Le crowdfunding en royalties, comment ça marche ?

Le crowdfunding en royalties, comment ça marche ?

Une nouvelle forme de crowdfunding est arrivée en ligne : le financement participatif en royalties. Les investisseurs touchent une rémunération en fonction des ventes d’une société.

Investir dans une entreprise sans entrer au capital

Le concept initial de pot commun et de cagnotte sur internet est peu à peu en train de changer. Le crowdfunding avait déjà entamé sa mutation en s’ouvrant à l’immobilier. Les internautes avaient ainsi l’opportunité de prêter de l’argent pour financer des projets de logements. Le financement participatif continue d’élargir son champ d’action en s’élargissant aux royalties.

Pour se faire, l’usager qui participe à une campagne de crowdfunding a désormais accès à un pourcentage sur les ventes de la société à l’origine de la campagne. Pour cette dernière, le financement en redevance (ou droits d’auteur) présente l’avantage de trouver d’autres sources de financements pour se développer.

Le crowdfunding en royalties s’adresse donc à des entreprises qui ont donc un service ou un produit  à commercialiser. Dans les faits, les contributeurs n’entrent pas au capital des sociétés puisqu’ils ne détiennent pas de parts. Elles gardent donc le contrôle sur leur propriété. La rétribution s’effectue en fonction des ventes. Les royalties sont versées chaque trimestre et pendant 5 ans.

Un nouveau crowdfunding encore timide

Selon les plateformes de financement participatif, le rendement oscille entre 1,5 et 2 fois l’apport initial des investisseurs. Le rendement attendu peut dépasser ces plafonds si les ventes dépassent les objectifs. De plus, lorsque les ventes progressent durant la période du programme, l’investisseur verra ses versements augmenter. Par contre, si au terme des 5 années, l’investisseur n’est pas remboursé, les versements se prolongeront jusqu’à ce que cela soit chose faite.

Avec 5 années de « placement », le crowdfunding en royalties peut être considéré comme un investissement rapide. Mais il doit encore se faire connaitre et reste loin derrière le financement participatif classique et le crowdlending (prêt participatif) car sur les 6 premiers mois de l’année 2017, cette nouvelle opération ne pesait que pour 1 % des fonds récoltés via des cagnottes en ligne.


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