avoir un impact important sur la répartition du coût de l’assurance au cours du crédit.

Il ne faut toutefois pas choisir une assurance emprunteur uniquement selon le caractère fixe ou variable de ses cotisations. Deux contrats reposant sur un même mode de tarification peuvent présenter des coûts totaux, des garanties et des niveaux de couverture très différents. Pour les comparer correctement, il est donc préférable d’examiner le coût de l’assurance sur toute la durée du prêt ainsi que les garanties proposées.

Comment fonctionne une assurance emprunteur à cotisation fixe ?

Avec une cotisation fixe, le montant de la prime d’assurance prévu par l’échéancier reste identique au fil du remboursement. L’emprunteur bénéficie ainsi d’une dépense d’assurance régulière et facilement prévisible.

Dans de nombreux contrats, ce fonctionnement est associé à une tarification établie à partir du capital emprunté à l’origine. Le montant de la prime est alors déterminé lors de la souscription puis réparti sur la durée prévue.

Prenons un exemple indicatif : pour un crédit de 200 000 €, un contrat prévoit une cotisation d’assurance de 45 € par mois.

L’emprunteur paiera alors, selon cette hypothèse :

45 € × 12 = 540 € par an.

Au bout de plusieurs années, le capital restant à rembourser aura pourtant diminué. Si les cotisations prévues sont fixes, leur montant restera néanmoins de 45 € par mois.

L’avantage principal est donc la visibilité budgétaire. L’emprunteur sait dès le départ combien l’assurance lui coûtera chaque mois selon l’échéancier contractuel.

Cela ne signifie toutefois pas qu’un contrat à cotisations fixes est systématiquement plus cher. Le coût dépend du tarif proposé, du profil de l’emprunteur, des garanties souscrites, de la quotité et de la durée du financement.

Comment fonctionne une cotisation calculée sur le capital restant dû ?

Lorsque l’assurance est calculée sur le capital restant dû, son assiette diminue progressivement à mesure que l’emprunteur rembourse son crédit. Mais cela ne signifie pas nécessairement que la cotisation baisse chaque mois.

C’est l’une des principales nuances à comprendre.

Au début du crédit, le capital restant dû est élevé. Il diminue ensuite progressivement avec les remboursements. Un contrat utilisant cette somme comme assiette tient donc compte de cette évolution.

Cependant, d’autres paramètres peuvent intervenir dans la tarification, notamment l’âge atteint par l’assuré. L’évolution réelle de la cotisation dépend alors de la formule utilisée par l’assureur.

Elle peut ainsi augmenter pendant une première période, atteindre un niveau maximal puis diminuer lorsque la baisse du capital restant dû devient prépondérante.

C’est pourquoi il est préférable de parler de cotisations variables plutôt que d’affirmer qu’une assurance sur capital restant dû produit systématiquement des mensualités décroissantes.

L’échéancier remis par l’assureur permet de visualiser les cotisations prévues année après année.

Pourquoi les cotisations variables peuvent-elles augmenter puis diminuer ?

Une cotisation variable peut évoluer sous l’effet de deux phénomènes opposés : le vieillissement de l’assuré peut augmenter le risque tarifé, tandis que le remboursement du prêt réduit progressivement le capital restant à assurer.

Au début du financement, la diminution du capital peut être relativement progressive. Dans le même temps, l’âge de l’assuré augmente.

Selon la formule tarifaire du contrat, l'effet lié à l'âge peut alors compenser ou dépasser temporairement celui de la diminution du capital.

Plus tard, le capital restant dû devient beaucoup plus faible. Son recul peut alors entraîner une diminution des cotisations.

Cette évolution n’est toutefois pas universelle. Chaque contrat possède son propre échéancier et ses propres règles de calcul.

Il est donc préférable de demander le détail des cotisations prévues sur toute la durée du financement avant de comparer plusieurs offres.

Bon à savoir : la cotisation affichée lors de la première année n’est pas suffisante pour déterminer quelle assurance sera la moins chère sur 15, 20 ou 25 ans.

Cotisation fixe ou variable : laquelle coûte le moins cher ?

Aucune des deux formules n’est systématiquement moins chère. Le contrat le plus économique est celui dont le coût total correspondant à votre situation et à la durée réelle de détention du prêt est le plus avantageux, à garanties comparables.

Une assurance variable peut afficher une cotisation de départ particulièrement attractive. Cela ne signifie pas nécessairement qu’elle restera à ce niveau pendant toute la durée du crédit.

Inversement, une cotisation fixe peut sembler plus élevée au début mais présenter un coût global compétitif.

Prenons deux exemples purement indicatifs pour comprendre le principe.

Un contrat A prévoit une cotisation fixe de 35 € par mois pendant 20 ans. Si le crédit est conservé jusqu’à son terme :

35 € × 240 mois = 8 400 €.

Un contrat B peut présenter des mensualités variables : plus faibles certaines années, plus élevées à d’autres périodes, puis décroissantes en fin de financement.

Pour déterminer lequel est financièrement le plus intéressant, il faut donc additionner toutes les cotisations prévues pendant la période considérée.

