Immobilier : la hausse des prix n’est pas terminée

Immobilier : la hausse des prix n’est pas terminée

Malgré un léger ralentissement des prix du mètre carré durant le troisième trimestre 2017, les grands réseaux annoncent que la hausse des prix immobilier n’est pas encore terminée, qu’elle s’est même accentuée dans les grandes villes.

Immobilier : la hausse des prix ne décourage pas les acheteurs

Dans l’Hexagone, l’augmentation des prix du mètre carré atteint désormais 3,5 % sur un an en moyenne. Dans le détail, la hausse est particulièrement importante dans les grandes villes, notamment à Paris où les chiffres font état d’une progression de près de 7 % sur un an et ce n’est pas un cas unique. Les prix de la pierre ont atteint des sommets dans la quasi-totalité des grandes métropoles.

Paradoxalement, cette flambée des prix immobiliers n’a pas fait retomber la fièvre acheteuse des Français. Selon les statistiques officielles, le nombre des transactions s’est aussi envolé depuis plusieurs mois. La barre des 900 000 transactions sur un an a même été franchie en début d’année.

Quant aux ventes, les chiffres montrent une progression de 14 % sur un an. A savoir que cette dynamique du marché immobilier s’appuie principalement sur la croyance sur la solidité de l’immobilier par rapport aux placements alternatifs, sur la volonté et le besoin des Français à devenir propriétaires, sur l’attractivité des conditions de financement avec des taux d’intérêt historiquement attractifs.

Le mouvement pourrait se poursuivre

A regarder de près le marché immobilier, force est de constater que tout semble réuni pour que le mouvement haussier des prix du mètre carré se poursuive. Cependant, il faut reconnaitre que la tendance ne connaîtra pas le même emballement que dans les années 2000 où les prix avaient atteint plus de 12 % sur un an.

Cependant, il faut savoir que ce ne sont pas les récents dispositifs pris ou envisagés par le gouvernement qui feront baisser considérablement les prix immobiliers. Néanmoins, deux facteurs sont à prendre en compte.

Le premier est la capacité d’emprunt des ménages. Avec la conjoncture actuelle, il faut 4,3 années de revenus pour acquérir un bien immobilier. C’est quasiment plus de deux ans de plus par rapport au standard jusqu’au début des années 2000, selon les observateurs.

Cela a été rendu possible par l’allongement de la durée de crédit immobilier. A ce jour, près de 60 % des financements à l’habitat ont une durée de remboursement supérieure à 20 ans.

Le deuxième facteur à prendre en compte est la hausse des prix inégalement répartie sur le territoire. Cette variance limite la progression d’ensemble. Malgré tout, la hausse des prix devrait quand même atteindre plus de 3 % en 2017, selon certaines prévisions.


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