L’actualité des crédits en juillet 2020

L’actualité des crédits en juillet 2020

Les taux bas brillent toujours sur les prêts immobiliers et la consommation a repris des couleurs post-confinement. Mais les emprunteurs ajustent tout de même leurs mensualités.

Financements immobiliers, les taux restent attractifs

L’embellie observée jusqu’alors pour les taux d’intérêt des crédits immobiliers reste de mise pour l’été 2020. Après un léger rebond du niveau des taux ressenti durant l’hiver dernier, les moyennes des taux retrouvent les mêmes paliers relevés il y a douze mois. Ainsi, l’attractivité des taux en vigueur durant l’été 2019 reste d’actualité. Les établissements bancaires ont besoin de reprendre une activité stoppée par la crise sanitaire. Le crédit immobilier, qui est devenu un véritable produit d’appel ces dernières années, devrait donc continuer d’afficher des taux bas, du moins jusqu’à la rentrée.

De plus, les taux auxquelles les banques se refinancent auprès de la Banque centrale européenne restent négatifs. En tout état de fait, les établissements bancaires réalisent toujours une marge sur ce produit. Mais pour prétendre au taux bas, il faut désormais montrer patte blanche car les banques se montrent plus sélectives pour octroyer un financement. Elles suivent ainsi les recommandations de Bercy qui les invitent (ou les contraignent) à respecter méticuleusement un taux d’endettement maximum de 33 %. Les profils les plus fragiles voient donc leur accès au crédit immobilier se durcir.

La consommation reprend des couleurs au sortir du confinement

Après des mois de mars et avril catastrophiques, les crédits à la consommation repartent de plus belle. Le confinement a respectivement fait baisser de 25 % et 68 % la production des prêts conso selon l’association des sociétés financières. En effet, les grandes surfaces hors-alimentaires ont dû rester portes closes, de même pour les concessions automobiles. Le déconfinement a redonné une bouffée d’air frais pour les emprunts à la consommation. A commencer, par le secteur auto où les Français ont répondu présent pour changer de véhicule notamment en profitant des aides gouvernementales (prime à la conversion). En temps ordinaire, ce sont les achats en leasing (LOA) qui boostent le secteur des prêts à la consommation. Reste à voir si ce rebond se confirmera dans les prochaines semaines.

Les emprunteurs cherchent à baisser leurs mensualités

Durant le confinement, certaines entreprises n’ont pas eu d’autres choix que de placer leurs salariés en chômage partiel faute de pouvoir recevoir leur clientèle habituelle. De nombreux secteurs ont été touchés et continuent d’avoir recours à une activité partielle. En conséquence, les revenus des ménages ont été impactés. Selon l’étude du CSA pour un acteur du crédit à la consommation, 25 % des foyers ont subi des conséquences de la crise de la Covid19.

Les demandes d’ajustement des mensualités se sont donc multipliées auprès des conseillers bancaires. Les emprunteurs ont soit demandé une suspension de leurs créances, à l’aide du report de mensualités, ou bien ils ont préféré baisser leurs mensualités à l’aide de la modulation. Ces deux opérations, qui donnent temporairement « un bol d’air », ne sont pas sans conséquence car le crédit verra sa durée se rallonger avec, au passage, une hausse du taux et par conséquent une augmentation du coût global de l’opération.