Malgré la hausse des taux d’intérêt des financements à l’habitat, le rachat de crédit immobilier peut toujours être très intéressant. Les conditions actuelles de prêt restent toujours attractives pour une telle opération.

Faire racheter ses encours avant une hausse des taux plus forte

Face à la progression constante depuis quelques semaines des rendements des obligations assimilables du trésor à 10 ans (OAT 10 ans), la quasi-totalité des banques et d’autres organismes financiers ont remonté leurs barèmes le mois dernier, mettant fin à une tendance baissière commencée fin 2015.

Ainsi, les conditions de financement sont désormais moins attractives et cela concerne tous les types de financements (achat immobilier, rachat de crédit ou renégociation de prêt…), toutes durées de remboursement (10 ans à 30 ans). Toutefois, cette hausse s’applique de façon moins marquée pour les profils « haut de gamme ». Selon certains observateurs, 2017 pourrait être marqué par une progression graduelle des taux d’intérêts, même si la hausse ne devrait pas dépasser les 50 points de base au 1er trimestre.

Par ailleurs, malgré cette première hausse depuis plus d’un an, le crédit reste globalement bon marché. En ce début du mois de janvier, il est encore possible de prétendre à des conditions inédites. Dans cette configuration, le rachat de crédit immobilier peut être très intéressant pour ceux qui souhaitent sauter le pas.

Toutefois, il ne faut pas tarder puisque les taux ne remontent plus depuis le début l’année, mais les différents baromètres anticipent déjà des hausses dans les semaines et mois à venir. Des hausses de quelques points de base qui pourraient remettre en cause l’intérêt financier de l’opération.

Rachat de crédit : rappel sur les conditions à respecter

Malgré la légère hausse des taux d’intérêt, il peut être intéressant d’envisager un rachat de crédit immobilier pour ceux qui se sont endettés il y a peu ou même depuis plusieurs années. Cependant, pour que le jeu en vaille la chandelle, plusieurs conditions doivent être respectées. Voici les deux principales conditions à respecter dans le cadre d’un rachat de prêt à l’habitat.

D’abord, le capital restant dû doit être conséquent et le financement doit être récent. En d’autres termes, l’emprunteur doit être dans le premier tiers de remboursement de son financement. A savoir que c’est au début du financement que la part des intérêts est plus importante dans la mensualité. Toutefois, avec les conditions actuelles de financement, il peut être aussi intéressant de faire racheter des prêts anciens sous certaines conditions.

Ensuite, la différence entre le taux proposé et celui du financement en cours doit être conséquente aussi. Cet écart ne doit pas être inférieur à 70 points de base, même si l’idéal serait de 100 points de base.

Le respect de ces conditions permet à l’emprunteur d’amortir les frais liés à l’opération. Pour rappel, ces frais sont entre autre : les frais de dossier, les frais de pénalité de remboursement anticipé, les frais de mainlevée d’hypothèque et d’une nouvelle garantie…

L’assurance emprunteur peut aussi être renégociée lors d’un rachat de crédit

Dans le cadre d’un rachat de prêt à l’habitat, l’emprunteur, s’il le souhaite, peut aussi changer son contrat d’assurance emprunteur et opter pour un contrat autre que celui proposé par sa nouvelle banque.

Pour rappel, la législation en vigueur offre deux possibilités à l’emprunteur pour le choix de son contrat d’assurance-emprunteur. Ainsi, il peut opter pour le contrat proposé par son établissement prêteur, c’est ce qu’on appelle l’assurance groupe ou choisir une offre équivalente auprès d’une autre banque ou d’une autre compagnie d’assurance, c’est ce qu’on appelle la délégation d’assurance emprunteur.

L’assurance groupe est identique pour tous les clients avec des choix de garanties qui peuvent s’avérer très limités. Quant à la délégation d’assurance, elle permet de bénéficier d’une offre individuelle qui peut être renforcée par différentes options. A savoir que le coût d’une assurance emprunteur peut varier du simple au triple selon qu’il s’agisse d’un contrat groupé ou d’un contrat délégué.