Plan épargne logement : la dynamique de collecte s’essouffle

Plan épargne logement : la dynamique de collecte s’essouffle

Avec seulement 83 millions d’euros de flux positifs sur le mois de février 2018, le plan épargne logement a réalisé son pire mois de collecte depuis plus de 5 ans. Cependant, quelles sont les principales causes de cet essoufflement ?

Plan épargne logement : vers une collecte négative dans les mois à venir ?

Selon les chiffres publiés par la Banque de France, le plan épargne logement (PEL) n’a enregistré qu’une collecte nette de 83 millions d’euros en février 2018, contre plus de 640 millions d’euros il y a juste un an. Avec cette statistique, le PEL a signé sa plus faible collecte nette depuis novembre 2012.

Pour rappel, la norme de collecte nette mensuelle de ce plan d’épargne était de plus d’un milliard d’euros sur la période 2014-2015. Il faut remonter à novembre 2012 (571 millions d’euros) pour trouver un mois de collecte aussi faible.

A savoir que dans le contexte actuel où le livret A a enregistré une collecte nette de plus d’un milliard d’euros sur le mois de février, selon la Caisse des dépôts, la collecte nette mensuelle du PEL pourrait tomber dans le rouge dans les mois à venir. L’âge d’or de ce plan semble définitivement passé.

Baisse de collecte du PEL : quelles sont les principales causes ?

Longtemps prisé par les jeunes souhaitant se constituer une épargne de long terme ou un apport personnel en vue d’un projet d’acquisition immobilière, le plan épargne logement (PEL) se dirige vers la fin de son ère.

Entre une fiscalité de plus en plus lourde et un rendement à la baisse, ce plan s’effrite à travers le temps. Rémunéré à seulement 1 % et soumis à l’impôt sur le revenus dès la première année d’ouverture, le PEL a perdu tous les avantages qui en faisaient l’un des produits d’épargne préférés des Français dans un passé très proche.

Pour rappel, jusqu’en janvier 2015, l’ouverture d’un PEL garantissait une rémunération de 2,5 % partiellement défiscalisée pendant 15 ans. Les contrats souscrits avant cette date profitent toujours de ces conditions favorables. Depuis le 1er août 2016, son rendement est passé à 1 %.

A savoir également que tous les contrats ouverts depuis le 1er janvier sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux dès la première année avec un taux forfaitaire d’imposition de 12,8 % et les prélèvements sociaux de 17,2 %.


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