Il faut également tenir compte d’une autre réalité : de nombreux crédits ne sont pas conservés jusqu’à leur échéance initiale. Vente du logement, remboursement anticipé ou rachat du prêt peuvent mettre fin au financement avant son terme.

Dans ce cas, la répartition des cotisations dans le temps devient particulièrement importante.

Quel type de cotisation choisir si l’on pense revendre son logement ?

Si vous envisagez de revendre le bien ou de rembourser le crédit avant son terme, il est particulièrement important de comparer le coût de l’assurance sur la durée pendant laquelle vous pensez réellement conserver le prêt.

Supposons que vous souscriviez un crédit sur 25 ans mais envisagiez de revendre votre logement dans environ 8 ans.

Comparer uniquement le coût théorique des assurances sur 25 ans ne permet pas nécessairement d’identifier la solution la plus adaptée à ce scénario.

Un contrat peut en effet concentrer une part plus importante de son coût dans les premières années, tandis qu’un autre répartit ses cotisations de manière régulière.

Pour comparer correctement, vous pouvez donc demander :

  • le coût cumulé de l’assurance après 5 ans ;
  • son coût après 8 ou 10 ans ;
  • le montant total prévu jusqu’au terme du prêt ;
  • l’évolution annuelle ou mensuelle des cotisations.

Un remboursement anticipé total met fin au crédit et réduit son coût global puisque les mensualités futures ne sont plus dues. Le ministère de l’Économie rappelle notamment que le remboursement anticipé peut intervenir lors de la vente du bien ou d’un rachat de crédit.

Cette approche permet de comparer l’assurance en fonction de votre projet réel et non uniquement selon une hypothèse de remboursement jusqu’au dernier mois.

Capital initial ou capital restant dû : quelle méthode est la plus intéressante ?

Le capital restant dû peut permettre d’adapter l’assiette de l’assurance à la diminution progressive de la dette, tandis qu’une tarification établie à partir du capital initial offre souvent davantage de régularité. Mais aucune méthode n’est automatiquement la plus avantageuse.

Le choix dépend notamment de la tarification appliquée par l’assureur.

Pour deux personnes empruntant exactement la même somme, le prix peut varier en fonction de l’âge, des garanties, de la quotité assurée et des caractéristiques propres au contrat.

Il faut également distinguer l’assiette de calcul et le montant de la cotisation.

Une cotisation calculée à partir du capital initial peut être fixe. Mais tous les contrats à cotisations fixes ne doivent pas pour autant être décrits uniquement par cette caractéristique.

De même, utiliser le capital restant dû comme assiette ne suffit pas à prédire l’évolution exacte de la mensualité d’assurance.

Le meilleur moyen de comparer consiste donc à examiner les échéanciers réels fournis par les assureurs.

Quels éléments comparer en plus des cotisations ?

Le prix ne suffit pas pour choisir une assurance emprunteur. Les garanties et leurs conditions d’application doivent être comparées avec autant d’attention que le coût.

L’assurance emprunteur peut notamment couvrir le décès, la perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA), l’incapacité temporaire de travail (ITT) et différentes situations d’invalidité selon les garanties souscrites. Le ministère de l’Économie rappelle que l’assurance peut prendre en charge tout ou partie des mensualités selon les événements prévus au contrat.

  • Il faut également examiner :
  • les exclusions de garantie ;
  • les franchises ;
  • les délais de carence ;
  • les conditions d’indemnisation ;
  • les limites d’âge ;
  • la quotité assurée.

Une assurance légèrement moins chère peut donc être moins intéressante si ses conditions de couverture sont sensiblement moins favorables.

Le TAEA, le coût total de l’assurance et l’échéancier des cotisations apportent des informations complémentaires pour comparer les offres.

Enfin, la fiche standardisée d’information et la fiche personnalisée permettent de connaître les exigences du prêteur et de confronter plus facilement plusieurs assurances. Ces documents doivent être communiqués le plus tôt possible à l'emprunteur.

Attention :

Ne remplacez pas une assurance uniquement parce que sa première cotisation est moins élevée. Vérifiez le coût cumulé et l’ensemble des garanties avant de prendre votre décision.

Une assurance de groupe est-elle toujours à cotisation fixe ?

Non. Il ne faut pas associer automatiquement assurance de groupe et cotisation fixe, ni délégation d’assurance et cotisation variable. Les modalités tarifaires dépendent du contrat proposé.

La banque peut proposer son propre contrat d’assurance ou celui d’un partenaire. L’emprunteur reste toutefois libre de choisir un assureur extérieur à condition que le contrat retenu respecte le niveau de garanties exigé par l’établissement prêteur.

Les assurances proposées par les banques ont historiquement souvent utilisé des mécanismes de tarification permettant d’obtenir des cotisations régulières. De leur côté, de nombreux contrats individuels utilisent des tarifications personnalisées pouvant produire des cotisations évolutives. Mais cette distinction n’est pas une règle.

