Un label vert pour les projets de crowdfunding respectueux de l’environnement

Un label vert pour les projets de crowdfunding respectueux de l’environnement

Le ministère de l’Environnement a lancé un label pour distinguer les projets œuvrant pour la transition énergétique sur les sites de financements participatifs.

Le financement participatif au service de la nature

Le crowdfunding continue de s’inscrire dans le paysage économique français. Depuis plusieurs années, le financement participatif en ligne a su devenir un acteur incontournable pour la recherche de fonds des entreprises, des particuliers et même des collectivités territoriales.

Le financement par la foule a permis de produire des artistes, des films et d’autres projets artistiques. En s’ouvrant à l’immobilier, le crowdfunding a peu à peu changé de modèle vers le crowdlending. Avec ce dernier, les financements ne se font plus sous forme de dons.

Pour contribuer à des projets immobiliers, les internautes attendent dorénavant un retour sur investissement. Pour cela ils indiquent à quels taux ils envisagent de prêter des fonds.

De l’artisanat à la création artistique ou du bâtiment aux nouvelles énergies, l’éventail des secteurs touchés par le crowdfunding est très large. Pour démarquer les projets dont l’esprit est écologique, le ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer a décidé de lancer un label certifiant leurs actions en faveur de l’environnement.

Les projets devront figurer sur des plateformes de crowdfunding conventionnées

Les appels aux dons ou aux prêts en ligne pourront donc mettre en avant leurs aspects positifs pour la biodiversité. Pour bénéficier du label, les porteurs de projet devront répondre à trois critères. En premier lieu, le projet doit répondre à une question de transition énergétique ou écologique. Les énergies non-renouvelables ne sont pas concernées.

En revanche, le développement de l’agriculture responsable est, lui, encouragé. De même pour tous les développements favorisant les énergies renouvelables.

Dans un deuxième temps, les demandeurs de fonds doivent garantir la transparence des informations relatives à leur projet. Puis, le bénéfice pour l’environnement devra être mesuré selon des indicateurs à mettre en place.

Le label financement participatif pour la croissance verte existe depuis le 7 avril dernier, date à laquelle la ministre de l’Environnement a signé le décret de création. Pour l’instant, les projets inférieurs à 15 000 euros seront les seuls à être concernés par le label. De plus, ils devront être inscrits sur des plateformes de crowdfunding conventionnées par la FPF (association Financement participatif France).