Les courtiers deviennent de plus en plus indispensables

Si la baisse historique des taux d’intérêt a dopé la notoriété des intermédiaires bancaires, force est de constater que ces professionnels deviennent de plus en plus sollicités par les Français. Pour certaines opérations bancaires, ils sont même devenus quasi-indispensables.

L’intermédiation bancaire ou le courtage : un marché en plein essor

Favorisé par les conditions inédites des crédits immobiliers, caractérisées par les niveaux historiquement bas des taux des financements à l’habitat, le marché de l’intermédiation bancaire a le vent en poupe du côté des particuliers comme des professionnels.

Le nombre d’intermédiaires bancaires en crédit ne cesse de s’étoffer, ces spécialistes représenteraient près de 40 % des crédits accordés aux particuliers. Le secteur grignote de nouvelles parts de marché chaque année par rapport aux banques. Les perspectives de croissance pour l’année en cours sont aussi très importantes.

A savoir que les courtiers négocient pour leurs clients (particuliers et professionnels) les conditions de financement les plus avantageuses. Il peut s’adresser à des particuliers qui manquent de temps pour s’occuper des démarches souvent très lourdes, mais aussi à ceux ayant un profil emprunteur plus ou moins complexe en vue d’un prêt immobilier, un crédit à la consommation, une renégociation, un rachat de prêt

Il peut aussi s’adresser à des professionnels ayant une relation aux banques qui peut être chronophage et aussi très lourde sur le plan administratif. A savoir que ces spécialistes sont sollicités principalement pour les meilleures conditions de crédit, mais aussi pour des montages de dossiers solides.

La hausse des taux va-t-elle impacter les intermédiaires bancaires ?

Certes, le marché du courtage a été particulièrement favorisé par les baisses historiques des taux d’intérêt, mais la tendance haussière commencée en décembre 2016 n’a pas impacté le dynamisme de ce marché. Bien au contraire, la hausse des barèmes a redynamisé le marché de l’intermédiation bancaire avec le déclenchement des actes d’achat et de rachat de crédit de nombreux ménages.

Pour le marché du courtage, la hausse des taux n’est pas une menace, même à long terme. En fait, quand les taux baissent, les prêteurs ont souvent tendance à se couper des intermédiaires bancaires tout en durcissant leurs critères d’octroi.

Avec la hausse des barèmes, les intermédiaires bancaires vont revenir au cœur de leur métier, qui est de faciliter l’accès au crédit, au regroupement de prêt et même à l’assurance emprunteur.

Par ailleurs, si tous les professionnels s’accordent sur le fait que la hausse des barèmes ne va pas impacter le marché du courtage, tous s’organisent pour diversifier leurs activités et renforcer leurs partenariats.