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Les taux bas incitent les Français à souscrire un crédit immobilier


Les taux bas incitent les Français à souscrire un crédit immobilier

Les faibles taux d’intérêt poussent les Français à faire un prêt immo pour financer leur résidence principale ou secondaire. Le ministère de l’Economie garde un œil sur cet endettement.

L’endettement lié au financement immobilier est sécurisé

Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) s’est réuni hier sous la présidence du ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. Pour rappel, le HCSF examine les risques qui pèsent sur le secteur financier tricolore. La conjoncture actuelle appelle à une vigilance accrue, même si l’horizon s’est quelque peu dégagé depuis la dernière tenue du conseil au mois de mars.

La question du crédit immobilier a été abordée. Depuis 2019, le Haut conseil invite les banques à bien étudier le profil des emprunteurs avant d’octroyer à un prêt à l’habitat. Les conditions se sont durcies l’année dernière avec un endettement maximal de 35 % et une durée d’emprunt limitée à 27 ans (324 mois).

Le HCSF prend note des évolutions observées sur le marché immobilier résidentiel. Avec des taux d’intérêt à des plus bas niveaux historiques, les Français en capacité de s’endetter franchissent le pas.

Durant le mois dernier, les taux ont atteint un plancher jamais vu auparavant avec une moyenne de 1,07 %, soit un niveau exceptionnel. Pour 20 ans d’emprunt, le taux moyen (hors assurance) est de 0,98 %. Il est de 1,18 % pour 25 ans de financement. Quant à une courte durée, sur 15 ans, le taux moyen est de 0,85 %.

L’embellie des taux stimule les emprunteurs

La production de crédit immobilier s’en ressent fortement, avec un record établi en avril pour 1 156 milliards d’euros (+6 %). Près d’un Français sur trois rembourse un crédit immobilier. L’évolution par rapport à l’année dernière peut s’expliquer par le confinement qui avait quelque peu ralenti l’octroi des prêts immobiliers. Le crédit à la consommation avait lui été davantage impacté.

Chaque mois, les établissements bancaires accordent en moyenne 20 milliards d’euros de financement immobilier. Les taux d’intérêt au plus bas incitent aussi les Français à renégocier ou racheter leur crédit immobilier. Leur objectif : réaliser de belles économies en abaissant le taux nominal du crédit immobilier.

Pour le HCSF, la dynamique actuelle repose sur des bases saines. Les taux d’effort des ménages (leur endettement) ont diminué et les durées d’emprunt se sont raccourcies. Cela indique que les banques suivent bien les dernières recommandations du conseil. Ces conditions d’octroi ne sont pas juridiquement contraignantes pour les banques. Cependant le caractère légal se rapproche. Conformément à ce qui est annoncé depuis des mois, au cours des semaines à venir les règles des 35 % de taux d’effort et des 27 années d’emprunt maximales vont s’inscrire dans un cadre juridique. Les banques devront s’y conformer. Un bilan sera ensuite publié par les services de Bercy.

À propos de Emmanuel Crognier

Webmarketeur - Diplômé de l'ESJ Lille, Emmanuel Crognier est rédacteur spécialisé en Crédit, Banque et Assurance. Il apporte des réponses détaillées sur Solutis.fr