Certains contrats individuels peuvent prévoir des cotisations fixes, tandis que les modalités d’un contrat collectif peuvent différer selon l’offre. Le choix entre assurance de groupe et délégation doit donc être dissocié du choix entre cotisations fixes et variables.

Peut-on changer d’assurance si la tarification n’est plus intéressante ?

Oui. Pour un prêt immobilier, l’assurance emprunteur peut être remplacée à tout moment, sans attendre la date anniversaire du contrat, sous réserve que le nouveau contrat respecte le niveau de garanties exigé par la banque.

Depuis le 1er septembre 2022, cette possibilité concerne également les contrats immobiliers qui étaient déjà en cours.

Cela permet par exemple à un emprunteur ayant souscrit une assurance à cotisations fixes de rechercher ultérieurement une assurance présentant une autre structure tarifaire.

L’inverse est également possible. Cependant, il ne faut pas se limiter à comparer la mensualité actuelle avec la première mensualité du nouveau contrat. Si l’offre envisagée prévoit des cotisations variables, il est préférable d’examiner leur évolution future et le coût cumulé correspondant à la durée restante du prêt.

Un courtier en assurance emprunteur comme Solutis peut accompagner cette comparaison en recherchant auprès de ses partenaires une couverture adaptée au profil de l’emprunteur et conforme aux exigences de garanties du prêteur.

Comment comparer deux assurances à cotisations différentes ?

La bonne méthode consiste à comparer les assurances sur une même période, avec une quotité et des garanties équivalentes, puis à examiner leur coût cumulé.

Commencez par récupérer l’échéancier détaillé des deux assurances.

Comparez ensuite le montant payé pendant la première année, mais également après plusieurs années. Pour un crédit de longue durée, il peut être utile d’observer le coût cumulé après 5, 10 ou 15 ans ainsi que le coût théorique jusqu’au terme.

Examinez également le TAEA et les garanties.

Enfin, adaptez la comparaison à votre projet. Si vous pensez conserver le crédit pendant seulement 7 ou 8 ans, le coût sur cette période peut être plus pertinent que le coût calculé sur 25 ans.

Cette méthode permet d’éviter de choisir une assurance simplement parce que sa première mensualité paraît particulièrement faible.

FAQ sur les cotisations fixes et variables de l’assurance emprunteur

Une cotisation d’assurance emprunteur peut-elle changer chaque année ?

Oui. Un contrat à cotisations variables peut prévoir une évolution du montant payé au cours du prêt, notamment en fonction du capital restant dû, de l’âge atteint ou de la formule tarifaire prévue par l’assureur.

Une assurance calculée sur le capital restant dû baisse-t-elle forcément ?

Non. La diminution du capital restant dû ne signifie pas nécessairement que la cotisation baisse immédiatement, car d’autres paramètres tarifaires, comme l’âge atteint, peuvent intervenir dans son calcul.

Une assurance à cotisation fixe est-elle calculée sur le capital initial ?

C’est fréquent, mais ce n’est pas une règle absolue. Il faut consulter les conditions et l’échéancier du contrat pour connaître précisément l’assiette de calcul et l’évolution prévue des cotisations.

Peut-on connaître à l’avance les futures cotisations variables ?

Oui. L’assureur doit fournir les informations contractuelles permettant de connaître les modalités de paiement et l’évolution prévue des cotisations. L’échéancier constitue donc un document essentiel pour comparer plusieurs offres.

Quelle assurance choisir pour un prêt sur 25 ans ?

Il n’existe pas de formule systématiquement meilleure pour un prêt de 25 ans. Il faut comparer le coût cumulé sur la durée pendant laquelle vous pensez conserver le financement, le TAEA, l’évolution des cotisations et les garanties.

Une cotisation fixe peut-elle être plus intéressante qu’une cotisation variable ?

Oui. Une cotisation fixe peut présenter un coût total inférieur à celui d’une offre variable selon le tarif proposé et le profil de l’assuré. Le caractère fixe ou variable ne permet pas, à lui seul, de déterminer l’assurance la moins chère.

Que devient l’assurance en cas de remboursement anticipé du crédit ?

En cas de remboursement anticipé total, le prêt prend fin et l’assurance qui lui est attachée n’a plus vocation à couvrir un capital qui a été intégralement remboursé. Il convient néanmoins d’informer l’assureur et de suivre les modalités prévues au contrat.

Peut-on changer d’assurance pour passer de cotisations fixes à variables ?

Oui. Pour un prêt immobilier, vous pouvez changer d’assurance emprunteur à tout moment, à condition notamment que le nouveau contrat respecte le niveau de garanties exigé par la banque.

Photo Gueladjo Touré
Rédigé par Gueladjo TOURE - Rédacteur expert de Solutis -Linkedin

Responsable webmarketing et rédacteur expérimenté chez Solutis depuis 2011, Gueladjo maîtrise les tenants et aboutissants de chaque aspect sur le crédit, l’économie et le financement des particuliers et professionnels.

Contenu supervisé, relu et validé par Olivier DUPUICH - Directeur commercial de Solutis - Linkedin

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