Comment les banques font face aux fintechs

Comment les banques font face aux fintechs

Les banques classiques sont dans l’obligation de renouveler leurs offres pour capter les usagers connectés. En lançant des marques low-cost, il s’agit pour elles de concurrencer les néobanques.

La fintech bouscule les habitudes des clients bancaires

Néobanque, fintech, assurtech, le marché bancaire et financier subit actuellement une véritable révolution numérique. Surfant sur un nombre de smartphone plus que conséquent (65 % des appareils en France), les start-up innovent pour proposer de nouveaux services accessibles depuis ces téléphones connectés.

Mais pour les établissements bancaires classiques, la donne a également changé. Notamment en ce qui concerne l’émergence des néo-banques. Ces nouvelles agences totalement digitalisées réduisent encore plus les coûts que les simples banques en ligne. Face à la nouvelle génération de banque, les groupes bancaires se doivent de riposter. Ainsi, depuis plusieurs mois, de nouvelles marques fleurissent sur le marché. Elles appartiennent aux établissements dits classiques. Car pour faire face, ces derniers se doivent de proposer des offres équivalentes et limiter en coût. Les banques 2.0 puis les néobanques n’ont cessé de réduire les frais depuis leur apparition. Par exemple, les banques sur smartphone proposent de ne pas payer de commission en plus du taux de change lors des paiements à l’étranger.

Leur réseau d’agences, la force des banques classiques

En s’alignant sur ce marché, les groupes traditionnels souhaitent ainsi retenir les clients bancaires tentés par les agences dématérialisées. Les banques ayant pignon sur rue peuvent se targuer d’un avantage : leur réseau. En effet, pour proposer des services complets à leurs clients, les banques en ligne doivent s’appuyer sur les réseaux existants à l’instar des dépôts de chèques ou retraits d’argent. Pour éviter cette contrainte, les néobanques ne proposent pas ces services. Elles se concentrent davantage sur des opérations de paiements ou de transferts de fonds entièrement dématérialisés.

Les banques « low cost » des grands groupes français ont donc un certain avantage puisqu’elles pourront profiter du réseau d’agence existant. Ce plus devraient notamment intéresser des usagers qui cherchent à réduire leur frais mais qui n’osent pas franchir le pas des banques 2.0 qui siègent en dehors de l’Hexagone. En les rassurant, les groupes bancaires devraient donc les conserver dans leurs girons. Du moins, c’est le sens de leur démarche.


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