Comment ouvrir un kébab ou un fast-food : les étapes à suivre

Quel diplôme et quel budget pour ouvrir un kébab ou un snack ?

Pour vous lancer dans un projet d'ouverture ou de reprise d'un kebab, d'un snack, d'une sandwicherie ou de tout autre funk-food, vous aurez déjà la facilité de ne pas avoir besoin d'un diplôme d’État. En effet, la gestion d'un restaurant rapide est ouverte à tous, même si le gérant ne possède pas de certification ou de qualification professionnelle spécifique.

Concernant le poste budgétaire, l'ouverture d'un kebab ou d'un snack coûte environ 20 000 €. Ce montant comprend les coûts des formations, de la licence restaurant et des investissements en matériel (grille, four, frigo, congélateur, présentoir, caisse, tables, chaises...) et en stock de matières premières. Cet investissement est sensible à plus ou moins de variation selon vos ambitions, le lieu d'implantation de votre restaurant rapide et les travaux d'aménagement que vous comptez réaliser dans le local.

Développez vos compétences de gestionnaire d’entreprise

Si l'absence de diplôme est autorisée, gérer une activité commerciale de la sorte n'exclut pas d'avoir de réelles qualités de gestionnaire, notamment pour toute la gestion managériale, le suivi des stocks, le paiement des fournisseurs, la réalisation de la comptabilité et enfin pour piloter les comptes de la société. À moins de déléguer certaines de ces tâches prioritaires, vous devez vous montrer opérationnel à tous les niveaux.

C'est la pérennité de votre kebab ou de votre fast-food qui est en jeu, ainsi que celle de la stabilité financière de vos salariés, ce qui représente un haut degré de responsabilité. Si vous estimez être en carence sur vos compétences pour piloter efficacement votre restaurant, alors il faudra envisager des formations et des ateliers d'accompagnement pour vous améliorer.

Décrochez votre permis d'exploitation et votre licence restaurant et choisir votre statut juridique

Avant de débuter l'étape du financement de votre restaurant fast-food, l'obtention d'un permis d'exploitation est un passage obligatoire. Pour cela, des sessions de formation doivent être suivies afin que vous maîtrisiez les différents sujets relatifs à la gestion d'un kebab ou d'un snack. Il est effectivement requis que vous soyez informé des règles d'hygiène alimentaire et de sécurité à respecter.

L'alimentation est un domaine sensible. Votre local commercial doit être entretenu et répondre des normes de propreté très strictes. Si les conditions de conservation des denrées alimentaires ne sont pas respectées, vos clients risquent de souffrir de graves problèmes de santé. C'est alors votre responsabilité qui est en jeu.

Une fois les formations terminées, généralement d'une durée inférieure à 3 jours, vous serez alors en mesure de demander votre licence restaurant auprès de votre mairie. En règle générale, une licence petit restaurant est suffisante pour l'exploitation d'un snack, d'un kebab ou d'une sandwicherie. Elle permet, entre autres, de vendre de l'alcool inférieur à 18°. Pour aller au-delà de cette limite, une licence IV sera alors nécessaire, son coût peut aller jusqu'à 25 000 € suivant votre localisation.

Enfin, choisir sa forme juridique fait partie des décisions importantes lors de la création de votre activité professionnelle. Chaque statut (ex : micro-entreprise, SARL, SAS, SASU ou EURL) confère des avantages, mais aussi des inconvénients. N'hésitez pas à vous faire conseiller par un expert pour faire le bon choix.

Créez votre propre identité commerciale et votre carte ou choisissez d'adhérer à un réseau de franchisés

En créant votre propre commerce, vous allez pouvoir définir entièrement le concept de votre kebab ou du snack :

  • l'identité de marque ;
  • la carte des menus et des boissons ;
  • la décoration du restaurant ;
  • votre organisation managériale ;
  • la gestion de vos campagnes marketing ;
  • le choix de l'emplacement du local, etc...

Dans le cas où votre projet professionnel consiste à racheter le fonds de commerce d'un restaurant rapide, vous devrez décider si son exploitation va continuer telle qu'elle a été définie par l'ancien propriétaire ou si vous modifierez partiellement ou totalement le concept. Après une reprise, si le lieu de restauration est populaire, il est d'ailleurs conseillé de procéder à des modifications en douceur pour ne pas perdre des clients fidèles.

Il existe aussi beaucoup de franchises qu'il est possible d'exploiter. Vous profiterez, en retour, de toute la puissance marketing de la franchise et d'une identification déjà acquise. Votre business pourrait alors se développer plus rapidement. Tout un schéma organisationnel vous sera également fourni pour mettre votre kébab ou votre fast-food en règle avec les conditions de l'exploitation de la franchise (recettes, menus, tarifs, horaires, fournisseurs, la méthode de management...).

En revanche, les contraintes sont de devoir payer des droits d'entrée et de verser une redevance annuelle. Vous devez aussi impérativement conformer l'activité commerciale de votre fast-food avec les critères de la franchise.

