Entré en vigueur depuis le 1er janvier 2016, le nouveau dispositif du prêt à taux zéro destiné à l’achat d’un logement ancien sous conditions de travaux rencontre un succès inattendu, malgré ses conditions d’éligibilité très restrictives.

PTZ dans l’ancien : 20 % des prêts à taux zéro distribués

Réservé à seulement 6 000 communes rurales en 2015, le prêt à taux zéro dans l’ancien a été élargi à tout le territoire Français depuis le 1er janvier 2016, sous conditions de travaux (le montant des travaux doit représenter au moins 25 % du montant global de l’achat).

Pour rappel, au moment de la mise en place de ce dispositif, de nombreux acteurs du logement (banque et promoteur immobilier) s’étaient insurgés contre les conditions d’éligibilités du dispositif dans l’ancien.

Certains préconisaient un montant de 10 % de travaux pour rendre le dispositif attractif dans l’immobilier ancien, mais les autorités ont voulu limiter l’éligibilité du PTZ 2016 dans l’ancien pour préserver les finances publiques, mais aussi pour éviter les effets inflationnistes sur le marché de la pierre.

Cependant, de manière surprenante, les statistiques montrent que le PTZ 2016 dans l’immobilier ancien fonctionne. Depuis son entrée en vigueur, il a représenté 20 % des crédits à taux zéro distribués, contre à peine 3 % à la même période en 2015. Des statistiques nettement meilleures que les prévisions les plus optimistes.

PTZ 2016 : un dispositif aux conditions d’éligibilité assouplies

Selon les récentes statistiques, 8 PTZ sur 10 ont été souscrits par des ménages achetant un logement (appartement ou maison) neuf. Ce succès est dû à des conditions d’éligibilité plus avantageuses depuis le 1er janvier 2016.

De janvier à mai 2016, près de 30 000 PTZ ont été distribués en France, contre environ 14 000 à la même période de l’année dernière. De ce fait, les 120 000 PTZ prévus par le gouvernement cette année devraient être atteints.

A savoir qu’à ce jour, les conditions ce dispositif sont très ouvertes. Accordé aux foyers primo-accédants sous conditions de ressources, le PTZ peut aujourd’hui couvrir jusqu’à 40 % à l’acquisition d’un bien neuf, contre seulement 18 à 26 % en 2015.

Le différé de remboursement a été allongé, allant de 5 à 15 ans. Les plafonds de ressources ont été aussi relevés. A savoir que ce financement est considéré par certaines banques comme un apport personnel. Cela peut débloquer des opérations d’achat et permettre de compenser la part importante de travaux imposée dans l’immobilier ancien.