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Financer un nouveau projet
Si les prêts immobiliers sont moins chers depuis la baisse des taux, le coût de l’assurance emprunteur reste élevé.
Actuellement, les prêts se négocient à des taux canons. Ces conditions attractives sont l’œuvre de la politique monétaire menée à Francfort par la Banque centrale européenne. L’institution qui régule les activités bancaires au sein de la zone Euro mène une politique de dynamisme économique. Pour cela, elle maintient ses taux directeurs à des niveaux très bas voire négatifs. Pour les Etats, les emprunts sont donc particulièrement intéressants. De plus, la BCE taxe de plus en plus les dépôts des banques : plus elles épargnent, plus cela leur coûte cher. Ici, ce sont des millions d’euros en jeu.
Les banques sont donc incitées à prêter aux particuliers. Pour ces derniers, les conditions sont donc idéales pour emprunter et concrétiser un projet d’acquisition. Dans la conjoncture actuelle, devenir propriétaire immobilier est réellement une bonne idée puisque l’emprunt n’a jamais coûté aussi peu cher dans l’histoire bancaire moderne.
Financer un bien immobilier à moindre coût est souhaité par de nombreux Français, mais le coût final d’un emprunt à l’habitat ne fait pas tout, il faut également veiller au taux d’un autre contrat : celui de l’assurance de prêt. Cette assurance emprunteur vient couvrir le ou les co-emprunteurs en cas de décès ou d’invalidité. D’ailleurs, les banques exigent au minimum cette couverture décès-invalidité dont le coût est calculé en fonction du capital emprunté et du profil emprunteur (âge, situation de santé, activités professionnelles …) : le taux de l’assurance.
Jusqu’alors, le montant de l’assurance de prêt représentait de 25 à 30 % du coût total d’un financement immobilier. Avec la baisse des taux d’emprunts, la part de l’assurance devient de plus en plus conséquente. Dans une telle situation, certains emprunteurs vont régler plus cher leur assurance de prêt que leur crédit immobilier. Le secteur bancaire n’est pas tombé sur la tête mais cela s’explique par le fait que les sommes empruntées augmentent. Mathématiquement, le coût des assurances aussi.
Les Français ont un atout dans leur manche pour limiter le coût du contrat en faisant jouer la concurrence notamment grâce à la délégation d’assurance. Avec ce dispositif, ils sont libres d’assurer leur prêt auprès d’une compagnie différente de leur banque. Ainsi, ils peuvent envisager de diviser par deux ce poste de dépense par rapport à une assurance de groupe, c’est-à-dire l’offre initiale de la banque.
Mais toutes les banques ne sont pas prêtes à jouer le jeu de la délégation car c’est leur rentabilité qui entre en jeu. En effet, les taux bas rognent leur marge sur les crédits immobiliers, elles se tournent donc vers leurs produits d’assurance de prêt pour lesquels la rentabilité reste attractive. Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour les emprunteurs qui n’osent pas franchir le cap de délégation.
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