Rachat ou renégociation de prêts : quelle est la meilleure solution ?

Les taux d’emprunts historiquement bas et la concurrence entre les banques permettent à de nombreux emprunteurs de tenter un rachat ou une renégociation de crédit. Cependant, quelle est la meilleure solution ?

Rachat ou renégociation de prêt : le jeu en vaut la chandelle

Selon la Banque de France, les taux d’emprunts immobiliers récemment accordés (depuis janvier 2016) se négocient en moyenne à 2,3 % (hors assurance, toute durée de remboursement confondue).  Ces barèmes concernent tous les types de financements (acquisition, renégociation et rachat de crédit).

Selon l’institution, ces niveaux atteignaient facilement plus de 4 % il y a juste 10 ans. Pour les ménages ayant obtenu un financement à l’habitat à un taux supérieur à 3,5 % et qu’il reste encore quelques annuités de remboursement, la renégociation ou le rachat de crédit immobilier peut être une bonne alternative.

Cependant, pour obtenir les meilleures conditions en vigueur, il faut d’abord solliciter le prêteur auprès duquel le financement a été accordé et lui demander d’en revoir les taux d’intérêt.

A savoir que le prêteur initial n’y est pas obligé et même s’il accepte, ses nouvelles conditions sont souvent moins attractives que celles affichées par la concurrence. De ce fait, pour obtenir les meilleures offres en vigueurs, il faut impérativement solliciter d’autres banques, directement ou par le biais d’un intermédiaire bancaire spécialisé en la matière.

Cela implique de changer de banque. Pour profiter pleinement des barèmes actuels, il faut donc faire racheter ses encours par un autre établissement bancaire.

Quels sont les frais engendrés ? Dans quel cas le rachat est-il intéressant ?

Qu’il s’agisse de la renégociation de crédit ou du rachat de prêt, le jeu en vaut la chandelle pour ces deux opérations bancaires. Cependant, si la première opération occasionne moins de frais, la seconde peut engendrer des divers frais qui sont loin d’être négligeables.

En fait, l’établissement bancaire que l’emprunteur quitte, facturera des indemnités de remboursement anticipé pour minimiser les pertes dues au remboursement anticipé.

Quant à la nouvelle banque et son intermédiaire, il y aura aussi des frais liés au nouveau financement (frais de dossier, frais d’intermédiation, frais de garantie…)

Compte tenu de ces coûts, un rachat de crédit immobilier auprès d’une autre banque ne sera avantageux financièrement que si le taux proposé pour le nouvel emprunt est inférieur d’au moins un point de base (exemple : taux initial = 3,8 %, nouveau taux = 2,8%). Pour les financements récents, une différence de 0,70 % peut suffire.

Par ailleurs, il faut savoir que cette opération bancaire peut être sollicitée pour d’autres motivations telles que : la baisse du taux d’endettement, la gestion simplifiée des finances, la réduction de mensualité


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