Immobilier : nouvelle baisse des taux

Bonne nouvelle pour les emprunteurs immobiliers, les taux des crédits ont baissé de plusieurs points de base en janvier 2014 selon la dernière étude de l’Observateur CSA/Crédit Logement. Faut-il opter pour le regroupement de crédits immobilier maintenant ? Voici quelques raisons.

Baisse des taux d’intérêts des crédits immobiliers : explication

En janvier 2014, le taux moyen des crédits immobiliers observé est de 3,04 % contre 3,08 % en décembre 2013 selon les dernières constations de l’Observateur CSA/Crédit Logement.

Dans le détail, le taux d’intérêt pour le logement neuf est de 3,01 %, 3,03 % pour les travaux et environ 3,06 % pour les logements anciens.

La principale raison de cette tendance baissière est logique, si les taux d’intérêts des prêts immobiliers sont attractifs, c’est parce que les principaux indices financiers reculent eux aussi.

A titre d’exemple, l’obligation assimilable du trésor (OAT 10 ans) est passée de 2,44 % à 2,14 % en quelles semaines.

Dans ce contexte, les banques et les organismes de crédits peuvent proposer des taux attractifs tout en préservant leurs marges.

Ce niveau exceptionnel des taux a de quoi séduire les ménages souhaitant devenir propriétaire et les propriétaires endettés souhaitant optimiser le coût global de leurs crédits.

Quelques raisons pour profiter de la baisse de taux

Aujourd’hui, la conjoncture économique joue en faveur des demandeurs des prêts à l’habitat et des propriétaires endettés qui souhaitent opter pour le regroupement de crédit. Cette conjoncture est-elle durable ? Rien n’est sûr.

Fort de son expérience, Solutis prévoit un maintien des taux d’intérêts actuels au moins jusqu’en été, mais à condition que les OAT 10 ans conservent leurs niveaux actuels.

Une hausse des taux est certainement programmée à long terme, en fait, pour continuer à attirer les investisseurs, l’obligation assimilable du trésor de la France devrait entrer en concurrence avec celles des pays de la zone Euro. Cela pourrait impacter négativement les taux d’intérêts de prêts immobiliers en France.

Ajoutez à cela le nouveau projet que souhaite mettre en place la banque de France ; la titrisation des prêts à l’habitat pourrait être un facteur aggravant.

Cette titrisation consiste à transformer les crédits immobiliers en produits financiers qui seraient ensuite vendus sur le marché financier. Or sur ce dernier, les investisseurs sont intéressés par les produits qui rapportent plus, c’est-à-dire, les produits à taux d’intérêt élevé.

Dans le contexte social actuel caractérisé par le chômage et par la stagnation des salaires, il serait dommage de rembourser un crédit souscrit à 4,50 % voir plus, quand les taux proposés aujourd’hui tournent autour de 3%. La solution passe généralement par le regroupement de crédits immobiliers.