Regroupement de crédits : est-il encore temps ?

Depuis mi-mai, avec l’annonce de la hausse des taux, les demandes de regroupements de prêts ont explosé pour concerner près d’un financement accordé sur deux. Cependant, est-il encore temps d’opter pour cette opération bancaire ? 

Quand l’annonce de la hausse des taux entraîne une hausse de rachat de prêts

Le premier semestre 2015 est caractérisé par des niveaux record de taux d’intérêt accordés aux particuliers. Cela a entraîné une forte hausse du nombre de rachat et de renégociation de prêt immobilier.

Evidemment, la possibilité d’obtenir des taux aux alentours de 2 % sur 20 % contre plus de 4 % il y a juste quelques années, a incité les emprunteurs à demander une renégociation de leurs encours auprès de leur prêteur.

Cependant, si certaines banques ont joué le jeu en proposant à leurs clients des conditions attractives, bon nombre n’a pu faire face à la frénésie autour du rachat de crédit. Ce qui a incité les emprunteurs à faire racheter leurs encours par la concurrence, souvent via un intermédiaire bancaire spécialisé.

De ce fait, sur le 6 premiers mois de l’année, près de 40 % des demandes de financement ont concerné un regroupement de prêts contre à peine 20 % au premier semestre 2014.

En juin 2015, la tendance s’est même accélérée, notamment en raison des annonces des premières progressions des taux entraînant les attentistes à franchir le pas.

Les taux restent très attractifs

Malgré la médiatisation de la hausse des taux d’intérêt, ces derniers restent particulièrement attractifs : la moyenne s’établit à 2,06 % contre 2,01 % selon les dernières publications du Crédit Logement / CSA. Un niveau très bas par rapport à la moyenne de 5,07 % proposée au 4ème trimestre 2008.

Ainsi, tous les emprunteurs ayant emprunté à plus de 3,5 %, voir 3 %, peuvent théoriquement optimiser leurs encours via un regroupement de crédits.

Par ailleurs, faire racheter ses emprunts en cours implique de satisfaire certaines conditions. Autrement dit, cela consiste à présenter un projet complet comme lors de la souscription d’un premier emprunt.

Cela consiste également à souscrire un nouveau contrat d’assurance emprunteur si l’opération est assortie d’une garantie hypothécaire (regroupement de prêts immobiliers, renégociation de crédit) ou dans certaines conditions.

Par ailleurs, si la situation financière et socioprofessionnelle de l’emprunteur a changé (chômage, divorce, maladie…), il peut être compliqué d’obtenir un financement.

Regroupement de prêt : le jeu en vaut toujours la chandelle

Malgré les récentes remontées des taux, le rachat de prêts a toujours la côte auprès des emprunteurs.

A ce jour, il n’est pas encore tard pour le faire, le jeu en vaut toujours la chandelle, mais il ne faut plus tarder, d’autant que les établissements bancaires, submergés par les demandes de financement, ne priorisent plus le rachat de crédit.

Petite astuce : opter pour un intermédiaire bancaire spécialisé et expérimenté. En général, ce professionnel, sous certaines conditions, est en mesure de proposer une offre de regroupement de crédits à tout emprunteur souhaitant alléger ses mensualités.