Emprunter à moins de 1 %, comment est-ce possible ?

Emprunter à moins de 1 %, comment est-ce possible ?

Certains emprunteurs profitent d’offres de financement immobilier à moins de 1 % de taux fixe. Quels sont leurs secrets ?

Des taux bas qui profitent à tous les profils

Depuis la baisse des taux de 2016 et les niveaux records atteints actuellement, il ne se déroule pas une journée sans que les taux bas fassent l’actualité. Si l’été 2019 s’annonce comme une période de météo au beau fixe pour l’emprunt immobilier, certains emprunteurs profitent d’offres jamais vues jusqu’alors.

En effet, si la moyenne des taux d’intérêt des crédits immobiliers se fixe à 1,29 % en juin 2019 (pour toutes les durées d’emprunt), cela signifie que certains contrats sont au-dessus de cette moyenne et, logiquement, d’autres affichent des niveaux supérieurs. Selon l’Observatoire Crédit Logement, organisme référent en matière de financement immobilier, les emprunts sur 15 et 20 ans affichent des moyennes de 1,02 % et 1,20 % (hors assurance). Ces taux accessibles sont donc les bienvenus pour les emprunteurs et en particulier pour les primo-accédants.

En ce qui concerne la moyenne pour les financements échelonnés sur 25 ans, celle-ci se fixe à 1,42 %. Mais même si cette moyenne est plus élevée que pour des durées plus courtes, elle reflète bien la faiblesse des taux actuels. Des taux inférieurs à 2 % sur 25 ans ; cela était encore inimaginable il y a plusieurs semestres. Pourtant la politique menée à l’échelle européenne et en particulier par sa banque centrale a accentué le phénomène de baisse des taux.

Les clients premium se voient proposer des offres exceptionnelles

Certains Etats, dont la France, peuvent emprunter à des taux négatifs et dans le même temps, les banques commerciales se refinancent auprès des banques centrales à des taux défiant toute concurrence. Cela se répercutent donc sur les financements des particuliers, sans omettre, la forte concurrence interbancaire qui leur profite. Le dynamisme de l’immobilier se traduit par une augmentation moyenne de la durée d’emprunt. Les emprunts étant faiblement onéreux, les Français visent des durées plus longues (228 mois en moyenne). Toutes les conditions sont donc réunies pour favoriser l’achat immobilier.

Pourtant, pour certains profils, les contrats d’emprunt vont encore plus loin en proposant par exemple des financements courant sur 25 ans à moins de 1 %, plus précisément à 0,93 % selon un courtier en prêt à l’habitat. Mais ces offres exceptionnelles sont réservées à une clientèle de standing qui fait état de hauts revenus mais aussi d’un apport considérable. Dans cet exemple, les revenus avoisinent les 15 000 euros et l’apport 25 % pour une acquisition d’un montant de 800 000 euros. Avec ce cas de figure, les banques indiquent qu’elles sont prêtes à faire des offres attractives en échanges de solides garanties. Loin de ces considérations, pour l’emprunteur lambda, un crédit immobilier à l’heure actuelle restera, quoi qu’il en soit, un contrat dont les conditions restent favorables.


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