Rachat et renégociation de crédit : retour à un rythme de croisière

Selon les récentes statiques de la banque de France, la part des rachats et de renégociations de prêt est tombée à 29,1 % des crédits accordés en mars 2016, contre 55 % en septembre 2015. Cependant, faut-il encore faire racheter ses encours ?

Rachat et renégociation de crédit : la production s’est nettement tarie

Contrairement à 2015 où la part des rachats et de renégociations de prêts représentaient plus de la moitié de la production de nouveaux financements, le flux de ces opérations bancaires a nettement diminué depuis fin 2015, c’est ce qu’indique la Banque de France dans son dernier rapport pourtant sur le mois de mars.

En mars, la part des rachats de créances dans la production totale de nouveaux prêts est tombée à 29,1 %, contre 35 % en décembre 2015 et janvier 2016.

Pour certains observateurs, cette nouvelle tendance est un retour à un rythme normal après une période où les demandes de rachat et de renégociation ont été particulièrement portées par la baisse des taux.

Au printemps 2015, les taux records ont créé des conditions inédites de financement et de nombreux emprunteurs en ont profité pour racheter ou renégocier leurs encours. Ces opérations ont ainsi représenté une part inédite de la production des nouveaux crédits.

Le nouveau record des taux va-t-il relancer les rachats de créances ?

Le mois dernier, pour la première fois, le taux moyen des crédits immobiliers sur 20 ans a passé le seuil symbolique des 2 %. Cependant, la tendance baissière concerne toutes les durées de prêt.

La moyenne affichée sur 15 ans est de 1,67 % en avril, soit une baisse de 0,18 point de base par rapport à mars. Sur les 20 ans, elle est tombée à 1,87 %, soit un recul de 0,2 point de base par rapport à mars. Sur les 25 ans, la moyenne affiche désormais 2,16 % en avril (-0,22 point de base).

Cependant, sous l’effet de nouveaux planchés, certains baromètres mensuels évoquent une reprise des opérations de regroupement et de renégociation de crédits depuis mi-avril, mais la production serait beaucoup moins importante que celle observée au printemps 2015.

Les principaux réseaux d’intermédiaires bancaires prévoient aussi de nouvelles hausses du flux de ces opérations de banque dans les semaines et mois à venir.

Regroupement ou renégociation de prêts : il n’est pas trop tard

A ce jour, les différentes études montrent que la quasi-totalité des banques ont revu à la baisse leurs taux d’intérêt et assoupli leurs critères d’octroi. Résultat, les records de 2015 ont été nettement battus.

Cependant, si les banques ont pu durcir les critères pour les projets de rachat de créances fin 2015 en appliquant des taux d’emprunt plus importants, il faut savoir qu’elles ont changé de stratégie en 2016.

Désormais, ceux qui achètent et ceux qui ont opté pour le regroupement de prêts, peuvent prétendre aux même conditions de financement. Autrement dit, les banques proposent les taux appliqués aux nouveaux clients à ceux qui souhaitent racheter leurs encours.

Les conditions particulièrement attractives de ce printemps offrent une nouvelle opportunité pour les retardataires et pour ceux qui hésitent encore.

A ce jour, il n’est pas trop tard pour faire un regroupement de crédits, loin de là. Les grandes banques indiquent même avoir encore de nombreux crédits potentiellement éligibles à ces opérations de banque.