Des néo-banques se font taper sur les doigts

Des néo-banques se font taper sur les doigts

Les banques mobiles sont faciles d’accès pour les usagers connectés. Mais à vouloir faire trop simple, la sécurité est-elle impactée ?

Le succès des néo-banques

Les néo-banques s’adressent à un public ultra connecté. Cela est bien normal puisqu’il s’agit de leur cible principale à savoir les Millenials. Si ces banques de dernière génération donnent un coup de jeune à l’univers bancaire, elles doivent tout de même respecter les codes de l’ancien monde. A commencer par la législation en vigueur dans leur pays d’origine. Car il faut garder en tête que les néo-banques profitent de la législation européenne pour proposer leurs services à l’ensemble des habitants de la zone Euro. Pour cela, il leur suffit d’avoir une licence bancaire auprès de leur régulateur national. Ensuite, la magie de la communauté européenne fait le reste.

Ouvrir un compte auprès d’une néo-banque est une chose aisée et facilement accessible à condition d’être un adepte des technologies notamment du smartphone. La souscription s’effectue de manière totalement dématérialisée. Pour cela, l’usager est invité à prendre en photo les divers documents requis. Ensuite, via une opération d’appel en visio, un conseiller bancaire va vérifier les coordonnées renseignées. Une fois cet enregistrement validé, le demandeur reçoit son nouveau RIB (relevé d’identité bancaire) et son compte devient alors effectif.

Des ouvertures de compte trop simples ?

Toutefois, cette simplicité a permis quelques dérives. La Bafin, le régulateur allemand équivalent de l’ACPR en France, a récemment pointé du doigt l’ouverture de compte sous de fausses identités. Il semblerait que des clients malintentionnés se servent de ces ouvertures faciles pour couvrir leurs opérations de blanchiment d’argent. L’autorité allemande a donc demandé des garanties supplémentaires à la néo-banque. Cette dernière s’est engagée à pallier ce problème avant la date limite imposée par la Bafin.

Une néo-banque anglaise s’est elle aussi fait reprendre par son régulateur national. Durant un trimestre, ses outils de vérifications des transactions douteuses étaient hors service. Faut-il pour autant généraliser ces pratiques à toutes les néo-banques ? Les deux banques mises en cause exercent sur le sol Français et comptent même plusieurs milliers de clients. Cela aura-t-il un impact ? Peut-être car, la nouvelle génération connectée se montre très volatile et difficile à fidéliser. Qui plus est les offres des nouvelles banques continuent de s’étoffer de même que celle des fintech. La concurrence est donc rude et les lignes vont continuer de bouger.


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