La primo-accession devient de plus en plus difficile

La primo-accession devient de plus en plus difficile

Certes, le marché de l’immobilier se porte bien en France, mais il devient de plus en plus difficile de devenir propriétaire pour la première fois, notamment à cause des réformes fiscales ou de la réforme du PTZ.

La primo-accession recule de 20 % au premier trimestre 2018

Avec 1,47 % en avril 2018, selon les données de l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux d’intérêt moyens des crédits immobiliers sont de plus en plus proches de leurs niveaux bas historiques. Cependant, certains profils emprunteurs ne tirent pas parti de cette attractivité des conditions de financement. Il s’agit des primo-accédants.

Selon une récente étude, la primo-accession a reculé d’environ 20 % au premier trimestre 2018 par rapport à la même période un an plutôt. Cependant, il faut savoir que les taux d’intérêt et la concurrence entre les établissements bancaires n’y sont pour rien.

 En fait, les ménages qui souhaitent devenir propriétaire pour la première fois sont en train de payer au prix fort le recentrage des aides de l’Etat à l’accession à la propriété. La refonte du prêt à taux zéro (20 % du crédit aujourd’hui, contre 40 % il y a un an) et la quasi-suppression de l’APL accession (une aide de 156 euros en moyenne versée tous les mois à des ménages éligibles) ont considérablement impacté le marché de la primo-accession.

Crédit longue durée : une solution pour les primo-accédants

Alors que les aides publiques destinées aux ménages qui achètent pour la première fois leur résidence principale sont rognées, l’allongement de la durée du crédit immobilier pourrait être une alternative pour les primo-accédants.

En d’autres termes, il faut envisager un crédit sur 25 ans, 30 ans, voire 35 ans, pour devenir propriétaire. Cela permet d’améliorer la capacité d’emprunt et le reste à vivre. Pour rappel, le montant de la mensualité ne doit pas dépasser les 33 % des revenus nets du foyer. Cependant, s’engager sur un prêt immobilier à longue durée n’est pas sans risque.

Ce type de financement à l’habitat peut s’avérer particulièrement coûteux, voire désastreuse, si l’emprunteur est obligé de vendre son bien dans les toutes premières années du prêt, surtout les prix du mètre carré venaient à reculer brutalement.

A savoir également que plus un crédit immobilier est long, plus son taux d’intérêt est important. Ainsi, un emprunt long coûte plus chère qu’un emprunt court. Il peut y avoir une grosse différence entre emprunter sur 15 ans et 35 ans pour un même profil emprunteur.


Dernières actualités Immobilier
Crédit immobilier : les conditions d’emprunt restent favorables jusqu’à la fin de l Crédit immobilier : les conditions d’emprunt restent favorables jusqu’à la fin de l’année 29/10/2018 - Selon une étude de la Banque centrale européenne,  les banques ne prévoient pas...
L’immobilier ancien voit ses prix reculer L’immobilier ancien voit ses prix reculer 26/10/2018 - La pierre attire toujours les Français.  Pour attirer une clientèle qui profite...
Offre de crédit immobilier : les banques généralisent la signature électronique Offre de crédit immobilier : les banques généralisent la signature électronique 25/10/2018 - Afin de suivre l’évolution digitale et de s’adapter aux changements des modes...
L’efficacité des travaux de rénovation remise en question L’efficacité des travaux de rénovation remise en question 24/10/2018 - Une étude récente remet en cause l’efficacité réelle des travaux de rénovation...
Le nombre de PTZ chute de 30 % au second trimestre 2018 Le nombre de PTZ chute de 30 % au second trimestre 2018 10/10/2018 - Permettant de financer gratuitement à crédit une partie d’un achat immobilier...