Assurance-vie : une collecte positive mais en net recul en juin

Assurance-vie : une collecte positive mais en nette recul en juin

Malgré une collecte nette de 600 millions d’euros en juin, l’assurance-vie est loin des niveaux affichés l’année dernière. La faute à des faibles rendements et à l’incertitude des épargnants.

Une collecte positive mais faible

L’assurance-vie n’est pas au mieux de sa forme. Depuis 2016, le placement considéré jusqu’alors comme le préféré des Français affiche des résultats qui ne sont pas des plus encourageants. Malgré ce constat, les épargnants continuent de placer leur confiance et leurs liquidités sur les assurances-vie. Mais les niveaux de liquidités placées sont loin des résultats obtenus par le passé. A titre d’exemple, la collecte nette de juin est positive mais elle reste en deçà de celle de juin 2016 : 600 millions d’euros contre 1 100 millions l’an passé. De plus, il faut préciser que la collecte de juin 2016 était la moins bonne de toute l’année. En élargissant la comparaison  au semestre, l’écart est plus flagrant : 2 milliards d’euros de collecte sur les six premiers mois de 2017 contre 12 milliards en 2016. La faible collecte constatée ces derniers temps s’explique pour deux raisons.

Des rendements moyens au plus bas

D’une part, les taux de rendement des assurances-vie ont fortement faibli. Avec une moyenne des taux de rendements inférieure à 2 % en 2016, les épargnants font grise mine. Les taux d’emprunt à la baisse sur les marchés financiers européens ont fortement impacté les rendements des assurances-vie. Sans compter sur les recommandations du gendarme des activités bancaires qui a recommandé aux assureurs de ne pas relever leurs taux. L’ACPR souhaite que les gestionnaires de portefeuilles proposent davantage de support en unités de compte. Mais les Français préfèrent la sécurité, même à faible rendement, des contrats sur des fonds en euros.

Les inquiétudes des épargnants

D’autre part, les inquiétudes des épargnants ont pu se justifier à l’occasion des discussions parlementaires relatives à la Loi Sapin II. Avec l’adoption de cette réforme législative en 2016, le HCSF a renforcé ses pouvoirs au grand dam des détenteurs d’assurances-vie. En effet, parmi les nouvelles prérogatives du Haut conseil de stabilité financière, il lui est désormais possible de limiter les retraits. De manière temporaire et uniquement en cas de crise économique majeure, les épargnants ne seraient donc pas en mesure d’effectuer des retraits sur leurs contrats. Cette disposition visant à assurer la stabilité financière a contrarié les investisseurs.


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