Francfort renforce ses contrôles sur l’argent liquide

Francfort renforce ses contrôles sur l’argent liquide

La Banque centrale européenne va cesser d’émettre les billets de 500 euros. Les faussaires, eux, sont toujours friands du billet de 50 euros.

La coupure de 50 euros, numéro 1 chez les faussaires

Au printemps 2017, la Banque centrale européenne lançait l’impression de la dernière version du billet de 50 euros. Dans la même veine que les nouvelles coupures de 5, 10 et 20 euros, la dernière version embarque des technologies de sécurité plus récente. Mais les faussaires restent sur le qui-vive. Si sa valeur faciale est relativement élevée, le billet de 50 remporte tout de même un franc succès surtout auprès des faussaires.

L’année dernière, la BCE a retiré de la circulation près de 700 000 coupures orange soit 52 % des coupures saisies. Francfort ne fait pas état d’une situation alarmante au regard du nombre de billets authentiques qui sont actuellement en circulation pour un montant de 21 milliards d’euros. Au début de l’année 2019, les billets de 100 et 200 euros subiront eux aussi un renouvellement pour garantir leur authenticité.

Face aux nouveaux moyens de paiements et notamment aux services proposés par les Fintech, l’argent liquide pourrait bien perdre son aura. D’une part, l’argent dématérialisé est plus facilement traçable par les autorités. Le système de la Blockchain permet notamment de vérifier et d’authentifier les échanges à l’échelle mondiale.

Face à la dématérialisation, les espèces font de la résistance

Cependant, d’autres alternatives aux monnaies conventionnelles ont fait leur apparition : les cryptomonnaies. La plus connue d’entre est actuellement le Bitcoin dont le cours a dernièrement défrayé la chronique. Les échanges en monnaie virtuelle n’utilisent pas les réseaux bancaires et réduisent le nombre d’intermédiaires lors des transactions. Pour sa part, le système bancaire en place perçoit d’un mauvais œil ces cryptodevises. Les dirigeants des banques centrales pointent notamment du doigt l’aspect purement spéculatif.

Mais dans l’Hexagone, les modes de consommation font figure d’exceptions. En effet, si les voisins européens se tournent de plus en plus vers les paiements dématérialisés, en France, l’argent liquide intervient dans 15 % des transactions et les consommateurs français y restent attachés.

Enfin, pour rappel, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, les coupures de 500 euros vont cesser d’être imprimées à la fin de l’année. Même si leur émission va stopper, leur valeur marchande restera intacte.


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