Immobilier : emprunter sans apport grâce aux taux bas

Immobilier : emprunter sans apport grâce aux taux bas

Les taux réduits des emprunts à l’habitat permettent à certains emprunteurs de souscrire de tels prêts sans fournir d’apport personnel.

Taux bas et progression du pouvoir d’achat immobilier stimulent le marché

En 2016, la chute des taux d’intérêt des crédits immobiliers a profité à un bon nombre d’emprunteurs. Face à des taux historiquement bas, les acheteurs ont répondu présent sur le marché. Ce dernier a connu une activité record puisque la barre des 850 000 ventes a été franchie. Pour rappel, le précédent record plafonnait à 832 000 transactions et datait de l’année 2006. Pour sa part, durant ces dix ans, le pouvoir d’achat immobilier a nettement progressé.

Selon les professionnels du secteur, la progression serait d’environ 30 %. C’est-à-dire qu’à mensualité égale, un emprunteur de 2016 pouvait prétendre à une surface immobilière plus grande soit 30 mètres carrés supplémentaires pour une surface initiale de 100 m². L’année dernière, les meilleurs profils emprunteurs ont pu bénéficier de conditions de financement exceptionnelles. Des crédits à l’habitat ont même été contractés avec des taux inférieurs à 1%. Si pour le premier trimestre 2017, les taux d’intérêt semblent repartis à la hausse, celle-ci reste légère. Acheter un bien immobilier demeure donc toujours une option intéressante pour les investisseurs.

Les crédits immobilier sans apport progressent

Pour attirer une clientèle d’emprunteurs aux profils solides, les banques se montrent prêtes à faire des efforts significatifs dans l’attribution de leur crédit. Cette tendance incite même certains Français à souscrire un crédit immobilier sans justifier d’un apport personnel. Le prêt immobilier sans apport leur permet d’éviter d’avancer plusieurs milliers d’euros. Si en pratique les banques demandent souvent un apport personnel d’environ 10 % du montant de l’opération immobilière, elles autorisent des emprunts intégraux. Ces financements englobent donc les droits de mutations appelés couramment frais de notaires.

La proportion des crédits sans apport a, elle aussi, progressé en 2016. Selon certains courtiers, ils ont représenté jusqu’à 15 % de leur financement contre 5 % en 2009. Si les banques sont prêtes à « jouer le jeu » c’est avant tout car le risque financier est relativement peu élevé pour elles. En prêtant sur le long terme pour des mensualités moins importantes, elles diminuent le risque d’impayés durant la durée du contrat de prêt.


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