Crédit : les conditions favorables devraient perdurer

Si l’élection présidentielle aux USA avait fait rebondie le taux américain à 10 ans, entrainant dans son sillage le rendement des emprunts obligatoires mondiaux, la présidentielle Française a rassuré les marchés.

Les banques pourraient maintenir les taux bas au cours de prochains mois

Contrairement à l’élection présidentielle aux USA en novembre 2016 qui avait fait l’objet d’un électrochoc pour les marchés obligatoires avec la hausse soudaine et brutale de la quasi-totalité des obligations assimilables du trésor 10 ans (OAT 10 ans) mondiales dont celles de la France, l’élection récente du candidat d’En Marche rassure les marchés obligatoires.

Déjà au lendemain du premier tour, les marchés internationaux et particulièrement Français ont réagi avec beaucoup d’enthousiasme à l’image de l’indice de CAC40 qui a atteint un niveau à l’ouverture jamais enregistré depuis 2008.

Sur le marché obligatoire, le taux des OAT 10 ans de la France a vu son rendement baisser à 0,825 %, soit son plus bas niveau depuis mi-janvier 2017. L’écart entre le taux tricolore et le taux Allemand, qui sert de référence auprès des investisseurs, s’est aussi rétréci dans cet enthousiasme.

Avec une hausse de 8 %, les valeurs bancaires ont été celles qui ont le plus bénéficié de la sérénité retrouvée sur les marchés obligatoires. Une bonne nouvelle pour les candidats au crédit, puisque les barèmes accordés aux particuliers se sont stabilisés début mais, après 6 mois de légère remontée.

Dans cet enthousiasme, certaines banques ont même revu leurs taux d’intérêt à la baisse, selon certains réseaux d’intermédiaires bancaires. Certes, ces baisses ne concernent que quelques banques régionales et nationales, mais elles sont suffisamment symboliques pour être relevées et pour prédire que les conditions favorables de crédit pourraient perdurer au cours des prochains mois.

La légère baisse des taux va-t-elle durer ?

Au surlendemain de l’élection du candidat d’En Marche, le rendement de l’OAT 10 ans de la France est resté stable à un niveau très bas, laissant penser qu’il n’y aurait pas de hausse sur les barèmes des financements accordés aux particuliers dans les prochaines semaines liées à une hausse des OAT 10 ans tricolore.

Cependant, il faut savoir que cette configuration pourrait dépendre des résultats des élections législatives et la possibilité du nouveau gouvernement d’avoir une majorité présidentielle afin de rassurer les marchés sur la mise en place de la politique économique du président élu.

Toutefois, et si cette élection déjouait toutes les prévisions des taux d’intérêt des crédits accordés aux particuliers ? A savoir qu’entre-deux-tours, les taux d’intérêt des crédits immobiliers ont affiché une légère baisse. Un recul inattendu qui tient principalement à la baisse des indices financiers dont l’OAT 10 ans.

Pour rappel, la quasi-totalité des observateurs prévoyaient une hausse continue des taux immobiliers tout au long du premier semestre 2017, voire jusqu’à la rentrée de septembre. Ces spécialistes tablaient sur un taux moyen frôlant les 2 % sur 20 ans dans le courant de l’été. Mais, depuis quelques jours, force est de constater que les barèmes contredisent ces prévisions. Après 6 mois de hausse continue, le mois de mai pourrait renouer avec de très légères baisses. Toutefois, la prudence doit rester de mise sur l’évolution des barèmes.