Les FinTech à l’assaut de l’assurance-vie

Les FinTech à l’assaut de l’assurance-vie

Après les services bancaires et les solutions de paiement, les start-up de la finance se lancent dans l’assurance-vie en ligne. Elles n’hésitent pas à communiquer sur des rendements plus intéressants.

L’assurance-vie au plus mal en 2016

Avec des résultats décevants en 2016, l’assurance-vie fait grise mine. Ce placement a dû faire face à des réformes législatives qui l’ont fortement impacté. Les épargnants ont notamment émis beaucoup de craintes à l’occasion du vote de la loi Sapin II.

Avec l’adoption de ce texte, le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) peut décider de limiter les retraits sur les contrats portant sur des fonds en euros. Cette mesure s’appliquerait en cas d’une crise économique majeure qui inciterait les Français à retirer leurs liquidités. Le principe est de protéger le système des assurances-vie qui demeure un levier important de l’économie tricolore.

En 2016, les épargnants y ont donc regardé à deux fois avant d’ouvrir des contrats d’assurance-vie. La conséquence s’est fait ressentir au niveau de la collecte nette qui chute de 29 % entre 2015 et 2016. En s’établissant à 16,8 milliards d’euros, la différence entre les versements et les retraits s’inscrit donc dans une tendance à la baisse.

Attirer les jeunes épargnants avec des frais réduits

Longtemps considéré comme le placement préféré des Français, l’assurance-vie veut aujourd’hui élargir sa clientèle voire la rajeunir. Le produit a longtemps véhiculé une image d’épargne réservée à une catégorie d’âge « avancée ».

Les start-up des technologies financières, ou FinTech, veulent être les acteurs de ce rajeunissement. Pour cela, elles proposent des services de gestion d’assurance-vie davantage axés sur le l’instantanéité. En utilisant ces outils en ligne, les épargnants connectés peuvent gérer en temps réel leur portefeuille. De plus, à l’instar des banques en ligne qui limitent les frais bancaires, les assurances-vie sur internet permettent de réduire les coûts (frais d’entrée, de sortie et de gestion).

En 2016, le rendement moyen d’un contrat d’assurance-vie classique s’est établi à 1,9 % tandis que des start-up communiquent sur des rendements de l’ordre de 5 à 7 %. Pour cela les FinTech font appel à des robots. Ces robo-advisors se chargent de gérer automatiquement les portefeuilles.

Après les services bancaires et de paiements, les Fintech s’installent peu à peu dans l’univers de l’assurance-vie en ligne.


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