En 2016, les emprunteurs ont consacré 24 % de leurs revenus en crédit immobilier

En 2016, les emprunteurs ont consacré 24 % de leurs revenus en crédit immobilier

Les banques fixent un taux d’endettement maximal de 33 %. L’année dernière, les emprunteurs étaient bien en dessous de cette limite.

Le taux d’endettement moyen sous la barre des 33 %

Emprunter pour financer un achat immobilier est un budget à prévoir pour les ménages qui souhaitent devenir propriétaires ou agrandir leur patrimoine. Cependant pour autoriser l’emprunt d’un capital, les établissements bancaires veillent à ce que le taux d’endettement d’un foyer ne dépasse pas un tiers de ses revenus réguliers. C’est-à-dire que la part des charges mensuelles ne doit pas dépasser 33 % du montant des revenus. Un foyer touchant 3000 euros par mois ne pourra pas consacrer plus de 1000 euros en remboursement de ses crédits.

Le taux d’endettement détermine donc la capacité d’emprunt d’un ménage. Lorsque ce critère est respecté et que le dossier de demande de prêt immobilier est faisable, le capital pourra alors être débloqué.

Les 33 % de taux d’effort représentent donc la limite à ne pas dépasser. Selon la dernière publication de la Banque de France, la moyenne du taux d’endettement des Français était bien en deçà de ce plafond en 2016. L’année dernière, les emprunteurs remboursant un prêt immobilier affichaient un taux d’endettement moyen de 24 %.

Les emprunteurs modestes limitent le coût total de leur emprunt immobilier

Cependant ce chiffre officiel est une moyenne et cette dernière ne se vérifie donc pas auprès de tous les emprunteurs. Etant donné que le taux d’endettement se calcule en fonction des revenus, il varie  donc selon le salaire des emprunteurs.

Si la moyenne est de 24 %, les clients dont le revenu annuel est inférieur à 20 000 euros voient leur taux d’endettement moyen flirter avec la limite fixée par les banques. A l’issue du dernier trimestre 2016 leur part de revenus dédiée au crédit immobilier était de 32 % (contre 31 % en 2015). Pour profiter des taux réduits, les foyers les plus modestes ont préféré emprunter sur des durées moins importantes ayant comme conséquence d’augmenter les mensualités. En 2015, la durée moyenne de leur prêt à l’habitat était de 22 ans contre 21 l’année suivante.

Les ménages disposant de hauts revenus (entre 60 000 et 80 000 euros annuels) ont plutôt eu tendance à allonger la durée de leur crédit en 2016. Les mensualités étant moins importantes, leur taux d’endettement moyen s’est fixé à 18 %. Les foyers disposant de plus de 80 000 euros de revenus annuels voient, eux, leur taux d’effort stagner à 15 %.