Nouvelle mobilité bancaire : un démarrage en dents de scie

Nouvelle mobilité bancaire : un démarrage en dents de scie

Trois mois après son lancement, le nouveau mandat de mobilité bancaire ne réussit pas à tous les usagers. Des dysfonctionnements entre les banques semblent retarder, pour l’instant, les changements de domiciliation bancaire.

Changer de banque pour réduire les frais bancaires

Trop de frais, peu d’avantages, services en ligne inexistants, recherche d’un meilleur taux d’emprunt … Les raisons invoquées pour changer d’établissement bancaire sont multiples et sont propres à chaque client. En général, les usagers s’intéressent au changement de banque dès lors qu’une opération importante est à prévoir telle que la souscription d’un crédit immobilier.

Jusqu’alors, quitter son banquier pour un autre relevait d’un quasi parcours du combattant. Si dans certains cas, cette démarche pouvait s’effectuer sans encombre, avec d’autres établissements bancaires, il fallait faire preuve de persévérance. Cela sans compter sur toutes les nouvelles informations à transmettre aux bénéficiaires de prélèvements automatiques (fournisseurs d’énergies, assureurs, opérateurs mobiles, etc.) et aux auteurs des versements (allocations, mutuelle).

Pour faciliter la mobilité bancaire et ainsi permettre aux Français de profiter de la concurrence inter-bancaire, une nouvelle disposition a été mise en place par l’intermédiaire de la loi Macron.

La mobilité bancaire facilitée, en théorie

Lancé le 6 février dernier, le mandat de mobilité bancaire est un document remis à une banque afin qu’elle se charge de toutes les démarches à la place du client. En supprimant ces contraintes, l’usager est donc libre de trouver l’établissement bancaire qui correspond le mieux à son profil.

Selon les dispositions de la loi Macron, le changement de domiciliation bancaire devait s’effectuer en 22 jours au plus. Trois mois après l’entrée en vigueur du nouveau mandat, les banques françaises semblent avoir du mal à respecter ce délai. Les retards seraient dus à des problèmes de compatibilité entre les systèmes électroniques des groupes bancaires.

Si la mobilité bancaire facilitée était attendue par des Français en quête d’économies, les banques n’étaient pas totalement prêtes à répondre à ces nouvelles exigences.

Face aux premières difficultés observées, certains experts en moyens de paiement sont plutôt réservés sur l’efficacité du nouveau dispositif. Dans l’état actuel des choses, ils recommandent aux particuliers de gérer eux-mêmes leur changement de banque afin de raccourcir les délais de traitement.