Les taux d’intérêt immobiliers ont été divisés par 4 entre 2001 et 2018

Les taux d’intérêt immobiliers ont été divisés par 4 entre 2001 et 2018

Certes, les taux d’intérêt moyens des crédits immobiliers accordés aux particuliers n’ont pas encore atteint le record de fin 2016 (1,33 % sans garantie), mais ils ont été divisés par 4 en seulement 17 ans.

Crédit immobilier : les taux d’intérêt continuent à baisser

En tenant en compte de l’évolution du taux d’inflation (+2,3 % en juillet), le crédit immobilier a rarement coûté aussi peu cher depuis la libération. Le mois dernier, les taux d’intérêt des financements à l’habitat accordés aux particuliers par les établissements bancaires en France ont encore baissé à 1,43 % en moyenne. Ils ont même été divisés par 4 depuis le début des années 2001.

Dans les détails, les chiffres de l’Observatoire Crédit Logement/CSA montrent que les barèmes du secteur concurrentiel se sont établis à 1,43 % le mois dernier, contre 1,44 % un mois plutôt. De ce fait, depuis le début de la période estivale, les taux ont reculé d’environ 1 point de base chaque mois.

Conséquence : les critères d’octroi de crédit et de rachat de crédit immobilier continuent de s’améliorer pour les candidats aux crédits. La concurrence par les taux entre les établissements bancaires reste toujours forte.

Par ailleurs, selon certains observateurs, les barèmes moyens vont rester en dessous des 2 % pendant plusieurs mois encore. En fait, cette tendance baissière s’associe aussi avec les objectifs commerciaux des banques qui sont particulièrement importants cette année alors que les demandes de financement stagnent, voire ralentissent.

En France, les taux réels sont négatifs  

Selon les chiffres de l’Insee, les prix à la consommation ont progressé de 2,3 % en juillet, notamment à cause de la hausse des prix de l’énergie tandis que le taux d’intérêt moyen des crédits immobiliers (hors assurance) a encore baissé par rapport au mois précédent pour s’établir à 1,43 %, soit un taux réel de -0,87 %. 

En d’autres termes, le taux moyen auquel empruntent les Français pour accéder à la propriété est devenu supérieur au niveau de l’inflation. A ce jour, le taux réel moyen est négatif. Théoriquement, il est donc possible de gagner de l’argent en s’endettant.

Cependant, il faut relativiser. Aucun emprunteur ne devient riche en s’endettant à proprement parler. Le taux réel étant désormais négatif, un phénomène d’érosion commence à s’installer peu à peu. Autrement dit, les échéances remboursées chaque mois à la banque diminuent en termes de valeur réelle. A savoir que ce phénomène doit durer plusieurs années pour bénéficier vraiment aux emprunteurs.

Pour rappel, il est déjà arrivé sur le Vieux continent que les ménages empruntent à un taux négatif, même sans tenir compte de l’évolution de l’inflation. Aux printemps 2016, certains emprunteurs Belges et Danois avaient vu leur taux variable passé en territoire négatif.


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