Marché immobilier : les petites villes mises de côté

Habitation

Les prix flambent dans les grandes métropoles et pourtant, les transactions sont toujours aussi élevées. Toutefois, il semblerait que cette tendance soit principalement située dans les grandes métropoles françaises.

Baisse des prix et des crédits immobiliers dans les petites villes

Les experts immobiliers constatent l’émergence d’un véritable clivage entre les grandes agglomérations et les petites villes de l’Hexagone. En 2017, les taux d’intérêt des nouveaux financements à l’habitat se sont légèrement relevés mais le coût des crédits immobiliers sont restés bas sur l’ensemble du territoire tricolore. Le dynamisme du marché de la pierre n’a toutefois pas continué dans les villes de taille moyenne où les ventes de biens se font de plus en plus rares.

Les milieux ruraux et périurbains ne semblent plus attirer autant d’acheteurs qu’avant, la préférence d’achat des Français se focalise désormais vers les « zones d’emploi » et les littoraux. Les raisons sont simples : les particuliers veulent se rapprocher de leur lieu de travail et les secundo-accédants sont plus motivés à acheter leur résidence secondaire près de la Méditerranée plutôt que dans les campagnes.

La tendance du marché immobilier dans les petites villes s’oppose donc nettement à celle des grandes villes. Les prix des biens mis en vente diminuent progressivement depuis plusieurs mois tandis que la production des prêts qui permettent d’acquérir une maison ou un appartement est en panne.

Les banques remarquent également que les transactions sont très faibles surtout dans les territoires où les offres d’emploi ne sont pas nombreuses, même si les prix des habitations sont très attractifs et que le financement à l’habitat est avantageux.

Les prix continuent d’augmenter dans les grandes villes

Pour rappel, le dynamisme exceptionnel du marché immobilier débuté en 2016 a été possible grâce aux taux d’intérêt historiquement bas, mais également à la baisse du prix des logements sur l’ensemble du territoire français. Le baromètre des prix a cependant suivi la tendance les barèmes bancaires fin 2016 et les prix se sont relevés notamment en Ile-de-France et à Bordeaux. Les autres agglomérations ont suivi cette tendance, dégradant petit à petit le pouvoir d’achat des ménages qui souhaitent investir dans les grandes villes.

L’augmentation des tarifs n’a cependant pas eu d’effet notaire sur les demandes de financements immobiliers en France, en raison des taux en vigueur toujours très intéressants et des dispositifs mis en place par l’Etat pour aider les primo-accédants à devenir propriétaires comme le PTZ.

Si les logements deviennent de plus en plus chers, les barèmes des établissements bancaires se stabilisent en juillet et demeurent à un niveau très bas. Le taux directeur de la BCE ne devrait pas changer selon les recommandations de Mario Draghi et le marché immobilier devrait tenir ses promesses avant la fin de l’année.


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