Adapter la mensualité de prêt avec une baisse temporaire de revenus

Adapter la mensualité de prêt avec une baisse temporaire de revenus

En cas d'arrêt de travail forcé, certains actifs pourraient avoir des difficultés à rembourser leur crédit immobilier. Comment adapter les mensualités ?

Quand les revenus baissent temporairement

La crise du Coronavirus 2019 va bien au-delà de l’épidémie mondiale et des tragédies humaines. Car la propagation du Covid-19 impacte plus que la santé, elle met à mal l’économie mondiale. Dans le quotidien des particuliers, l’impact est également important. Car en plus des considérations sanitaires, le budget d’un ménage peut être impacté par un confinement ou un arrêt maladie. Si rester à la maison permet de limiter l’épidémie, cela peut causer un tort notamment pour les entrepreneurs et les professions libérales. La baisse d’activité va induire une baisse des revenus. Avec des charges à assumer tels qu’un crédit immobilier ou des prêts personnels, la situation peut vite se compliquer.

En Italie, la vice-ministre de l’Economie et des Finances a annoncé la suspension des paiements des mensualités des crédits immobiliers. Des précisions devraient être apportées dans la journée suite au Conseil des ministres italiens. En France, à cette heure, aucune réflexion de ce genre n’a été évoquée. Alors comment faire face à une baisse de revenus avec un crédit immobilier en cours ? La modulation des mensualités semble être la solution adéquate pour faire face à une baisse temporaire des finances d’un ménage.

Moduler ou suspendre les mensualités, combien ça coûte ?

Généralement, les contrats de prêts prévoient cette modulation sans frais. Elle peut se faire à la hausse ou à la baisse. Si l’opération bancaire n’est pas facturée, dans le cas d’une baisse, l’emprunteur devra tout de même mettre la main à la poche. En effet, pour réduire la mensualité, la banque va allonger la durée du prêt. Le taux d’intérêt va donc augmenter. A cela, il faudra ajouter les cotisations supplémentaires pour l’assurance de prêt.

Un autre dispositif existe : la suspension de mensualités. Ici, l’emprunteur peut demander une suspension partielle ou totale. Ainsi, le remboursement du capital n’est plus versé, de même que les intérêts dans le cas d’une suspension totale. A noter que la cotisation d’assurance, elle, reste effective. Enfin, si la suspension semble facile à mettre en place lorsqu’elle est incluse dans le contrat, ce n’est pas une opération anodine car elle entraine un allongement de la durée d’emprunt, donc un coût total augmenté. Traduction : suspendre ou moduler à la baisse les mensualités n’est pas une décision à prendre à la légère.