Les modalités du prêt professionnel pour financer l’ouverture ou le rachat d’un kebab ou d'un fast-food

Une fois que vous avez terminé vos formations obligatoires, obtenu votre permis d'exploitation et que toute la réflexion sur comment va se matérialiser votre projet est finalisée, vous devez passer par la case du financement bancaire si vous n’êtes pas en mesure de vous auto-financer. Cependant, il ne faut pas foncer tête baissée auprès des banques et espérer avoir rapidement une proposition en retour.

La demande d'un crédit professionnel pour ouvrir son kebab ou son fast-food exige de construire tout un dossier qui sera ensuite présenté aux différents organismes. Son objectif est de présenter de fond en comble l'activité professionnelle à financer et de convaincre une banque de vous accorder un capital suffisant pour le concrétiser.

Défendre la demande de financement pour votre restaurant rapide au sein du business plan

C'est dans le business plan que vous détaillerez toutes les informations requises. Dans les grandes lignes, vous devrez :

  • estimer un budget précis pour payer le coût total de votre investissement afin d'ouvrir votre fast-food (équipements de cuisine, achat d'un local, stock de marchandises, recrutement de personnel, travaux de rénovation, paiement des droits d'entrée en cas d'adhésion à une chaîne de restaurants rapides franchisée...) ;
  • rédiger une étude de marché pour présenter les opportunités et les menaces auxquelles votre commerce va faire face durant l'exploitation de son activité commerciale (ex : les concurrents dans votre zone géographique) ;
  • constituer un plan de financement en précisant quelles sont les différentes méthodes pour financer le coût du projet (apport personnel, associés, crédit bancaire pro, aides de l'État, prêt accommodant...) ;
  • fournir une estimation de vos résultats prévisionnels attendus sur les premières années d'ouverture (chiffre d'affaires, dépenses, rentabilité...) ;
  • indiquer les performances passées dans le cadre d'une reprise d'un kébab ou d'un fast-food déjà ouvert ;
  • formuler toute une argumentation pour défendre votre projet, sa viabilité financière et votre capacité à rembourser l'emprunt que vous demandez.

Notre conseil : en cas de création d'un nouveau kébab ou snack, il est important que vous financiez votre besoin en fonds de roulement (BFR), au moins sur les premiers mois. En effet, vous devrez être capable de payer toutes vos charges d'exploitation jusqu'à ce que vous atteigniez votre seuil de rentabilité. Calculez donc précisément votre BFR dans votre business plan.

Votre plan de financement doit comprendre un apport personnel pour financer l'ouverture d'un kebab ou d'un fast-food

La diversification de la provenance des fonds, c'est la stratégie optimale pour que votre plan de financement soit approuvé par la banque. Cela passe d'abord par l’ajout d'un apport qui va payer une partie du montant total de l'investissement et réduire le capital que doit financer l'établissement bancaire. La part de l’apport doit être égale à 30 % du total en cas de création d'entreprise ou être comprise entre 10 et 30 % si vous rachetez un kébab ou un snack déjà en activité.

Vous pouvez aussi coupler votre crédit bancaire professionnel avec des aides d'État proposées aux entreprises. Faites le tour des organismes publics en mesure de vous aider pour ouvrir votre fast-food. Vous obtiendrez de précieux renseignements, notamment auprès de la Chambre du Commerce et de l'Industrie ou chez votre municipalité.

Financer l'ouverture d'un kebab ou d'un snack sans un apport personnel : c'est possible ?

Oui, mais il va vous être très difficile d'avoir un avis positif pour obtenir le capital demandé. Pour tenter de convaincre la banque sans que vous n'ayez un apport personnel à présenter dans l'opération, il faut apporter des garanties supplémentaires. Il peut s'agir d'une hypothèque sur un bien immobilier que vous possédez à titre privé ou sur le local commercial. Le nantissement d'une assurance-vie, d'un PEA ou d'un fonds de commerce peut également être étudié, voire la souscription d'une caution bancaire via une société spécialisée.

Si votre banque conditionne toujours son accord à un apport, essayez de le constituer grâce à divers moyens : le financement participatif, la demande de dons ou de prêts à la famille et aux amis et également l'appel à des fonds auprès d'investisseurs pour augmenter le capital de votre futur restaurant.

Comment bénéficier des meilleures conditions de crédit professionnel pour financer son kébab ou son snack ?

Le soin apporté à la complétude de votre dossier sera un atout indispensable pour votre demande de financement bancaire. Avec un business plan complet et détaillé, vous allez montrer votre rigueur pour financer l’ouverture de votre kébab ou de votre snack.

Cette préparation adéquate va vous aider à négocier des conditions de remboursement adaptées à vos besoins. Si vous souhaitez diminuer le coût de l'opération, mettez en concurrence votre banque habituelle. Faites donc la tournée des établissements bancaires afin de négocier le taux nominal le plus faible possible.

La mise en concurrence des offres proposées par les chargés bancaires peut être facilitée en contactant un intermédiaire en opérations de banque. En plus d'être capable de vous apporter son expertise dès le début de votre projet professionnel, le courtier dispose de son propre réseau de partenaires bancaires. Ses bonnes relations va lui permettre de leur présenter votre dossier et de négocier pour vous l'offre la plus adaptée à vos finances.

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