Des banques Européennes fragilisées, quels impacts sur nos crédits ?

Selon le rapport trimestriel du fond monétaire international, les banques Européennes sont de plus en plus fragiles, la principale raison invoquée est le manque de liquidités suites aux difficultés de certaines entreprises Européennes à payer leurs échéances. Quelles pourraient être les conséquences de cette fragilité sur nos crédits ?

Fragilité des banques Européennes : de plus en plus de créances douteuses

Dans son rapport sur la stabilité financière mondiale, le FMI met en garde la banque centrale Européenne sur la fragilité des banques dans certains pays en difficultés de la zone euro.

L’institut international remarque une part grandissante des créances douteuses qui reflètent le poids de la dette de certains grands groupes.

Depuis plusieurs mois et malgré des politiques de relance, de nombreuses entreprises Européennes n’arrivent plus à dégager assez de marge pour payer les principaux frais financiers. En Italie, elles sont plus de 20 % dans cette situation.

En Espagne, 30 % des entreprises ont des cash-flow (flux de trésorerie) inférieurs à leurs dépenses, le FMI observe le même constat sur 4 entreprises Espagnoles sur 10.

Pour le fond monétaire international, c’est la preuve que l’endettement des entreprises Européennes impacte et fragilise davantage le secteur bancaire Européen et pénalise l’activité économique.

La solvabilité de certaines banques mise en cause

Selon le fond monétaire international, la solvabilité bancaire de certains pays Européens est limitée et fortement menacée, il s’agit principalement de l’Espagne, du Portugal, de la Slovénie, de l’Italie, de l’Irlande, de la Grèce et de Chypre.

Le FMI remarque également une rentabilité limitée des banques de ces pays et une incapacité à relancer l’économie à cause du poids de leurs créances douteuses

Par ailleurs, le FMI minimise l’impact dans certains pays Européens, en l’occurrence l’Allemagne et la France où seulement 15 % des entreprises ont un cash-flow inférieurs à leurs frais financiers.

Depuis quelques années, ces créances douteuses ont doublé, passant de 400 à 800 milliards d’euros en seulement 4 ans (2009 à aujourd’hui) ce qui fragilise le bilan des banques et pénalise davantage la conjoncture économique.

Quelles conséquences pour nos crédits ?

Dans le même rapport sur la stabilité financière, le FMI remarque une nouvelle donne. Pratiquement partout en Europe, les organismes prêteurs diminuent le nombre des prêts accordés ou ils durcissent les critères d’octroi des prêts à l’exception de la France et des Pays-Bas, où le financement à crédit s’est stabilisé.

En France, ce constat du FMI n’est pas partagé par tous les agents économiques. En fait, si les particuliers observent un assouplissement des conditions d’octroi des prêts, les professionnels constatent plutôt un durcissement et un manque de financement à crédit.

Pour le moment, le secteur du crédit au particulier en France n’est pas impacté par la fragilité des banques. Toutefois, pour améliorer le crédit bancaire, le FMI recommande le financement en fonds propres, par exemple à partir de l’assurance-vie ou d’autres types d’épargnes.

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