L’immobilier ancien voit ses ventes exploser en 2019

L’immobilier ancien voit ses ventes exploser en 2019

La barre du million de transactions a déjà été franchie pour le marché de l’ancien. Les faibles taux des crédits immobiliers expliquent, en partie, cet engouement des Français pour la pierre.

Une hausse des prix qui n’est pas uniforme dans l’Hexagone

Le marché de l’immobilier ancien ne s’est jamais aussi bien porté qu’en 2019. Si les ventes dans l’ancien affichent une belle dynamique, cela ne signifie pas pour autant que l’ensemble du territoire profitent de cette embellie.

Sans surprise, des disparités sont à noter dans l’Hexagone, notamment entre les territoires ruraux et les agglomérations. L’attractivité des villes jouent également sur la tension des marchés locaux. Pour cela, il faut prendre en compte le bassin d’emploi mais aussi la diversité des services proposés (écoles, centres culturels, espace de coworking). Il en est de même pour la hausse des prix qui n’est pas uniforme sur le territoire français. Car si la hausse moyenne nationale des prix est de 1,8 %, elle est de 4,7 % en moyenne pour les dix villes les plus importantes.

Ainsi, les prix ont progressé dans les principales villes tricolores à l’instar de Lyon, Nantes, Paris et Toulouse qui forment le top 4 en matière de hausse des tarifs sur le marché de l’ancien. En détails, les prix de ventes ont respectivement augmenté, en 2019, de 11,5 % dans la capitale des Gaules, de 9,4 % à Nantes, de 8,7 % dans la capitale et enfin de 6,4 % dans la Ville rose.

Plus d’un million de biens vendus sur le marché de l’ancien

A l’inverse, le marché a reculé dans des villes de moindre envergure telles que Nice, Dijon et Saint-Etienne. Les différentes hausses de prix sur le territoire n’entament pas, pour autant, l’appétit des Français pour la pierre. D’autant plus, qu’avec la conjoncture actuelle, ils sont incités voire poussés à l’achat immobilier quand leur situation le permet. En effet, les taux bas des crédits à l’habitat se traduisent par une augmentation du pouvoir d’achat immobilier. Depuis 2008, les experts notent une amélioration de 36 % de cet indicateur. L’attractivité des taux a donc contrebalancé, la hausse des prix du moins dans les zones de marché détendu.

Il n’est donc pas surprenant de voir les ventes dans l’ancien établir un nouveau record. Si les années précédentes étaient proches de franchir la barre du million d’unités en matière de volume de vente, ce cap a déjà été franchi pour l’année en cours. Cela démontre bel et bien l’attractivité du marché à laquelle les taux bas ne sont pas totalement étrangers.