Le dynamisme des crédits immobiliers se poursuit en 2017

La hausse modérée des taux d’intérêt, n’a pas eu d’effet notoire sur le moral des emprunteurs. D’après les chiffres de la Banque de France, ils sont encore nombreux à souscrire des prêts immobiliers en 2017.

Des conditions toujours plus avantageuses pour les aspirants à la propriété

La légère augmentation des taux aurait logiquement dû freiner la demande de crédits par les particuliers et ralentir la production des financements bancaires dans l’Hexagone mais l’effet a été inversé. L’inquiétude d’une hausse significative du coût des prêts à l’habitat, due à la valorisation des barèmes bancaires a poussé les aspirants à la propriété à prendre rendez-vous avec leur banquier.

En France, ils ont été nombreux en ce début d’année, à demander le financement de leur projet immobilier après la remontée des taux d’intérêt qui y sont affectés. Les experts du marché de la pierre ont constaté que cette tendance ne touchait pas seulement les primo-accédants, mais aussi les investisseurs et les rentiers qui cherchent à optimiser leur patrimoine.

Les établissement bancaires, qui ont battu un record de production l’an passé, se sont fixés des objectifs commerciaux encore plus élevés pour 2017 et débutent donc l’année en beauté. Les demandes de prêts à la consommation, de crédits immobiliers et d’emprunts personnels se sont accélérées, notamment en raison du coût qui reste relativement bas. En janvier 2017, la production des encours immobiliers a atteint 37,4 milliards d’euros, contre 33,4 milliards d’euros en décembre 2016 en France.

Compte tenu de la conjoncture actuelle, de leurs objectifs et d’une concurrence toujours plus grande entre les banques, les organismes prêteurs ont décidé de maintenir leurs taux pour pouvoir faire face à la demande. C’est l’assouplissement des conditions d’octroi des financements immobiliers qui permet aux foyers Français d’emprunter à moindre coût avant un éventuel relèvement des barèmes.

Un dynamisme rendu possible par les renégociations et les rachats de crédit

Cette tendance a été grandement soutenue par les renégociations et les regroupements de prêts. Pour rappel, en septembre 2016 les opérations de rachats de crédits avaient représenté plus de la moitié des crédits immobiliers accordés sur le territoire français. En janvier 2017, ces opérations ont atteint 61,58% des nouveaux financements à l’habitat.

Cet intérêt grandissant pour la renégociation des contrats de prêt est imputable aux conditions inédites et avantageuses des banques, aussi bien sur le taux d’intérêt que sur les modalités d’accès qui sont devenues plus souples. Ainsi, certains organismes n’exigent que très peu d’apport personnel pour accorder un financement, quelle que soit sa durée.

Le succès du regroupement de crédit est dû aux effets à long-terme de l’opération sur les finances du bénéficiaire parce qu’elle permet de réduire considérablement le montant de ses mensualités et de gérer plus facilement son budget mensuel. Pour cela, les emprunteurs se tournent vers leur banque, un organisme de crédit ou un intermédiaire en opérations bancaires pour connaître leur éligibilité et la faisabilité de leur dossier.

Dans une période où la concurrence entre les établissements bancaires est féroce, les mandataires non exclusifs en opérations de banque séduisent de plus en plus les foyers puisqu’ils ont la possibilité de comparer l’ensemble des offres de rachats de crédits immobiliers sur le marché afin de proposer les meilleures conditions de prêt pour leurs clients.