Les fintechs ont-elles atteint leurs limites ?

Les fintechs ont-elles atteint leurs limites ?

Le nombre de créations de jeunes pousses de la finance a considérablement baissé dans l’Hexagone mais aussi Outre-Atlantique. Les spécificités de chaque législation nationale ralentissent leur évolution.

Les nouveaux services de la Technologie financière

En l’espace de quelques années seulement, les Fintechs sont entrées au cœur des métiers bancaires et des services financiers en général. Ces jeunes sociétés ou start-up oeuvrent au quotidien pour proposer de nouveaux services aux consommateurs et en particuliers aux usagers des banques. En France, les services fintech les plus connus sont les agrégateurs de compte. Un outil d’agrégation se présente sous la forme d’une application pour smartphone. Elle permet à l’utilisateur d’avoir un point de vue global sur l’ensemble de ses comptes bancaires et cela autant sur smartphone que sur tablette. Si aujourd’hui il est aisé de consulter son solde depuis l’application officielle de sa banque, l’arrivée des banques en ligne et plus récemment des néo-banques a modifié les habitudes des Français.

Les néo-banques, l’atout des usagers bancaires connectés

En effet, il n’est pas rare de cumuler plusieurs comptes bancaires selon les usages. Un compte chèque auprès d’un établissement classique va permettre de gérer les opérations tout en pouvant faire appel à un conseiller en cas de besoin. Un compte ouvert dans une banque en ligne, lui, sera semblable mais orienté vers la connexion depuis un ordinateur ou un smartphone. Enfin les néo-banques attirent les clients voyageurs. Grâce aux cartes bancaires des néobanques, les clients nomades bénéficient de taux de change très avantageux.

Les Fintech révolutionnent donc le marché. Pour être certain de ne pas manquer cette mutation numérique, les acteurs traditionnels se lancent également dans le 2.0. Ainsi, des fintechs propres aux groupes bancaires sont en train d’émerger. Les banques cherchent particulièrement à se positionner sur les offres de services de paiement. Pour cela, elles n’hésitent pas à lancer des appels à projets en interne.

Les créations de fintechs ralentissent en 2016

La fintech est donc un secteur qui se porte bien. Mais selon les chiffres d’une plate-forme d’analyse de start-up, le secteur de la Technologie financière tournerait actuellement au ralenti. Pour dresser ce constat, l’étude rappelle que 32 fintechs se sont créées en France en 2016 contre 82 l’année précédente et plus d’une centaine auparavant. Le phénomène ne touche pas uniquement la France puisqu’aux Etats-Unis, le nombre de création a chuté d’un millier en 2015 à 500 en 2016.

Il y aurait-il donc un plafond de verre au-dessus des start-up financières ? Selon une entreprise de conseil, les fintechs auraient du mal à gravir les échelons supérieurs notamment à cause de leur business plan international. Les législations de chaque Etats auraient raison du développement international. Pour autant, cela ne marque pas la fin de la révolution numérique mais plutôt un temps de réflexion afin d’appréhender au mieux le futur.


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