Taux d’intérêt : facteurs déterminants et tendance actuelle

Après plusieurs mois de baisse continue, certaines banques ont relevé leurs barèmes. Cette politique a créé le buzz avec l’anticipation d’une hausse généralisée. Cependant, quels sont les facteurs qui déterminent les taux ? Quelle est la tendance actuelle ?

Les principaux facteurs

La conjoncture économique défavorable caractérisée par la crise grecque, l’incertitude économique et le manque de compétitivité des banques Européennes, peut contraindre certains établissements bancaires à revoir leurs conditions d’octroi de financement et à augmenter leurs barèmes.

Dans tous les cas, les principaux éléments pris en compte par les banques dans le calcul des taux sont entre autres :

  • La liquidité : l’abondance ou le manque de liquidé peut contraindre un établissement de crédit à revoir ses barèmes. En fait, c’est la loi de l’offre et de la demande qui s’applique, c’est-à-dire, si l’accès à la liquidité à prêter est réduit, les banques doivent payer cher pour l’obtenir. Résultat, elles le répercutent sur les prêts accordés aux particuliers et aux professionnels.
  • Le marché interbancaire : il s’agit du marché réservé aux banques. Elles échangent et empruntent des liquidités aux autres banques. Dans le cas où le coût de l’argent augmente, les prêteurs en répercutent sur les financements proposés aux particuliers et aux professionnels.
  • L’inflation : élément capital pris en compte dans le calcul des taux, le niveau de l’inflation peut impacter les salaires, charges, services… Dans le cas d’une hausse, c’est le coût de revient des banques qui augmentent. De ce fait, les prêteurs sont contraints de revoir à la hausse leurs taux pour conserver leurs marges.

La tendance actuelle des facteurs déterminants

De la disponibilité des liquidités au niveau de l’inflation en passant par les taux de refinancement des banques,  il n’y a aucun facteur déterminant qui puisse accréditer une hausse importante des taux d’intérêt des prêts accordés aux ménages et aux professionnels.

D’abord, les liquidités semblent abondantes grâce à la politique monétaire mise en place par la banque centrale Européenne. En fait, depuis mars 2015 jusque 2016, l’institution de Francfort alimente l’économie de la zone Euro à raison de 50 milliards d’euros par mois.

Ensuite, le taux de refinancement des banques ou le taux directeur de la banque centrale Européenne est à son plus bas à 0,05 % depuis plusieurs mois. A ce jour, aucun élément n’indique que la BCE augmenterait cet indice.

Enfin, le niveau actuel de l’inflation mesuré à 0,2 % selon les dernières statistiques, est très loin du niveau recherché par la banque centrale Européenne.

Par ailleurs, malgré quelques hausses depuis mai 2015, il convient de relativiser les impacts d’une remontée des taux. Cette tendance haussière n’a rien d’alarmant et n’a quasiment aucune influence sur la capacité d’emprunt des candidats aux crédits.