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L'essentiel à retenir dans cet article :
• Les taux de crédit immobilier se stabilisent entre 3,05 % et 3,45 %, avec des exceptions pour les meilleurs profils.
• La hausse des obligations d’État et la pause de la BCE rendent de plus en plus improbable une nouvelle baisse des taux, qui pourraient même augmenter.
• Certaines banques proposent encore des offres attractives pour les primo-accédants et les dossiers solides.
• Faire appel à un courtier permet de comparer toutes les offres et de sécuriser les meilleures conditions rapidement.
Les emprunteurs espéraient voir les taux de crédit immobilier poursuivre leur baisse à la rentrée. Mais depuis septembre, le marché envoie un tout autre signal : la quasi-totalité des banques a gelé ses conditions et certaines ont même relevé légèrement leurs barèmes. Résultat, les taux tournent désormais autour de 3,2 à 3,4 %, avec des exceptions sous la barre des 3 % réservées aux meilleurs profils. Dans un contexte d’instabilité politique et de tensions sur les marchés, attendre une amélioration pourrait s’avérer coûteux.
Après une période de baisse significative depuis 2023, les taux de crédit immobilier semblent avoir trouvé un point d’équilibre. En septembre 2025, les barèmes moyens se situent autour de 3,05 % sur 15 ans, 3,25 % sur 20 ans et 3,45 % sur 25 ans, avec des exceptions pour les meilleurs profils permettant d’obtenir des taux à 2,8 % sur 15 ans ou 3 % sur 20 et 25 ans.
Cette stabilité marque la fin de l’ère des fortes baisses et s’explique principalement par le coût d’emprunt des banques sur les marchés financiers, désormais supérieur à 3,5 % pour les obligations d’État à dix ans. Dans ce contexte, les établissements bancaires doivent préserver leurs marges et ne peuvent pas continuer à proposer des crédits à des taux très bas sans compromettre leur rentabilité.
Les signes de remontée sont déjà visibles : certaines banques ont ajusté leurs barèmes à la hausse de 0,05 à 0,15 point de base. Globalement, le marché montre donc des taux stabilisés, mais légèrement orientés à la hausse, laissant entendre que les emprunteurs devront probablement agir rapidement s’ils souhaitent sécuriser une offre avantageuse.
La stabilité relative des taux de crédit immobilier masque des tensions sous-jacentes qui pourraient influencer le marché dans les semaines à venir. Le principal indicateur à suivre est le taux des obligations d’Etat à dix ans (OAT 10 ans), qui sert de référence aux banques pour fixer leurs taux.
Début septembre 2025, il a atteint 3,57 %, en hausse constante depuis le début de l’année (3,20 % en janvier). Cette remontée reflète à la fois les inquiétudes sur les finances publiques et l’instabilité politique en France, notamment le vote de confiance prévu en septembre et les risques liés à la pérennité du gouvernement.
A cela s’ajoutent les tensions sociales et la nervosité des marchés financiers, qui renforcent la prudence des banques. Par ailleurs, la Banque centrale européenne a suspendu sa politique de baisse des taux après huit réductions successives depuis mi-2024, marquant une pause qui pourrait se prolonger dans un contexte de stabilisation de l’inflation autour de 2 %. Ces facteurs combinés expliquent pourquoi les taux de crédit ont atteint un plancher et pourquoi toute baisse supplémentaire semble improbable dans l’immédiat.
Pour les emprunteurs, cette situation implique que les décisions doivent être prises en tenant compte d’un marché potentiellement plus tendu. La légère hausse des taux et la pression exercée par le contexte économique et politique rendent la sécurisation d’un crédit dès maintenant plus prudente, surtout pour ceux qui disposent de profils favorables ou qui souhaitent bénéficier de conditions attractives avant d’éventuelles augmentations.
Malgré la stabilisation et les remontées ponctuelles des taux, certains emprunteurs peuvent encore bénéficier de conditions particulièrement avantageuses. Les banques, conscientes que le crédit immobilier reste un levier stratégique pour attirer de nouveaux clients, proposent toujours des décotes pour les profils solides. Cela concerne notamment les jeunes emprunteurs à fort potentiel, les dossiers présentant des revenus stables et élevés ou ceux capables de regrouper épargne et revenus sur un même établissement.
Parallèlement, les prêts bonifiés restent accessibles jusqu’à la fin de l’année 2025 avec des taux compris entre 0 et 1,99 % pour les primo-accédants ou pour l’acquisition de biens performants énergétiquement.
Certaines banques régionales maintiennent également des offres spéciales, comme un taux unique de 2,99 % pour les moins de 36 ans, quelle que soit la durée du prêt. Ces mesures permettent à des profils ciblés d’obtenir des taux inférieurs aux moyennes nationales tout en sécurisant leur financement dans un contexte de marché incertain.
En pratique, ces opportunités sont limitées et dépendent de la capacité de l’emprunteur à présenter un dossier solide et attractif. Les banques restent très sélectives sur les profils moins favorisés, pour lesquels les hausses de taux peuvent se répercuter plus fortement.
L’heure n’est donc plus à l’attente, mais à l’action : les candidats à l’achat qui disposent d’un bon profil ou de conditions favorables ont tout intérêt à concrétiser leur projet avant que les taux ne repartent vers le haut.
Dans un marché où les taux de crédit immobilier se stabilisent mais peuvent légèrement repartir à la hausse, faire appel à un courtier comme Solutis peut représenter un réel avantage. Les courtiers disposent d’une vision globale des barèmes de toutes les banques, y compris des établissements proposant des décotes ou des offres spéciales qui ne sont pas toujours accessibles au grand public. Ils sont également capables de négocier des conditions adaptées à chaque profil, que ce soit pour les jeunes emprunteurs, les primo-accédants ou encore les dossiers particulièrement solides.
Un courtier permet également de gagner du temps et de sécuriser rapidement un financement. Face à la perspective de hausses ponctuelles des taux ou à la limitation des offres bonifiées, attendre ou multiplier les démarches personnelles peut coûter cher en opportunités manquées.
En centralisant les propositions et en identifiant les meilleures conditions disponibles, le courtier offre une visibilité précieuse et augmente les chances d’obtenir un taux avantageux avant que le marché ne se durcisse.
De ce fait, dans le contexte actuel, solliciter un courtier constitue non seulement un gain de temps, mais aussi un moyen concret de maximiser son pouvoir d’achat immobilier et de sécuriser un crédit à des conditions optimales.