Crédit immobilier : 2018 devrait aussi être un bon millésime

Crédit immobilier : 2018 devrait aussi être un bon millésime

Selon le 30ème rapport annuel de l’Observatoire des crédits aux ménages publié par la Banque de France, les Français sont particulièrement nombreux à avoir l’intention de souscrire un financement à l’habitat dans les mois à venir. L’année 2018 devrait être, ainsi, un bon millésime pour les établissements prêteurs.

Le taux de détention des crédits pourrait suivre son redressement

A savoir qu’entre 2008 et 2016, le taux de détention des prêts (immobilier et consommation) s’est fortement contracté pour descendre à 46,4 % en 2016, soit le niveau le plus bas historique que la Banque de France a eu à connaitre depuis 1989. Cependant, en 2017, la part de détention d’emprunt a rebondi pour atteindre 47,8 %.

Avec le retour de la croissance, cela montre que les ménages semblent prêts à souscrire de nouveaux financements, selon le 30ème rapport annuel de l’Observatoire des crédits aux ménages publié par la Banque de France.

Les résultats de ce rapport montrent, par ailleurs, qu’une bonne majorité des Français ont le moral à la lecture de leurs relevés bancaires. Dans les détails, ils sont plus de 62 % à estimer que leur situation financière s’est considérablement stabilisée, voire améliorée, au cours des derniers mois. Un optimisme qui pourrait perdurer et inciter les Français à concrétiser leurs intentions de crédit.

De ce fait, le taux de détention de crédit aux particuliers pourrait poursuivre son redressement commencé en 2017 puisque, les ménages, quelle que soit leur catégorie socioprofessionnelle, sont de plus en nombreux à envisager la souscription d’un emprunt dans les semaines et mois à venir.

Les ménages ont renoué avec le prêt à la consommation

Selon la Banque de France, la détention de crédit à la consommation a fortement chuté entre 2008 et 2014, passant de 33,8 % à seulement 25,6 %. Cette tendance baissière peut être expliquée par le report de projets de consommation des ménages à cause des deux crises économiques et financières qui se sont succédées. En outre, les effets de la loi Lagarde de 2010 ont aussi fortement réduit l’utilisation des emprunts renouvelables.

Cependant, dès l’automne 2014, le nombre de demande de ce type de financement a commencé à se redresser et cette tendance à la reprise s’est confirmée en 2015. Ce rebond des financements à la consommation a même permis au taux global de détention des crédits de se stabiliser en 2015.

Cela a encore été le cas en 2016 et 2017 ou les ménages ont de nouveau largement relevé leur demande d’emprunts à la consommation auprès des établissements prêteurs, mais aussi dans la moindre mesure auprès de la famille et des amis.

Ainsi en 2017,  nombre de foyers ayant souscrit un prêt à la consommation a encore progressé de 2,9 %, après +12 % en 2016. Le nombre de tenants de cet emprunt dépasse pour la deuxième année consécutive le niveau très élevé constaté en 2007 avant le déclenchement des crises financières et économiques internationales. 

Le taux de détention d’emprunt immobilier s’est encore accru

Selon la Banque de France, le nombre de foyer ayant contracté un nouveau crédit immobilier (taux fixe ou variable) a progressé de 8,5 %, après une hausse de 2,7 % un an plutôt. Ainsi, la détention de prêts à l’habitat s’est encore accru l’année dernière pour s’établir à 30,8 %, contre 30,7 % en 2016 et 30,2 % en 2015.

La remontée de ce taux de détention peut être expliquée par l’amélioration des caractéristiques de certains prêts conventionnés comme le prêt à taux zéro, mais aussi par l’assouplissement des critères de financement immobilier et l’amélioration des conditions d’emprunt exceptionnelles. Ce contexte a permis à de nombreux ménages, notamment les primo-accédants de concrétiser leurs projets immobiliers.

De même, l’augmentation de taux de détention d’emprunt immobilier s’est aussi appuyée sur une forte progression de taux de détention d’emprunts pour financer l’acquisition des projets immobiliers locatifs (investissement locatif privé). La reprise économique, la baisse du chômage, l’amélioration du pouvoir d’achat peuvent aussi expliquer cette tendance haussière du taux de détention des prêts à l’habitat.

Par ailleurs, ce 30ème rapport de l’Observatoire des crédits aux particuliers montre que les Français sont nombreux à voir l’intention de souscrire un emprunt immobilier dans les prochains mois. L’année 2018 devrait être ainsi une bonne année pour le financement à l’habitat, malgré un début d’année un peu morose.


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