Carte bancaire, la guerre fait rage en France

Carte bancaire, la guerre fait rage en France

A l’instar des banques en lignes et néo-banque qui secouent le marché, les réseaux de cartes bancaires se livrent également une bataille commerciale.

Le réseau français CB mis en concurrence

Le marché bancaire connait actuellement une véritable révolution car le temps où il fallait se rendre au guichet pour la moindre opération semble révolue. Les usages des clients français ont commencé avec les espaces en ligne mis à disposition par les banques. La dématérialisation s’est ensuite poursuivie avec l’arrivée des banques en lignes qui peuvent se substituer à un établissement classique tout en proposant des tarifications plus attractives. Enfin, la dernière mouture de banques 2.0, les néo-banques, continue de multiplier les acteurs bancaires. Avec une néo-banque, les fintechs se sont lancé dans des activités relativement simples : proposer un compte et une carte bancaire. Ces services essentiels moins chers ont su séduire les Français.

Mais avec toutes ces nouvelles offres venues de l’espace intra-communautaire, un autre secteur français doit se frotter à une concurrence accrue. Beaucoup de titulaires de cartes bancaires ne savent pas qu’ils font l’objet d’une dispute acharnée entre réseaux de paiements. En effet, lors de l’ouverture d’un compte, les clients ont le choix entre plusieurs réseaux, les plus connus étant MasterCard, Visa et CB. Si CB se traduit par « Carte bancaire » pour le commun des mortels, il s’agit en fait d’une référence au GIE CB (Groupement d’intérêt économique des cartes bancaires).

Une guerre commerciale invisible pour les clients, pour l’instant

En France, les trois réseaux cohabitent mais à l’étranger, les deux géants américains trustent pour le marché. Afin d’ouvrir les cartes françaises à l’international, les CB sont co-badgées. C’est-à-dire qu’elles sont utilisables sur 2 réseaux. Pour un Français lambda, le logo de sa carte bleue n’a pas de conséquence dans son usage quotidien. Ce sont plutôt les commerçants qui sont impactés, car suivant le réseau utilisé, la commission sera plus ou moins importante.

Le GIE français CB, craint la concurrence des néo-banques car ces dernières se passent de son réseau. Avec les nouveaux services de paiements (applications mobiles), le groupe avait déjà perdu, en 2016, le monopole des traitements par carte. Sans compte sur les banques en lignes, qui n’hésitent plus à se passer du co-badgeage. Pour se rassurer, le réseau hexagonal mise sa proximité avec les principaux groupes bancaires du pays (qui sont présente au GIE). Il met également en garde sur un monopole du marché par Visa et MasterCard qui pourrait avoir comme conséquence de voir les tarifications évoluer à la hausse.


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