La CLCV s’alarme du taux du livret A après la remontée de l’inflation

La CLCV s’alarme du taux du livret A après la remontée de l’inflation

Entre un gel du taux à 0,75% et la mise en place prochaine d’un mode de calcul plutôt défavorable, le livret A est dans le viseur d’une association de défense des consommateurs.

Un taux d’intérêt bien inférieur à l’inflation

En 2018, la France a retrouvé un niveau d’inflation qui devrait être proche des 2%. En effet, le taux constaté au terme de l’année se situerait entre 1,8% et 1,9%. Et l’association de défense des consommateurs CLCV monte au créneau pour dénoncer le taux de rémunération insuffisant du livret A face à la montée des prix. Au point que le placement favori des Français octroie une rémunération négative de 0,75%. Ce qui revient à dire que les épargnants « perdent » en théorie de l’argent en positionnant leurs ressources sur ce produit.

Pourtant, la méthode de calcul actuelle du taux du livret tient justement compte du niveau d’inflation recensé par l’INSEE, tout en y soustrayant 0,25 points. Mais la Banque de France a décidé de geler le taux d’intérêt à 0,75% jusqu’en 2020. Une situation qui alerte la CLCV, qui ajoute que la rémunération ne concorde plus avec l’évolution des prix dans l’économie tricolore.

Une nouvelle équation pour définir le taux du livret

L’association dénonce également le futur mode de calcul qui doit prendre en considération le taux d’intérêt moyen des prêts échangés entre les établissements de crédit sur le marché interbancaire (EONIA) ainsi que le niveau d’inflation par semestre. Le taux d’intérêt du livret pourrait être moins flamboyant à l’avenir avec cette nouvelle équation, même si le ministère de l’Économie et des finances a annoncé la mise en place d’un taux plancher de 0,5% pour rassurer les sceptiques.

Le LEP en solution de repli

Le gouvernement estime aussi que le livret A ne doit plus être une priorité pour les épargnants. L’objectif est par ailleurs de promouvoir d’autres produits de placement tels que le livret d’épargne populaire (LEP), qui combine la sécurité et la disponibilité. Si ce dernier ne dispose que d’un plafond de dépôt de 7 700 euros uniquement, il alloue néanmoins un taux rémunérateur de 1,25%, soit 0,5% supplémentaire que celui du livret A.

En revanche, le LEP ne bénéficie pas d’une grande popularité puisque seuls 9 millions de Français en détenaient un fin 2016. Une bien mince propension comparé aux 55,8 millions de livrets A ouverts. Si la méconnaissance du produit est probablement l’une des causes du faible nombre de titulaires, les conditions de ressources pour y prétendre en est également une autre. Reste que les personnes entrant dans le cadre d’éligibilité sans pour autant posséder un LEP sont nombreuses.


Dernières actualités Banque
Les banques invitées à augmenter leurs fonds propres Les banques invitées à augmenter leurs fonds propres 20/03/2019 - Le haut conseil de stabilité financière demande aux établissements bancaires d’augmenter leur coussin de fonds prop
Vers la fin de la domiciliation bancaire obligatoire ? Vers la fin de la domiciliation bancaire obligatoire ? 15/03/2019 - Les députés pourraient revenir sur la domiciliation bancaire des revenus obligatoire lors d’un crédit immobilier. Favoriser...
Frais bancaires à l’étranger : vers une harmonisation européenne Frais bancaires à l’étranger : vers une harmonisation européenne 09/03/2019 - Bruxelles a décidé que les transactions à l’étranger doivent être facturées au même prix pour la zone Sepa et en...
Les agrégateurs de comptes bancaires sont-ils sécurisés et dignes de confiance ? Les agrégateurs de comptes bancaires sont-ils sécurisés et dignes de confiance ? 03/03/2019 - Les agrégateurs de comptes fournissent un service intéressant pour le pilotage des comptes bancaires. Et l’Union européenne...
Changer de banque : quels effets de la loi Macron sur la mobilité bancaire ? Changer de banque : quels effets de la loi Macron sur la mobilité bancaire ? 26/02/2019 - La loi Macron permet à la population de changer bien plus facilement de banque. Retour sur ses effets depuis deux ans.